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 BABE, not "Baby" • do it like a dude

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MessageSujet: BABE, not "Baby" • do it like a dude   Mer 28 Mar - 20:36

❝i'm NOT a bloody pig ! get that in your so-called brain❞



BEATRIX "BABE" FATONE


nom complet; beatrix « ça s'écrit Baptisée, Épuisée, Ambitieuse, Tarée, Radieuse, Italienne-mais-on-dirait-pas-ouais-c'est-ça-continue-et-j'te-frappe, Xérophyte » fatone date et lieu de naissance; née le 12 mars, à Fresno, California ; mais elle s'amuse à dire qu'elle a connu une seconde naissance à Los Angeles, à la mort de son grand-père, vingt-deux ans plus tard, le 3 novembre. ne cherchez pas à comprendre. origines; père italien, mère afro-américaine, un grand-oncle gourou dans une secte paraguayenne et une sœur mariée à un vieux suisse grabataire métier; héritière de son grand-père et future maîtresse du monde appartenance à un gang; non. du moins, pas à sa connaissance statut social; sa vie sentimentale est un bordel sans nom avatar; angel coulby


Δ Hé, baby girl, tu viens boire un verre, et plus si affinités?
Le temps se ralentit jusqu'à s'arrêter. Sous tes yeux, un roman de gare écrit par une obscure écrivaine américaine de la décennie précédente. Des mots que tu ne comprends soudainement plus, parce qu'on vient de te sortir de cette histoire à l'eau de rose pour te ramener à la surface de la terre, dans la rame de la Blue Line, à côté d'un vieux qui pue la misère, la vinasse et la pisse. Tu viens de percuter l'offre du mec en face de toi. Tu dois l'avoir déjà vu, plus d'une fois. Ou alors il fait ça à toutes les nanas qui ont l'air un peu coincé et qu'il croise dans le métro. Il est neuf heures du soir, t'es allée errer dans Los Angeles toute la journée avec Fay et Trisha, et tu rentres toute seule parce que Fay est restée chez son mec et que Trisha… Trisha… Bon, elle a préféré aller retrouver son dealer. Pas ton problème. Tu veux bien être amie avec Trisha, mais t'en as marre de ses plans foireux. Si Trisha avait été avec toi, elle t'aurait sans doute poussée à accepter l'offre de l'inconnu. Mais Trisha n'est pas là, tu es toute seule, comme une grande, dans le métro, et t'aurais bien voulu qu'on te fiche la paix. Raté, Babe, un relou t'est tombé dessus. Le temps se remet à avancer, lentement, alors que tu replaces ton marque-page là où tu as été forcée de t'arrêter, et que tu finis par relever le visage vers le tombeur de la Blue Line. D'abord ses chaussures, des grosses vans. Et puis son baggy kaki. Son T-shirt avec un motif psychédélique -tu ne veux même pas savoir ce que c'est censé représenter. Une chaîne bling-bling (oh boy, t'as quand même pas tiré le gros lot du "J'me la joue, nigga, j'serre n'importe qui quand j'le veux."). Ton regard finit par croiser le sien alors qu'il t'adresse un clin d'œil, l'air de dire "Oui, oui, c'est bien à toi que je parle, poupée." Coup d'œil à ta montre, finalement. 21h23. Tu fais la moue, tes yeux reviennent vers lui… Il est mignon. Bon, il a l'air complètement débile, mais il est plutôt pas mal quand même. … Tu regardes la station où vous arrivez. Slauson. Plus que quatre et tu seras à la maison. Il ne bouge pas. Tu le regardes de nouveau. Et tu te rends compte que tu connais ce type, mieux que ce que t'aurais cru à première vue. Il s'est rasé, ça change tout, en fait. « Putain, Wen, m'appelle pas "Baby girl", vous me faites chier à me prendre de haut. » Wen, c'est un des meilleurs potes de ton frère, Silas. Wen, de son vrai prénom Sherwen, t'a vu grandir et devenir une femme. Il a aussi vu Silas devenir vachement plus protecteur à ton égard. Et il a vite compris que s'il voulait te faire du gringue, faudrait d'abord obtenir l'autorisation de Silas. Parce que Silas, c'est