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 I'm a tiger again Δ (Dash)

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MessageSujet: I'm a tiger again Δ (Dash)   Mar 13 Mar - 22:01

Drop all the pills Doctor told us to take. They say we're dreaming, but I swear we're awake.Are you sticking around? - Je me sentais crade, presque aussi infecté que les roues de mon skate qui tenaient par deux bouts de scotchs et que je devais remplacer depuis plusieurs mois. J'expulsai dans un long filet de bave entre mes sneakers ce liquide blanchâtre. Ce goût amer de foutre me retournait l'estomac, autant que le sourire amusé du nigga' que je venais de vider. Tout me donnait envie de repeindre mes chaussures avec mon dernier petit déj' : cette ruelle glauque entrain de se faire dévorer par la nuit. L'odeur de chien crevé derrière une poubelle ou encore celle d'une pute venue se soulager. Et finalement, c'est moi qui me donnait envie le plus de vomir ici. Je noyai mon regard dans cette flaque informe entre grumeaux et pisse, comme si je m’attendais à avoir l’illumination. Je ne m'étais jamais posé de questions depuis cette agression. Je surfais ma vague comme j'aimais si souvent l'affirmer. Mon frère disait que j'avais le cerveau aussi vide que le cul d'une blanche. Il avait peut-être raison ? Ma vie je l'avais toujours aimé ainsi : faire ce que j'avais envie de faire quand j'en avais envie. Jamais me poser de question, mon frère ! Mais ce soir, cette liberté avait un tout autre goût et je ne parlais pas de la queue dégueulasse que je venais de foutre au fond de mon gosier. Mais, qu'est ce je foutais, j'étais plus intelligent que cela ? Le faire sans capotes, putain, je cherchais à crever ? Déjà, je faisais n'importe quoi depuis que Dash avait sauvé mon petit cul d'un défonçage en règle. Je ne pouvais pas me défaire des mes cauchemars : Mes hurlements, leurs rires de démons, leurs mains entrain de me défaire mon baggy et mon visage plaqué comme une chienne sur le bitume. C'était con, mais j'avais toujours trouvé cela fun de satisfaire tous ces mecs qui affirment ne bouffer que de la pussy. Je pensais avoir le pouvoir, être protégé par...Je ne sais pas. Je pensais être indestructible, mais je l'étais pas. Alors, c'est peut-être pour cela que j'étais encore ici ce soir : pour me punir. « Il m'avait prévenu, tu as une vraie bonne bouche de tepu, bro' ! Tiens, tu donneras cela à Dash, il comprendra.» Mon visage s'illumina et je moquai bien de cette liasse de biftons qui se faufilèrent dans la poche avant de mon jean. Je n'avais pas de nouvelle de Dash depuis des jours et j'avais déjà imaginé le pire pour lui. Je l'avais cherché partout car il était mon pote, il m'avait sauvé la vie et...J'étais complétement raide dingue de ce bâtard. C'était incontrôlable, j'étais fou de lui, il provoquait des choses en moi que je n'avais jamais ressenti, ou ce genre de connerie, quoi ! J'attrapais mon voisin par le collet même s'il était deux fois plus grand que moi et je le forçais cette fois-ci à cracher ce que je voulais entendre. «  Putain, dis-moi où il est !» J'ai ensuite roulé à tombeau ouvert sur ma planche jusqu'au croisement qu'il m'avait désigné. Putain, j'ai pas été déçu. Je l'ai d'abord pas reconnu. J'ai freiné avec ma planche à une dizaine de mètres de lui. Je l'avais vu dans des sales états, mais là je ne savais même pas si nous étions encore sur la même planète ? Je m'approchai entre les putes, les macs et les dealers, ne pourtant aucune importance à leurs remarques, questions ou autres. Mon monde dans son ensemble venait de s'arrêter et c'était sur Dash, et rien que lui. Je m'approchai suffisamment pour tendre une main pour remettre en place une de ses mèches rebelles. Je collai mon front au sien comme s'il n'y plus que nous dans ce monde pourri. « Dash ? Tu es là, mon pote ?» Je posai une main sur son torse brûlant et je vous jure que si j'avais pu chialer comme une gonzesse, je l'aurais fait. Je détestais quand il était dans ses états, cela me brisait le cœur. Puis, j'ai plongé une main dans mon jean et j'ai fait tourner les biftons devant ses yeux. Je sais pas ce que je cherchais. Peut-être attirer son attention ? Chez certains c'est l'appel du ventre, je savais que chez mon pote c'était l'appel du fric. « Regarde, c'est Cole qui m'a donné ça pour toi. Il m'a dit que tu comprendrais.»


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Francis Washington

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MessageSujet: Re: I'm a tiger again Δ (Dash)   Mer 14 Mar - 0:04

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L'enfer est sur cette terre et je me trouve dans l'épicentre, dans une rue pourrie et puante, dont les bâtiments dégoulinent d'urine et crasse. J'esquive l'entourage louche qui se trouve dans les environs, les putes, macros et déchets de la nature n'ont jamais vraiment été mes potos. Y’avait même pas de jeu ce soir, même pas d’enjeux. Malgré mes airs niais, je savais exactement ce qu’on attendait de moi, je savais exactement ce qu’on pensait de moi. J'étais cette petite lopette qui suce certains soirs des mecs pour soulager ses dettes, ou se faire filer de la drogue pour avoir sa dose. Quoiqu'il arrive, j'étais invisible, comme je l'avais toujours été, et comme je le serais toujours. Presque tout le monde sur cette terre se moque de savoir ce qui peut se passer de ma personne, et je le mérite surement. J’ai déjà envie de m’étouffer de mes propres mains. Je rentre dans un bar du quartier, je devais rejoindre un mec que je pipe régulièrement pour avoir mes drugs. En 27 ans d’existence je ne me souvient pas une seule fois d’avoir prit une décision par moi-même, ça fait parti des choses qui ne resterons pas figées, je n'aurais surement jamais une partenaire que j'aurais choisit pour l'aimer. Je baiserais toujours par intérêt, pour faire profil à ma petite personne. Je suis un égoïste égocentrique, rien de bien glorieux.
Je retrouve ce fameux Dg mon fournisseur, il doit poireauter depuis vingt minutes. Vingt cinq minute dans ce bar miteux. C'était à tout cassé le temps que j'avais gaspiller. Et le temps que je gaspille avec ce mec, bah c'est de la drogue en moins au final. Je baisse les yeux sur le verre qu’on vient de nous servir, mais je n'ai pas le temps. Je l'avale cul-sec, prend Dg par le bras et file aux toilettes qui se trouve au fond de ce taudis. Entre l’urinoir et l'évier, je m'active à faire plaisir à cet homme qui est Dieu aujourd'hui à mes yeux. Il est l'homme qui va faire passer mon manque, qui va pouvoir me permettre d'oublier ma vie pourrie qui m'attend. Le monde est pourri, je pense qu'on est pas obligé d'en faire un dessin. Même un gosse de quatre ans peut le comprendre si il a grandit à compton.
Pour preuve de mon obéissance programmée, je lève immédiatement la tête quand il me tend le sachet de poudre, sans prendre la peine de finir mes petites affaires. J'entre dans une des cabines, et me fout les doigts dans le fond de la gorge. Ce goût amer qu'est le sperme n'est pas pour moi. Je ne supporte pas cette texture gluante qui colle au fond du gosier. Mais ce sont les conséquences, et si le mec veut que tu avales, et bien tu obéis. Je sors des chiottes, et prend un chewing-gum à la menthe. La gerbe n'est pas mon délire. Sorti de cet endroit pourri, je file me trouver un coin tranquille pour me faire mes injections.
Les narines subtilement poudrées, troué par l'aiguille de ma seringue, un join aux lèvres; je me laisse aller contre le mur humide. Je commence à avoir chaud, et décide d'enlever mon t-shirt laissant apparaitre mes nombreux tatouages qui faisaient d'antan ma fierté, le mec dur qui n'a pas mal à se faire tatouer. Montrer que j'étais de ces types, des dur à cuire. Alors qu'au final, je suis une catin qui suce pour de la dope. Une pute passe devant mon trip, je laisse mon regard se balader au loin elle m'importe peu. Je vois des éléphants bleus avec des ailes se la jouant à la redbull, car redbull donne des ailes. Les personnes qui me croisent ne possède plus de visages ou alors celui de mon fucking father. J'ai l'impression que ma tête est collé au mur tellement il est difficile de la soulever. Je ne comprend plus trop ce qui se passe. Un gonze me croise et me pisse dessus. Je sens le liquide ambré chaud me ruisseler sur le corps. Ce monde est à gerber. Finalement, je m'endors.
« Regarde, c'est Cole qui m'a donné ça pour toi. Il m'a dit que tu comprendrais.» je reconnais cette voix, elle m'est familière. Ce mec, ce petit bouffon qui me suit comme une ombre, celui que j'ai voulu protéger et que je m'en suis pris plein le cul (ceci n'étant pas une image). Ce petit merdeux qui m'a aidé à effacer une dette. Je ne m'accroche pas au gens, mais est-ce son coté bon qui déteint sur moi ou l’envie sincère de faire quelque chose de mon plein gré? je ne sais pas. Mais comme un appel à l'argent, j'ouvre mes yeux. Des bouts de papiers vert virevoltent devant mes pupilles qui se dilatent. Je ne capte absolument rien à ce qu'il se passe. De la gerbe à quelques centimètre de moi, ainsi que collé à mon visage. Je me répugne, je me sens sale. shame on me. Mon froc baisé au cheville, mon caleçon bizarrement positionné. Je m'adosse au mur en essayant de reprendre mes esprits, secouant la tête comme si par miracle toutes mes idées vont se remettre en place, au lieu de ça, je me retrouve avec un mal de crâne bien hard.
Après quelques minutes à reprendre mes esprits, j'observe enfin ce petit bonhomme blond qui doit s’inquiéter. Je colle mon front au sien pour sentir qu'il est bien réel. Je place ma main sur sa nuque pour ne pas qu'il m'abandonne, qui soit ce quelqu'un a qui je peux me raccrocher pour que je reste dans la réalité. Puis je comprends ce qu'il a fait pour avoir ses biftons, on visage toujours à minimes distance du sien.« Ne... Ne me dit pas que tu as encore sucer un type.» j'ai la bouche pâteuse comme une énorme cuite à la tequila, ou un passage à tabac. Dans un ultime effort, me battant contre les courbatures je prends une clope dans le paquet qui traîne, et l'allume. «Il faut que tu arrêtes. Tu as bien vu où cela nous a menés la dernière fois. Pour ma part man, je peux continuer, je suis un déchet mais ça sert à mon intérêt. Toi, dis moi, tu fais ça pour quoi? Le plaisir? Les tunes? Sachant que tu me les donnes. Dis moi, ok?»


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MessageSujet: Re: I'm a tiger again Δ (Dash)   Mer 14 Mar - 10:17

J'en avais vu des choses à vous en faire bruler la rétine. Mon âme se jouait peut-être innocente, mais mes yeux ne l'étaient plus depuis longtemps. J'avais vu l'horreur de cette ville qui vous dévorait comme un monstre assoiffé de sexe et de sang. Voir le crâne d'un frère de cœur se faire exploser par un gunn et un bout de cervelle finir sur votre gueule, tout cela car il avait tringlé la mauvaise fille. J'avais vu des pauvres bécasses des beaux quartiers pensant trouver le fun et l'interdit en quittant papa et maman pour la nuit. Mais, la brutalité de la réalité était beaucoup plus dégueulasse et elles finissaient par se faire défoncer par tous les troues par un gang entier. Je vous laisse imaginer qu'il ne restait pas grand chose de ces filles à remettre à leurs familles, parfois simplement un sac et une chaussure. Je savais, mais j'avais jamais voulu l'accepter. Je vivais dans mon monde où tout le monde pisse des arc-en-ciels. Mais, là, voir Dash dans cet état pitoyable, c'était comme si tout venait de se briser, tout m'éjaculait à la gueule comme une gâterie qui se passerait mal. Cette drogue qui avait prise possession de son corps comme de son esprit. Il ne ressemblait plus en rien au mec que je pouvais vénérer du soir au matin. C'était plus qu'un cadavre en sursit qui semblait attendre la mort comme seul salut. Cette odeur de pisse qui me désinfectait les narines et qui venait de mon pote. Est-ce qu'il s'était fait sur lui ou il était tellement défoncé qu'il avait laissé un clochard lui pisser dessus ? Je devrais être écœuré, je le sais – et je le suis d'une certaine manière, mais j'ai pas envie d'écouter mon estomac ici. Je ravale cette bile et j'essaye d'être ici aussi rude et endurant que tout les bling-bling autour du cou des racailles qui zonent à nos cotées dans leurs caisses pimper à mort. Je pose ma main sur sa joue et je vais chasser d'un coup de pouce cette gerbe qui me donne en rien envie de sourire. Je secoue ma main comme un débile profond un peu plus loin sur le trottoir pour chasser tout cela. Je regarde Dash avec plus d'intensité, j'ai envie de le prendre dans mes bras, de le secourir, de l'emmener loin de tout cela. Je sais que j'en ai pas la force, ni le pouvoir.  Vous avez vu ma carrure de crevette ? Mais, c'est ce qui rends mon souhait encore plus fort et désespéré. Alors, je fais ce que je peux avec mes maigres forces. Je supporte pas de le voir débraillé ainsi, n'importe qui pourrait venir le saigner ou d'autres trucs dégueulasses. Quand on vient d'un quartier où on a déjà vu un mec se taper un rottweiler, sincèrement on a pas envie de laisser un pote ici et dans cet état. Putain, son caleçon est tellement baissé que tout le monde peut voir le début de sa teub. Je lâche une moue de dépit et je m'occupe de remonter son calbut. Je m'occupe aussi de son pantalon et je ferme comme je peux ses boutons. Je dois m'y reprendre à plusieurs fois, bref, c'est galère. Mais, j'ai la force du tigre en moi, cela gronde et je laisserais pas Dash comme ça. Je le supporterais pas.
Je vois que ma petite technique semble faire son effet. J'ai envie de laisser apparaître mon premier sourire car sentir sa peau, front contre front, cela me fait un truc aux viscères, un truc de dingue. Je me fou complétement du reste alors, les odeurs de pisse, de sueur et des autres. Toutefois, je déchante vite alors qu'il s'adresse enfin à moi, ma main arborant toujours le fric. « Ne... Ne me dit pas que tu as encore sucer un type.»
Je me recule légèrement, dubitatif. J'ai envie de lui répondre : «  Mais, quel est le rapport ? » J'ai jamais demandé de fric pour ce que je faisais et je pense pas le demander un jour. Pourquoi ? Car, ce jour là j'aurais l'impression d'être une pute. Cependant, Dash allait bientôt briser mes derniers mensonges envers moi-même. «Il faut que tu arrêtes. Tu as bien vu où cela nous a menés la dernière fois. Pour ma part man, je peux continuer, je suis un déchet mais ça sert à mon intérêt. Toi, dis moi, tu fais ça pour quoi? Le plaisir? Les tunes? Sachant que tu me les donnes. Dis moi, ok?» Ding-Ding ! Je pouvais officiellement plus vivre dans mon monde où les bisounours s'enculaient joyeusement. Je le regardais allumer sa clope et je me sentais de plus en plus mal. Je venais de tout réaliser. Je me sentais comme violé, je tombais les genoux à terre, une main serrant mon pauvre débardeur. Je serrais avec colère les billets dans le creux de ma paume. « Et, tu me le dis maintenant ? Comme ça...Après, que tu as dû te faire pas mal de fric sur mon dos ? Cela a dû être bien drôle pour toi, tout cela ? Ça va, je t'ai bien rapporté ? Quel con, j'ai été... » Je crois que l'amertume venait de remplacer le goût amer de fin de foutre qui se baladait encore dans ma bouche. Toutefois, j'étais même pas en colère. Comment pouvais-je l'être, j'avais une loque devant moi ? Je savais que Dash n'en avait rien à foutre de ma gueule, cela ne m'avait jamais dérangé jusqu'à maintenant, alors pourquoi ce soir il en serait autrement ? Je voulais toujours le sortir de là. Je remontai sur mes jambes et d'une main je lui tendis tout en lui ajoutant les yeux dans les yeux. « Allez, viens, tu pues la pisse, il faut te décrasser. Il y a un snack pas loin et leurs toilettes sont pas dégueu'. Si tu veux encore tapiner ce soir, il faut t'arranger un peu...Et, c'est moi qui paye !» Je rangeai les beaux billets verts dans ma poche. Je pensai que l'appel du fric me donnerait un peu de pouvoir sur lui, car je voyais pas comment le faire bouger autrement.



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MessageSujet: Re: I'm a tiger again Δ (Dash)   Mer 14 Mar - 11:25

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Un appel au secours qui restera sans doute sans réponse. L’étendue bleu est objectivement connue ; mais, l’est-elle subjectivement ? Si je sautais du pont, ne rencontrerais-je que l’eau, où pourrais-je obtenir la liberté ? Ce n’était même pas des pulsions suicidaire, ce n’était pas non plus un appel au secours désespéré, c'était pour sentir cet adréaline, celle que je suis encore en vie. Je tire une latte, m'enfonçant encore un peu plus sur ce mur, ma stabilité physique ainsi que psychologique n'étant pas totalement révenu. Le gamin devant mes yeux rayonnait de colère, il n'avait pas dû apprécier ma franchise, mon indifférence à son égard. J’en ai rien à foutre des gens autour. J’en ai rien à foutre de tout. Malgré ça, ce bonhomme reste là dans mon sillage, avec son allure de crevette, et son air contrarié. « Et, tu me le dis maintenant ? Comme ça...Après, que tu as dû te faire pas mal de fric sur mon dos ? Cela a dû être bien drôle pour toi, tout cela ? Ça va, je t'ai bien rapporté ? Quel con, j'ai été... » Ses paroles atterissait dans ma face, tels des cailloux en plein dans ma gueule. Une violence pour moi qui ne connaissait pas Baccy' dans cet état. Je ne comprend pas pourquoi il m'importe, communément je me fous des gens, je suis à la limite de l'arrogance avec eux. Or lui, je ne sais pas. « Ne parle pas comme ça. Je suis un trou du cul, à coté de moi, tu es un ange. Et réveil toi, nous ne sommes pas dans les dessins animés de ta jeunesse, foetus. Et si tu veux le fric, je peux te le rendre. Ce que je veux te faire comprendre, c'est que chaque chose à un prix, et sucer pour sucer... hmmm... Laisse tomber. Je préfère juste que tu arrêtes, ce n'est pas une histoire de fric. J'essaie de te préserver, éviter de devenir comme moi. Regarde moi mec! » Je tire une nouvelle latte sur ma cigarette, mes poumons s'emplissent de la délicieuse fumée qui nourrit mon cancer. Je récupère mon t-shirt, mais à sa vue je le jette loin de moi. Un clochard ayant du se torcher le cul avec tellement la crasse était inscruté dans la maille. Et puis cette odeur d'urine pas fraîche, de transpiration: je pue! mon estomac au bord des lèvres, je prend sur moi pour empêcher de vider mes boyaux dans la ruelle. Je suis pâle comme un linge, je discerne les gouttes de sueur couler le long de mon échine, mon poil se hérisse quand je sens l'air frais qui parcourt le pavé. « Allez, viens, tu pues la pisse, il faut te décrasser. Il y a un snack pas loin et leurs toilettes sont pas dégueu'. Si tu veux encore tapiner ce soir, il faut t'arranger un peu...Et, c'est moi qui paye !» le gamin me tend la main, tel un enfant perdu je lève mes yeux vers lui comme si je venais de voir le messie. Il était costaud. Il voulait m'aider, je profitais de sa jeunesse, de sa bouche adroite pour obtenir des tunes. Et cet avorton est toujours prêt à me venir en aide. Qu'est-ce qu'il pourrait y gagner, de l'amour? Il ne faut pas se voiler la face, l'homosexualité dans les quartiers? Autant se tirer une balle dans la tête, cette mort serait plus savoureuse qu'un passage à tabac avec moultes bites qui t'enfile, jusqu'à ce que mort s'ensuive. Aujourd'hui, baccy' est la personne que j'aime le plus sur cette terre. Ai-je raison? Surement. Il est là à vouloir m'aider malgré les crasses que j'ai pu lui faire. Je le déteste pour sa gentillesse, mais l'aime pour ce qu'il représente. J'attrape sa main, et réussit à me maintenir sur mes deux jambes. En essayant d'aligner un pas devant l'autre, je me casse la gueule comme une poufiasse avec quatre grammes dans chaque poche installé sur des talons aiguilles de dix centimètres. Ne possédant aucunes forces me permettant d'être vraiment stable, je place un bras sur les épaules de mon pote. Dans quelques années en admettant que j'y survive, je l'épouserais. Je lui doit bien ça. « Si tu veux, morveux. J'ai pas la force de résister là maintenant. Par contre, passe au clothes mag' j'ai besoin que tu me prennes de nouvelles fringues, et un boxer. Toi-même tu sais, on ne peut pas faire le tapin ainsi. Et ce soir, je dois retrouver l'oncle fuck, tu sais. » L'oncle fuck. Son nom n'est pas un hasard, c'est le seul blacko qui me défonce le cul une fois par semaine, le jeudi à 20h15 précise. Je lui dois environ 5000$, et quand je sors je marche en canard. Ce fils de pute ne cherche pas à comprendre. Le hic est que je ne lui ai jamais dit pour ma maladie. Bien fait pour sa gueule, il cherche à me prendre à sec. Moi, je le baise.
Nous arrivons devant le magasin de fringues, mais vu mon état le patron ne voudra jamais que je pose un pied dans sa boutique merdique. Aucun bifton dans les poches, je glisse ma main dans la poche du blondinet pour prendre les billets verts que j'avais aperçu plus tôt. Un sourire figé sur la bouche, un air de chien battu, quelques billets tendus dans sa direction. « Prends moi des fringues, stp'! Doc ne voudra jamais que je rentre ainsi. Achète moi des trucs sympa, pas des fringues de minettes. Et surtout, oublie pas le caleçon. J'ai pas envie de me balader les couilles à l'air.» Et j'oubliais. « Promis, je te rendrais les tunes demain.» Je lâche mon étreinte sur lui, pour m'adosser contre le mur de la boutique. Je tire un join de mon paquet, et le glisse à ma bouche. Le spif s'embrase, la drogue commence à se dissiper dans mon corps, mes pupilles se dilatent.


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MessageSujet: Re: I'm a tiger again Δ (Dash)   Mer 14 Mar - 21:38

Je me perds dans cette fraise incandescente aux bords de ses lèvres. Je suis comme elle, j'ai l'impression de me consumer à chaque nouvelle respiration. Moi, tout ce que je voulais, c'était être prêt de lui. Je me foutais bien du mec que je pouvais soulager. Je pensais qu'en devenant comme lui, nous pourrions nous rapprocher. Ouais, quel con...« Ne parle pas comme ça. Je suis un trou du cul, à coté de moi, tu es un ange. Et réveil toi, nous ne sommes pas dans les dessins animés de ta jeunesse, foetus. Et si tu veux le fric, je peux te le rendre. Ce que je veux te faire comprendre, c'est que chaque chose à un prix, et sucer pour sucer... hmmm... Laisse tomber. Je préfère juste que tu arrêtes, ce n'est pas une histoire de fric. J'essaie de te préserver, éviter de devenir comme moi. Regarde moi mec! » Je le regarde, je ne regarde que lui. Je sais que pour un autre regard, il n'est plus qu'une raclure de drogué, au corps couvert de ses vices et ceux de ses clients. Mon œil, lui, le trouve magnifique et pourtant j'ai compté ses bleus, les coups et autres coupures. Son corps est un champ de bataille, mais moi je m'en fou de tout ça. Je le fixe avec les yeux qui flamboient de toutes ces lumières de cette ville qui ne dort jamais car je le trouve tout simplement beau. « Je suis pas un ange. Tu ne m'as pas mis de couteau sous la gorge. Je suis venu de mon plein gré. J'ai fait le con et maintenant je vais arrêter de déconner. Mais, si j'arrête...Cela veut dire qu'on se verra plus ? » Je pense que j'avais déjà ma réponse, mais je voulais croire que je pourrais encore avoir un peu d'importance dans sa vie en arrêtant de me taper des queues. Je l'aidais à se lever et surtout à se maintenir debout, heureusement ma fidèle planche était là pour nous aider dans notre périple. Je voulais l'aider à retrouver un peu d'estime de lui, qu'il retrouve une apparence potable, peut-être lui manger quelque chose ? Je ne supportais pas de voir qu'il est perdu tout espoir. Pour moi, si j'avais pu, je lui aurais donné le monde entier. « Si tu veux, morveux. J'ai pas la force de résister là maintenant. Par contre, passe au clothes mag' j'ai besoin que tu me prennes de nouvelles fringues, et un boxer. Toi-même tu sais, on ne peut pas faire le tapin ainsi. Et ce soir, je dois retrouver l'oncle fuck, tu sais. » Mon épaule pour le soutenir, je le forçais à poser ses jambes sur ma planche. Pour le reste, qu'il me laisse faire, j'allais nous diriger. Même si, rien que l’appellation de ce mec qui allait le baiser tout à l'heure me donnait la gerbe.  « Ouais, on est Jeudi... » Je n'avais plus aucune expression sur mon visage, comme si on m'avait tout volé. Je ne pouvais encaisser qu'il s'inflige ça juste car il devait du fric à un gars. C'était pas de la jalousie ou une merde de ce genre. J'avais été là tout ses jeudis après coup et j'avais qu'une chose à dire : c'était pas beau à voir.
On arrive devant la friperie et je tire soudainement la tronche ou plutôt une moue d'un gamin qui n'aime pas qu'on plonge dans son futal sans l'avertir. Surtout, quand c'est l'homme sur lequel je ne peux pas m'empêcher chaque soir de me soulager dans ma caboche de pervers. Je retiens ma respiration. Je deviens aussi gêné qu'une marie couche-toi-là. Non, cela c'est pas le fric que tu touches, c'est mon engin, bro...Mais je ne dis rien et je lui laisse les beaux billets verts. « Prends moi des fringues, stp'! Doc ne voudra jamais que je rentre ainsi. Achète moi des trucs sympa, pas des fringues de minettes. Et surtout, oublie pas le caleçon. J'ai pas envie de me balader les couilles à l'air.(...) Promis, je te rendrais les tunes demain.» J'essaye de retrouver ma constance alors je joue les durs et je gonfle le torse. Je dépose ma planche à ses pieds et avant de disparaitre dans la boutique, je lui adresse un dernier regard tout en levant mon majeur en sa direction. « Je sais encore acheter des fringues...Et, pour le fric, tu me dois rien. Tu vois, tout n'a pas un prix dans la vie !? Allez, fume ta clope et profite de ma gentillesse. » Dans la boutique, je vais droit au but, je suis pas du genre fashion, comme une tornade je lui prends de quoi couvrir son petit cul : un jean délavé, un tee-shirt rayé avec un col  en v, un caleçon noir et une paire de chaussettes assorties. Je me surprends même pas de connaître sa taille et ses mensurations. Je paye et je déguerpis, rien à faire de plus dans cette boutique de blaireau. Je retrouve mon pote, ma planche et je l'aide à me suivre jusqu'aux toilettes du snack qui sont à l'extérieur. Je vous laisse imaginer l'état pitoyable des latrines. Mes pompes trempent dans de l'eau ou de l'urine, je ne sais pas, bref le paradis sur terre. Je pose mon ami entre le séchoir à main et le lavabo. « Allez ne bouge pas, c'est beau de changer de fringue, mais si tu es couvert de pisse cela sert à rien. » Je ramasse du papier que je mixe avec du savon et de l'eau, c'est que j'ai l'habitude de ce petit rituel avant de rentrer chez moi, surtout pour pas que ma famille se doute de mes activités. Dans un geste qui me semble si naturel, je commence à tamponner le torse de Dash. J'essaye de rester naturel, mais mon corps s'emballe. Je sens mes joues devenir aussi rouges que mes snickers, comme si une fièvre violente venait de me toucher. Je finis pas aller croiser son regard, celui que j'essayais de fuir jusqu'à maintenant. Ma future question est simple et pourtant je déglutis avant de la lâcher. « Et, si tu n'y allais pas ce soir, voir ce mec ? Tu penses qu'il laisserait ton cul tranquille pour combien ? » Ma main s'était arrêtée, mais elle reprend car elle a du travail.



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MessageSujet: Re: I'm a tiger again Δ (Dash)   Dim 18 Mar - 13:37

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Malgré ses air de gamin ce môme était un dur à cuire, enfant surprotégé, il arrive à me contrôler me faire avancer. C’est vrai que dans l’état où je me trouve, ce n’est pas compliqué. Mais aucune autre personne sur cette terre n’aurait réussi à me faire un doigt d’honneur, sans se prendre un pain. Aucun autre mec n’aurait pu me déshabiller, sauf les gros bras à qui je dois du fric. Mon pote rougit au toucher de ma peau. Ses joues s’empourprent, détournant le regard de peur que je le mange. Mais le doute s’installe en moi, telle une évidence. Et si ce gamin, mon ami, avait une attirance envers moi. Je savais qu’il suçait des mecs pour le plaisir, ce n’était pas une nouvelle. Je connaissais ses tendances bisexuelles. Mais je me moque des gens, je ne m’intéresse pas à eux. Je ne me suis jamais intéressé à lui en fait, le voyant juste comme un petit chien qui me suit. Mais aujourd’hui, je l’apprécie comme si il avait une influence positive sur moi. Je l’apprécie pour ce qu’il est, mais aussi pour ce qu’il fait pour moi. « Et, si tu n'y allais pas ce soir, voir ce mec ? Tu penses qu'il laisserait ton cul tranquille pour combien ? » Ces gestes s’arrêtent, puis reprennent de plus belle. Je suis sale, crade, j’hésite presque à me regarder dans le miroir brisé qui se trouve à mes côtés. Je ne pouvais pas louper le rendez-vous de ce soir. Car alors, l’état dans lequel je me trouvais actuellement ne serait rien comparé à ce que me ferait ce type. Je serais surement crucifié sur une croix, à poil, un god dans le cul, le sourire de l’ange et une balle dans la tête. Et même si je ne tiens pas à la vie, je ne voulais pas mourir ainsi. Donc je préfère me faire prendre le cul, prend sur moi, et me dire que le lendemain ira mieux. Malgré que ce n’est jamais vrai ! Je croise le regard de baccy, putain ce mec est beau quand même. Je lui prends son bras qui me parcourt le corps. Chacun de ses contacts m'hérissent le poil. Et je ne comprends pas. Je ne l’aime pas, ce n’est pas de l’amour. Mais à l’instant, j’avais une envie, son envie, celle de l’embrasser. Et avant de me rendre compte de ce que je fais, mes lèvres sont déjà posées sur les siennes. Je me laisse emporter par cette sensation agréable, celle d’embrasser une bonne personne, une personne de douce. Et surtout, pour qu’il arrête de s’inquiéter et d’essayer de trouver une solution. Je ne le mérite pas. « Tu sais bien comment je finirais si je n’y vais pas. Ce n’est même plus une histoire de fric, je suis devenu son vide couille, sa pute. Il n’y a rien que je peux faire, sauf le tuer peut-être. » En prononçant ces mots, je me dis que ce serait une bonne idée de le tuer. Ce mec n’est rien au fond, il ne fait pas parti d’un gang. Ne possède pas de famille. Il vit seul reclus dans sa vieille baraque en tôle ondulée, en me demandant presque comment il peut avoir autant de tunes. Le plan se met en place dans ma tête, me fournir une arme, la planquer sur moi, le buter quand le mec est le plus vulnérable. Mais pas ce soir, impossible. Or la semaine prochaine, je peux le faire. Sans en parler à personne, même pas à baccy’. Il ne devra pas être mêlé à cette histoire. Il est beaucoup trop jeune. La semaine prochaine, je me répète dans ma tête pour me convaincre que cette pensée est la bonne, et me dire que j’ai ainsi le temps de prendre mes dispositions. Je vois le blond devant mes yeux me regarder, et je crois comprendre son idée. Surement la même que celle que j’ai en ce moment. « N’y pense même pas gamin ! » Je me laisse aller contre le mur, et rallume une clope. J’étais toujours dans un état pitoyable, couvert de merde et de pisse, à poil dans des toilettes douteuses en train de me faire laver par mon pote. Imaginez la scène. Mais je me laisse faire, je n’ai pas le courage de résister.


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MessageSujet: Re: I'm a tiger again Δ (Dash)   Dim 18 Mar - 18:09

Oui, je m’inquiète pour lui. C'est viscéral. Je n'ai aucun pouvoir sur cette part de mon âme qui est amarrée à ce mec qui se sous estime toujours alors qu'il est comme le messie pour moi. Pendant un instant, je me vois, ma main nettoyant Dash, comme une marie madeleine offrant une ablution à Jésus. J'ai pas envie qu'il aille voir ce mec. Je lui fais savoir par quelques détours. Je veux pas qu'il souffre, même si je sais pas que si c'est pas lui qui le défoncera ce soir, cela sera un autre. Mes yeux se font plus doux que mes gestes, cela m'électrise toujours autant sa peau et ses contours. Je suis loin dans mes pensées quand il m'attire à lui et sans que je demande rien, je profite des ses lèvres amochées contre les miennes. Je me demande ce que j'ai fait ? Est-ce que j'étais entrain de rêver ? Je réponds à son baiser assez gauchement comme si cela avait mon premier – car effectivement c'est mon premier baiser avec un autre homme. J'en ai sucé et branlé des queues, mais cet acte de tendresse entre deux hommes je ne connaissais pas. Alors, je reste bouche fermée comme une jeune pucelle lors de son premier rendez-vous. « Tu sais bien comment je finirais si je n’y vais pas. Ce n’est même plus une histoire de fric, je suis devenu son vide couille, sa pute. Il n’y a rien que je peux faire, sauf le tuer peut-être. » Je me doutais qu'il allait me répondre cela. Alors, je me mets à réfléchir alors que dans ma gaucherie légendaire j'ai laissé tomber mon bout de savon à mes pieds. Je le ramasse rapide et j'essaye de cacher mon profond agacement envers moi-même. Il m'avait embrassé. Je suppose qu'il voulait me remercier de ma gentillesse ? Et, moi j'avais réagi comme un con ! Alors, j'essaye de me reprendre en osant les épaules et continuant ma tache avec encore plus d'application. Je m'en vais nettoyer son visage et en frottant ses joues, je m'arrête.  « Tu sais, tu n'as pas à me remercier. Je veux tout simplement que tu n'ailles pas voir cet enfoiré. » Mes yeux s'illuminent de cette rage et cette passion que je dois à cette adolescence que je n'ai pas encore quitté complétement. Je crois qu'il a comprit et que je n'ai pas besoin d'en dire plus. « N’y pense même pas gamin ! » J'essore mon bout de papier et j'essaye de lui faire comprendre par cet éclat qui s'installe au fond de ma rétine que c'est peut-être la seule solution. Je n'ai jamais tué personne, mais je pouvais aller en enfer pour Dash et il n'aurait rien à me demander. J'étais à ce point dépendant.  « Réfléchie...Tu y vas pour te payer ta dette. Je détourne son attention et tu le finis. Après, je n'ai plus qu'à demander à mon frère de s'occuper du corps. » Je laisse allumer sa clope et moi je m'occupe de baisser son futal. C'est pas la première fois que je lave son cul, je devrais pas être gêner. Pourtant, j'ai toujours cette chaleur qui m’enserre la gorge. Je fais mine de rien et je m'agenouille pour décrasser sa queue. Je vous laisse imaginer tout les imagines qui défilent en tête malgré sa séropositivité. Je déglutis et j'essaye de reprendre où je m'étais arrêté. « J'aurais qu'à lui dire qu'il a essayé de me violer et que tu as voulu me défendre. Cela serait simple...Sauf, qu'il faudra me défoncer un peu la gueule pour rendre cela plus crédible...Je veux que tu saches que je serrais toujours là pour toi . » Je remonte brusquement, déposant mon morceau de papier dans l'évier et je vais prendre son visage dans mes deux mains. Je veux ma revanche. Je veux montrer à Dash tout ce qu'il symbolise pour moi. J'attendais que sa fraise s'éloigne de sa bouche et je coulais contre sur ses lèvres en me mettant sur la pointe des pieds. Je ne fais plus qu'un avec la fumée de sa cloque qui passe à travers moi et qui fait son chemin jusqu'à mes poumons. Je me collai à lui, me moquant de la pisse, de la crasse et tout ce que je n'arrivai pas à identifier sur son torse. Je m’insérai en lui malgré ma taille de lilliputien. Je voulais apporter un peu de ma chaleur, un peu de ma chaleur pour la seule personne pour laquelle je pouvais mourir sur l'instant si elle me le demandait.



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MessageSujet: Re: I'm a tiger again Δ (Dash)   Dim 18 Mar - 19:16

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Ce mec pensait pour moi, il était capable de faire l’irréparable pour pouvoir m’en sortir. Est-ce un rêve, une hallucination provoqué par les nombre de drogue sans nom que je m’injecte ? Ou alors juste la réalité d’un gamin amouraché d’un homme qui est devenu un débris au fil des années. Les questions se bousculent dans ma tête pour essayer de savoir si je capte bien tout ce qui se passe autour de moi. Suis-je vraiment là, dans des toilettes misérables dans un quartier qui craint ? « J'aurais qu'à lui dire qu'il a essayé de me violer et que tu as voulu me défendre. Cela serait simple...Sauf, qu'il faudra me défoncer un peu la gueule pour rendre cela plus crédible...Je veux que tu saches que je serais toujours là pour toi. » Il avait un plan, un bon plan. Mais est-ce que j’étais capable de le faire rentrer là-dedans. Depuis le début, je me dis qu’il ne doit pas être mêlé à cette histoire. Putain, il a dix-neuf piges quoi. Il ne mérite pas de s’inquiéter pour moi, il ne doit pas se faire tuer pour moi. Et puis, son plan est un peu problématique. Lui faire quelques bosses, mais il croit quoi. Que je vais lui faire du mal pour faire avaler un mensonge à un blacko qui n’est pas dupe. Déjà la dernière fois que cette histoire de merde est arrivée, le petit a galéré pour expliquer pourquoi il était avec moi, et pourquoi il était dans cette merde. Je n’ai jamais vraiment eu de problème avec ce type, mais c’était une fois. Foutre une seconde fois son frère dans la merde, le mec il va penser quoi ? Que je suis un aimant à emmerde, et que j’entraine baccy’ dans le fond avec moi. J’éloigne ma clope de ma bouche, et sans même avoir le temps de recracher la fumer, le minus me prend la bouche. Et j’aime ça, ma queue se mettant au garde à vous quand il se colle à moi. Je sens sa chaleur, son empressement d’adolescent avec peu d’expérience. Mais il est là. Je le repousse gentiment. « Arrête. Je ne peux pas. Tu veux que je te tuméfie un peu pour faire gober un mensonge à ton frère. Et si ça foire, que je loupe le mec et que tu as une merde ? Je raconte quoi à ton frère ? Sorry man, je suis un crétin j’ai tué ton frère. Tu ne peux pas faire ça pour moi. Je m’inquiète pour toi. » Sans même réfléchir je venais de dire ouvertement que je tenais à une personne. Un être vivant. La dernière personne à qui je tenais sur cette terre était mon ancienne plante verte. Je suis un genre de Léon, pas de racine. J’ai toujours la gaule et ça me fout les boules. Le blondinet devant moi devait être heureux. Mais pourquoi je l’ai embrassé ? Shit. J’ouvre le robinet, et m’asperge le visage, puis entame le grand décrassage de mon corps défraichi. Je ne dis plus un mot, j’ai peur de faire une connerie. J’ai comme un poids sur mes épaules, celui de mon pote. Celui qui si il venait à lui arriver quelque chose, cela serait de ma faute. De la culpabilité. Un sentiment que je ne connaissais pas encore. C’est étrange, la vie est si fragile. Une erreur et en quelques secondes la vie peut nous quitter. Je prends les vêtements achetés plus tôt, et les enfile. Le pantalon est un peu grand, laissant apparaitre le boxer. Le t-shirt est vraiment cool, un peu large aussi dû à mon côté anorexique de drogué. Des cernes sous les yeux, les lèvres gercées, le teint blafard je ressemble beaucoup à un drogué en manque. Je ne veux pas prendre de responsabilité, si le gamin me suit, il aura choisi de lui-même. Je dépose un dernier baiser sur sa bouche. Et sort des chiottes. Qu’est-ce que je faisais ? Je me pose contre le mur, et allume encore une clope. Je veux savoir s’il a les couilles de ce qu’il vient de me dire.


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MessageSujet: Re: I'm a tiger again Δ (Dash)   Lun 19 Mar - 14:30

Maintenant que j'ai eu ses lèvres, je me demande vraiment ce que je suis entrain de foutre, bordel ? C'est qu'au fond de mes tripes, je me suis jamais senti pd, c'était pas un jugement de valeur. Tout le monde fait ce qu'il voulait avec son cul, mais moi je me voyais avec tout sauf avec un mec et pourtant j'étais là collé à sa bouche. Mon cœur serré comme dans un étau, alors que ma tripe déformait mon baggy au point de m'en faire gémir de douleur. J'avais jamais ressenti cela pour un homme. C'était à la fois terrifiant et terriblement grisant. Ma putain de caboche me hurlait de m'enfuir, mais mon corps semblait être arnaché au sien. J'aimais sentir sa gaule et je me pressais plus fort contre lui, comme si ma queue avait envie besoin de sentir la sienne. « Arrête. Je ne peux pas. Tu veux que je te tuméfie un peu pour faire gober un mensonge à ton frère. Et si ça foire, que je loupe le mec et que tu as une merde ? Je raconte quoi à ton frère ? Sorry man, je suis un crétin j’ai tué ton frère. Tu ne peux pas faire ça pour moi. Je m’inquiète pour toi. » Je m'étais figé, pendu à ses lèvres, bouche ouverte comme un connard de coyote devant les phares d'un camion. J'avais même pas voulu entendre le début de sa phrase, car dans ma tête j'avais pris ma décision, mais ce fut ses derniers mots qui me laissèrent sur le carreau. Moi, qui avait toujours du répondant, il venait de me couper la chique. Mon cœur s'était emballé et ne voulait plus reprendre sa course normale. Il tenait à moi. Je crois que c'était la plus belle chose qu'il pouvait me dire. Je reste silencieux et je le laisse se tourner vers le lavabo. Moi, j'ai besoin de pisser, ou plutôt de me débarrasser de cette putain de trique. Je me dirigeais vers les pissotières et je sortais la bête. Je sais que j'aurais dû dire quelque chose, mais c'était trop violent ce qui m'arrivait. Je commençais à penser à des trucs de midinette et cela me cassait les couilles : Alors, il a peut-être des sentiments pour moi ? Peut-être qu'il tient à moi comme je tiens à lui ? Je terminais d’égoutter mon engin et je me sentais déjà mieux. Je voyais qu'en revenant vers Dash qu'il avait terminé de s'habiller. Je voulais en placer une, mais il me forçait à la fermer en m'embrassant, le genre de baiser d'adieu qui me mettait en rogne. Il m'avait rien demandé, c'est moi qui lui proposé ce plan. J'avais beau avoir que dix-neuf piges, je savais ce qui allait nous arriver si on merdait. J'ai pas hésité un instant et je sortis des chiottes après m'avoir lavé les paluches. Je suis allé lui choper sa clope au bec et je me suis posé contre ce mur à côté de lui. J'ai tiré une taffe et je me suis accroupi pour fixer en face de nous le cadavre d'un chien qui était entrain de se faire becter par un autre.  «  C'est pas toi qui me va me profaner, Dash...La vie l'a déjà faite pour toi. Ouais, je suis innocent, mais si tu tiens à moi comme tu le dis...Tu dois me l'apprendre. Mon frère me protège depuis que je suis tout petit, mais je sais tout ce qu'il fait derrière mon dos. » Je lui rendais sa clope et ma main glissa sur son bras, effleurant cette peau violentée par la vie et la drogue. J'allais lui attraper la main pour la serrer dans la mienne.  « Et, je le ferrais...Je le ferrais parce que c'est toi...Et, personne d'autre. Laisse-moi t'aider...Laisse quelqu'un t'aider une fois dans ta vie ? Et, viens bouffer maintenant, avec quelque chose dans le ventre on verra plus clair. » Je le tirais pour l'entrainer à l'intérieur du snack ouvert 24 sur 24, sans même demander sa permission. Je lâchais sa main car cela faisait un peu trop girly' pour moi et je m'installais à une table au fond du restaurant pour qu'on puisse avoir un peu d'intimité. J'ai attendu qu'il prenne place pour me saisir d'une carte et j'ajoutais avec une nouvelle discrétion. « Sinon, si tu veux que mon frère y croit. Je peux y aller à ta place ? Je dis que tu m'envoies. Je suis puceau du cul, il devrait apprécier, cet enfoiré. Pendant ce temps là, tu appelles mon frère d'une cabine pour lui livrer l'info sans donner ton nom. Il débarque et il s'occupera de notre enfoiré...»


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MessageSujet: Re: I'm a tiger again Δ (Dash)   Lun 26 Mar - 11:41

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Tout mon corps me criait que c’était une mauvaise idée. Une mauvaise idée de l’entrainer là-dedans. Une mauvaise idée de l’écouter son plan. Une mauvaise idée d’impliquer son frère dans cette histoire. En fait, tout ce qui se rapportait à cette histoire était une putain de mauvaise idée. Mon cerveau avait beau lutter contre lui, je n’arrivais pas à me dire qu’au fond l’idée était peut-être bonne. Le gamin devant moi du haut de ses dix-neuf piges avait vécu, connaissait la réalité de la vie, tandis que moi, je la fuyais comme la peste. La vie est une maladie qui nous ronge jour après jours, pour ne laisser à la fin que notre carcasse puante bouffé par les rats d’égouts. Je laisse mon pote me trainer dans ce snack de basse zone, ne pensant pas aux gens qui devaient nous entourés. A ce moment, il y avait que lui et moi. Je me laissais guider par ce charmeur de serpent, qui m’envoutait sans que je puisse le contrôler. Ma gaule était retombée, mais mon cœur était toujours amouraché. Je déteste cette sensation dans mes tripes, qui se tordent sans plus savoir comment faire pour oublier cette douleur lancinante. « Sinon, si tu veux que mon frère y croit. Je peux y aller à ta place ? Je dis que tu m'envoies. Je suis puceau du cul, il devrait apprécier, cet enfoiré. Pendant ce temps là, tu appelles mon frère d'une cabine pour lui livrer l'info sans donner ton nom. Il débarque et il s'occupera de notre enfoiré...» Il continuait de me poser son idée, comme si sa décision était prise. Mais il ne comprenait pas, je ne voulais pas de lui dans cette histoire. J’avais deux solutions devant moi, soit je le repoussais au risque de ne plus le revoir un jour. Ce qui serait une bonne chose pour lui, qui veut s’accrocher à un déchet comme je suis. Ou alors, je le laissais appliquer son plan, sans penser aux conséquences que cela pourrait avoir sur sa vie. Mais aucune de ses deux théories ne me plaisaient. Il fallait que j’en trouve une troisième. Elle était devant mes yeux, il fallait juste que je la regarde en face. « On peut aussi laisser tel quel. Il finira bien un jour par ne plus vouloir de moi, et ce sera fini. » je lui exposais mon idée en essayant d’être le plus convainquant possible, même si au fond de moi je savais que ce pervers dégoutant ne se calmerait jamais. Il avait besoin de se vider les couilles, or zéros nenettes ne voulaient baiser avec lui. Donc il se rabattait sur moi, malgré que ça lui déplaise. Au moins, il avait un cul à fourrer. Pour ma part, il me suffit d’imaginer autre chose. Et la vie continue, malgré ses délires SM…Etc…
J’ai envie d’oublier, oublier ce qui m’arrive. Je regarde baccy’ devant moi. J’ai envie de lui, je ne sais pas si c’est une bonne idée autant essayer. J’enlève ma dunk’s et glisse mon pied à son entrejambe, caressant sa teub lui faisant comprendre que j’ai besoin de plus tout de suite. L'arrière boutique du snack peuvent faire l’affaire. J’ai envie de toucher son corps de puceau, le voir nu, sentir sa chaleur enfantine sur moi. Je sens la tentation monter dans son hémisphère sud. J’allume une clope, et le regarde. Il faut qu’il comprenne, je ne veux pas le forcer. Et puis, je me dis que je dois inverser la balance. Il m’a emmené dans ce snack pour me remettre d’aplomb. Je vais l’emmener derrière le snack, pour le remercier. Ainsi je remercie les gens, et j’en oublie ma maladie. Je me lève, et lui glisse quelques mots à l’oreille « Suis-moi kid ! »
Je sors du snack sans rien avoir avalé. Mais il y a toujours un meilleur remède, et puis, nous pourrons toujours manger après. Ne voulant pas éveiller l’attention des clients, j’étais parti avant lui. Voir deux mecs partir à l’arrière d’une boutique, cela laisse penser à quelque chose de louche, non ? Je me tape un cul sur une vieille caisse en bois, et continu te tirer sur ma clope. Mais au fond de moi, une question revient perpétuellement. ‘’Est-ce une bonne idée ?’’


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MessageSujet: Re: I'm a tiger again Δ (Dash)   Lun 26 Mar - 13:08

J'étais déçu. Je pense qu'il y a des choses que je n'arrivais plus à lui cacher, les fesses sur cette banquette presque aussi crado que les chiottes que nous avions quittés. Il faut dire que tout les culs des putes et des junkies venaient s’asseoir ici. Pour preuve la seringue plantée dans le dossier à côté de moi. Combien de fois j'avais vu mon frère faire des deal ici ? Mais, c'était pas à mon nigga de brother que je pensais actuellement. Toute mon attention était portée sur Dash, sur sa manière de vouloir noyer le poisson encore une fois. Je reniflai avec affliction. « On peut aussi laisser tel quel. Il finira bien un jour par ne plus vouloir de moi, et ce sera fini.» Je claquai le menu du snack sur la table en ajoutant d'une voix toute aussi tranchante.«Ou attendre que tu crèves aussi...Tu en penses quoi ? C'est une solution ? » Mon cœur et mes yeux débordèrent de cette fougue qui m'interdisaient de lâcher prise. Je le fixai sans flancher de mon regard océan se faisant mer houleuse et ténébreuse.« En tout cas, je te lâche pas ce soir. Tu veux en faire qu'à ta tête. J'en ferrais qu'à la mienne. » Je le défiai pour la première fois depuis que nous nous connaissions. Il me pensait gentil petit clébard qui remuait la queue quand il m'accordait un peu de son attention. Il allait me connaître chien arrangé prêt à mordre, même si c'était son dernier acte stupide sur cette terre. Je tenais à lui. Je lui avais dit et il m'était impossible de faire machine arrière maintenant.

J'étais prêt à commander quand une serveuse presque aussi défoncée que mon voisin se présenta à nous. « Je vous serre quoi les jeunes ? Par contre, je vous préviens la maison fait pas crédit. » J'allai ouvrir ma petite bouche d'ado' quand je sentis le pied de Dash sur mon entre-jambe entrain de chercher à déterrer quelques trésors. « Je... » J'essayai de rester imperturbable, même si je me doutais qu'elle avait dû voir bien pire. Je replongeai dans ma carte pour gagner du temps, tout en jetant deux, trois regards à Dash de l'air de lui hurler :« Mais, PUTAIN ! Tu fais quoi ? Cela l'amusait ou c'était tout simplement la drogue qui parlait ? Moi en attendant, je sentis le périscope prendre la mer à m'en faire peter l'élastique de mon calbut. Je terminai par lancer à notre serveuse. « Vous pouvez repasser plus tard ?». En gros, vu la trique d'enfer que j'ai, repasse la vieille, sauf si tu as dans ton menu quelques moyens de me décharger rapidement ? Je pensai avoir une explication avec Dash, mais il alluma sa clope et dans son regard, il était clair que je n'avais pas besoin de grand discours. Il se leva et me glissa à l'oreille. « Suis-moi kid !» Je le regardai et moi je déglutis comme un con avec ma trique comme seule compagne. Comment voulait-il que je réfléchisse dans ce genre de moment ? Je me levai quelques minutes après son départ. J'étais un gamin, les hormones en explosion à en salir les draps même dans mon sommeil. Si, je n'avais pas droit à deux, trois décharges par jour c'était la catastrophe. J'arrivai dans cette ruelle, prenant mes distance face à Dash sur sa caisse en bois, mes mains devant mon entre-jambe, comme si je pouvais cacher cette gaule pas discrète pour un sou. «Tu voulais prouver quoi ? Que tu pouvais me faire bander ? Mais, n'importe quoi me fais bander si tu savais, même les vidéos les plus crades sur internet...Mais, moi aussi je peux te faire bander.» Par simple esprit de contradiction, je rentrai dans son espace vital, j'invitai ma main à l'intérieur de son falzar et commença un massage intensif de son appendice. Je le fixai entrain de fumer sa clope et malgré moi j'étais en colère. Je ne pus le cacher, mes yeux si lumineux malgré le peu de luminosité autour de nous. « Et après ? Tu vas me laisser te baiser ? Tu crois que je suis comme tous ses enculés qui abusent de toi ? Tu crois que je vais t'abandonner juste car tu m'auras fait jouir ? » J'attendis qu'il lâche sa clope pour me jeter sur ses lèvres avec tellement de fougue que je nous faisais tomber en arrière, notre chute à peine amortie par les cartons et les cadavres de vieilles canettes. Je me collai à lui, ma main toujours plus insistante dans son caleçon, mon excitation palpitante contre sa jambe. Je ne savais plus ce que je faisais. Nous allions pas faire l'amour ici ? Entre les cadavres de vieilles capotes collées au sol et des caisses crasseuses ?


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MessageSujet: Re: I'm a tiger again Δ (Dash)   Lun 26 Mar - 13:54

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Ces paroles m’atterrissaient dans la face comme des coups de poignards, me plaisant impact après impact. Cette douleur était délicieuse, succulente. La main dans mon calbut’, et le petit commençait le massage intensif qu’il avait l’habitude de faire aux petites frappes du quartier. Sa fougue, son entrain, sa jeunesse, on pouvait lire son inexpérience dans ses gestes. Il avait beau être en colère, renier ce qu’il pouvait ressentir, mais au fond de moi je savais qu’il voulait la même chose que moi. Je me retrouvais sur le sol pour simple déco, canettes de bière, red bull et capotes usagées. Mais j’en m’en fichais, j’avais baisé dans des endroits bien pire que celui-là. Il m’avait vu nu, mais moi qu’avais-je vu de lui ? J’avais senti sa trique au travers de son pantalon qui bataillait avec sa braguette. Son petit cul dessiné au contour de son boxer. Ce gamin était bandant, et je le voulais.
Je le repoussais un instant, et dépose un doigt sur sa bouche pour lui faire comprendre qu’il se taise. Des paroles inaudibles était parvenus à mon oreille. Qui se faisaient de plus en plus distantes. Surement des blaireaux qui sortaient du snack pour rejoindre leur voiture. De toute façon, l’endroit où l’on se trouvait était caché, et impossible à voir de la route. Enfin je reviens vers lui, plantant mon regard sur lui et dépose un baiser sur ses lèvres. Mais est-il vraiment près à le faire ici ? Je n’avais aucun scrupule à le faire à un arrêt de bus, dans des toilettes mal famés, mais lui ? Je me relève, et l’aide à se relever. Puis le plaque sur la tôle du vieux bouiboui. Je l’embrasse, laissant ma main découvrir son corps par le toucher. Je sens sa peau si douce, son poil se hérisser au contact de ma main. L’excitation est à son comble, mais autant bien faire les choses. Je lâche mon emprise sur lui, et l’emmène par la main vers le parking. Une vieille tôle des années cinquante est stationné devant moi. Par chance, le crétin de propriétaire de cette épave ne l’a pas fermé à clé. Je l’invite à s’installer côté passager, et prend place derrière le volant. L’odeur qui régnait dans cette bagnole est à la limite de vomir, mélange de chien mouillé avec de la pisse. De la gerbe trainant sur les sièges arrière. Je me plonge sous le volant, pour dénudé les fils et provoquer un faux contact pour démarrer cette fichu voiture. Après deux bonnes minutes de bataille incessante je démarre, fais marche arrière, puis prend la route de chez moi. Dans mon rétroviseur, je vois le foutu proprio qui nous suit en hurlant des insultes qui ferait frémir une bonne sœur vierge. Je me tourne vers bacchus qui se trouve à mes côtés. « Tu as raison, l’endroit craignait. Trouvons un meilleur endroit » tout en lui souriant, je lui tendais une clope de mon paquet. J’étais en train de perdre le contrôle. Je suis sobre, et je suis surement en train de faire l’inévitable avec mon pote. Restera-t-il mon pote ? Vais-je l’entrainer dans ma chute ? Les questions affluent dans ma tête, mais je les balaye de la main comme on chasse une mouche sur un sandwich. Pour le moment ce qu’il comptait c’était que je me le fasse. J’avais pris les devants, mais il n’avait pas l’air de fuir. Mais qu’est-ce qui m’arrivait ? Me faire baisé avec tous ses mecs m’aurait-il rendu gay ? Je n’avais pas de réponse à ça. Moi qui proclamais il y a des années êtres un pur hétéro, me voilà aujourd’hui, en train d’emmener un pote à moi dans ma tôle pour me le faire.
Je ne parlais pas. Je ne savais pas quoi lui dire, surement le malaise qui s’installait entre nous. Je posais une main sur sa jambe, et lui déposait un baiser dans le cou. Depuis quand je me comportais comme une de ces blondes écervelées ? Le soleil tapait dans c’te foutu carlingue, je demande à baccy’ de tenir le volant, pendant que je retire mon haut, laissant paraitre mon corps squelettique pourri par la drogue et les coups. On peut lire sur mon corps mon histoire. Ma clavicule pétée, mes côtés fêlées, une cicatrice sur le bas du ventre, un bleu dans le bas du dos. Je suis un de ces tableaux difformes à la Picasso. La route défilait par les vitres grandes ouvertes. Est-ce ça le bonheur ? Être avec la personne que l’on apprécie sur cette terre. Et quand j’y pense ça m’a fait peur, j’ai donné un grand coup de frein retenant le blondinet pour éviter qu’il ne se prenne le pare-brise. « Je ne peux pas te faire ça » je fuis son regard, et sort du carrosse. Ma blonde à la main, je la fume nerveusement ne sachant plus quoi faire. Le bonheur ? Cette sensation que je ne connais pas. Je commence à perdre les pédales. Le manque de drogue se fait ressentir, j’ai besoin d’un spliff. Putain de merde. Je m’installe sur le bord de la route, et attend. Surement en train de penser que la drogue va tomber comme la pluie d’automne. Mes mains commencent à trembler, mon corps ressent ce manque, ma tête bourdonne. Je m’allonge sur le sol, et ferme les yeux.



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MessageSujet: Re: I'm a tiger again Δ (Dash)   Lun 26 Mar - 17:07

J'aimai cette façon de nous rouler l'un dans l'un l'autre, mélangeant nos salives et nos odeurs. Le monde extérieur disparaissant pour moi à chaque nouvelle poussée de cette excitation qui mourrait aux creux de nos reins. Ma main attisait sa virilité et ma bouche aspirait chaque goutte qu'il ne voulait pas m'offrir. Je me surpris à aimer ça, à en vouloir toujours plus. Est-ce que cela faisait de moi officiellement l'un de ses pédés ? Je m'arrachai à ses lèvres pour qu'on trouve un meilleur endroit en poussant un râle contrarié. Savait-il que j'étais à ce point dépendant de ses caresses à présent ? Je me laissai retomber sur cette carcasse de bagnole et mes doigts vont s'accrocher à son dos. Mes mains aventureuses descendirent toujours plus bas pour se perdre dans l’exquise de sa demi-lune. Je brûlai de l'intérieur, chacune de mes viscères s'entrechoquant dans un son macabre.
Je crois que j'aurais pu dégueuler tellement c'était infect à l'intérieur de cette caisse. Je le vis commencer à bidouiller les fils sous le tableau de bord. J'agitai la tête avant de glisser mes mains entre les siennes, souriant comme le gamin que j'étais. Mes doigts cherchèrent son contact, entre caresses et effleurement voulu. « On t'a jamais appris. D'abord, le rouge sur le bleu. Tsss...Le gamin a encore pleins de choses à t'apprendre.» Notre véhicule démarra enfin et c'était temps mieux pour moi sinon je serais passé pour un con. Je lança mon majeur en arrière, dans la direction du propriétaire de la bagnole qui m'apprend des nouveaux mots. Moi, je suis aux anges, excité, heureux et avec Dash. « Tu as raison, l’endroit craignait. Trouvons un meilleur endroit » Je ne lâche plus ce sourire au bord de mes lèvres. J'acceptai une de ses clopes tout en tournant de l’œil dans l'état pitoyable du taco. Comment une caisse pouvait être aussi dégueu ? Je trouvais même sous mon cul un tee-shirt tout cradingue. J'observais les traces séchés sur celui-ci et je n'avais pas besoin d'être Sherlock pour comprendre que monsieur devait se taper des putes dans sa caisse et s'essuyer avec la première chose venue.
Il conduisait, mais je m'en tapai royalement. Je lui collai le tee-shirt plein de foutre sous le nez avant d'exploser de rire. « On a qu'à aller chez toi.», proposant avec cette innocence de gamin qui ne voulait pas réfléchir. J'étais comme cette clope que je venais d'allumer. J'allai me consumer, perdre cette matière grise qui ne me servait pas à grand chose en règle général. L'excitation était toujours là, crépitante dans mon regard. Ma main s'invita sur sa cuisse, peut-être aussi par peur qu'il change d'avis ? J'opérai la même friction, mes mains petites mais dégourdies. J'avais pas besoin de parler, juste embrasser son épaule de temps en temps, jusqu'à qu'il me demande de tenir le volant. Je scrutai son torse et ce qu'il considérait comme des imperfections. Pour moi, c'était les marques d'un guerrier, les traces de ses combats. Je profitai de lui rendre le volant pour déposer mes baisers sur ce que je considérais comme un sol sacré. Je m'imposai plus profondément de mes lèvres jusqu'à descendre jusqu'à son entre-jambe. C'était crade mais je voulais sa queue et rien que cette pensée faisait de moi une sale tarlouze surement ? Mais, je voulais lui faire du bien et peut-être ainsi montrer mes sentiments ? C'était la seule manière que je connaissais. Je dégrafai sans attendre les boutons de son futal prêt à sortir un préservatif. Cependant, il freinait tout en me retenant, je levai la tête vers lui pour subir l'ultime coup de poignard. « « Je ne peux pas te faire ça » »
Je suis en colère, une colère de gamin capricieux. Je sortis à mon tour, mais pas pour le suivre. Je préférai rester seul, mon cul sur le coffre de la caisse pourrie et je rallumai la clope qu'il m'avait offerte. Je le regardai inquiet. Mon pote était en plein down. J'avais promis de ne jamais l'abandonner. Je ravalai ma fierté et ce sentiment de m'être fait rejeté comme la dernière des merdes et j'allai m’allonger à côté de lui. J'ai d'abord gardé le silence, ma main allant chercher la sienne pour apaiser ses tremblements. Est-ce que j'avais ce pouvoir ? Longues secondes. Longues minutes, puis je lâchai cette vérité. « Désolé...Pour tout à l'heure. Je me suis laissé emporter.» Est-ce qu'il m'entendait ? Est-ce qu'il était toujours conscient ? Je trouvai sa main glacé. Je ne me laissai aucune seconde pour réfléchir. Je roulai pour m'installer sur lui, mon petit corps frêle mais bouillonnant pour lui servir de bouillotte : ma tête sur son cœur et mes jambes le long des siennes. Mon regard dans l'herbe folle, je me perdis un instant sur ce criquet qui ne regardait plus que nous, ces battements de cœur que j'aurais pu écouter toute la nuit.  « Je te promets que cela n'arrivera plus...» Nouveau long silence entremêlés par le chant de notre mateur à quatre pattes et des flash aveuglant des voitures qui continuaient de défiler loin de nous.« Je me fous des étiquettes, Dash et je pense pas être pédé...C'est juste que je suis bien avec toi. C'est mal tu penses de vouloir être juste avec toi ? »


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