un dur déterminé et borné. Wen est venu s'asseoir à côté de toi, profitant d'un moment d'immobilité de la rame. « Allez, Babe, fais pas la gueule. C'm'on. Qu'est-ce que tu fais ici à c't'heure d'ailleurs ? - J't'en pose des questions ? - Sérieux. Dis-moi qui est ton nouveau mec et j'dirais rien à Sil. - Faut vraiment que vous arrêtiez de me materner, hein. » Le silence retombe alors que le métro repart. Sherwen est devenu une sorte de grand-frère pour toi, un second Silas. Bon, il entretient une relation assez bizarre avec toi, tantôt un semblant de relation fraternelle platonique, parfois un soupçon de complicité intime. Et des fois vous finissez au pieu, parce que tu réfléchis pas, que tu agis simplement comme tu en as envie et que tu te fous des conséquences. De toute façon, tu sais bien que Sherwen est pas amoureux de toi (thank God !) et lui se doute qu'il n'est pas ton idéal de mec. « Ça te va pas d'être sans barbe. T'as l'air plus con. » Il hausse les épaules et s'enfonce contre le siège, passant un bras autour de tes épaules sans que tu bronches. « J'suis allé voir ma daronne, fallait bien. » Tu hoches la tête, sans mot dire. Tu comprends. Tu le connais depuis longtemps, il sait pratiquement tout de toi, et l'inverse est réciproque. Sherwen, c'est un frère avec qui tu peux coucher, mais parfois ça fout la merde. Silas le sait. Silas a préféré ne rien dire, parce qu'il sait que t'es une petite teigne quand t'as décidé quelque chose.
Le vieux clodo qui sent la pauvreté est descendu à Firestone, le métro repart encore. Le silence est troublé par les cliquetis métalliques, les sifflements de l'air contre la carlingue, le croisement des rames. Vous ne parlez plus pendant un temps. Tu t'es remise à lire, ou plutôt à faire semblant de lire. Tu sais très bien que si tu rentres, tu vas t'ennuyer dans ta chambre et tu ne vas sans doute pas t'endormir tout de suite. Tu sais aussi que Wen est bon au pieu, et que tu ne serais pas contre un plus si affinités. Le roman que tu lis est à pleurer, tu ne veux même pas le terminer, si bien que tu le fermes et que tu le poses entre deux sièges, pour celui qui voudra le lire après toi. Tu n'es pas concernée par les problèmes d'argent de tes concitoyens de Compton. Tu as eu la chance d'hériter de ton grand-père il y a deux ans, une fortune colossale constituée sans doute d'argent pas vraiment très propre, ni même très légal. Ton regard remonte vers Sherwen, et finalement tu acceptes sa proposition : « Va pour une bière. Si tu m'la paies, je saurais te récompenser de ta générosité. » L'éclat dans tes yeux reflète celui dans les prunelles de Sherwen qui attend l'arrivée en gare de Compton pour se lever et t'offrir son bras. Tu ne trouveras pas l'âme sœur ce soir encore, mais au moins, tu auras des bras pour oublier cette vie sentimentale qui n'est qu'une succession d'échecs tous plus lamentables les uns que les autres…

Δ et t'y crois encore? c'est ton plus grand rêve? laisse moi rire, t'es pas au courant que t'as aucune chance de jamais le réaliser?
Tu es ivre. Tu ris à l'avalanche de questions que vient de te poser Fay. Oh Madonn', ce verre était de trop. Affalée sur le canapé de l'appartement de Fay, avec Trisha et d'autres, vous veniez de vous confier votre plus grand souhait. Et tu n'avais pas vraiment réfléchi à ce que tu avais raconté. Revenons une dizaine de minutes en arrière, voulez-vous ? « Moi, je veux être chanteuse. Je serai bien, en chanteuse, hein ? - Tu veux chanter quoi ? - Chanteuse lyrique. D'opéra. Il paraît que je ferais une bonne soprano. T'en dis quoi, Babe ? » Tu as observé Fay, bien en chair, d'une carrure effective de chanteuse d'opéra. Et tu ris déjà avant de répondre : « Eh bien, en tant qu'italiano-afro-américaine, puisque c'est pour cela que tu m'interroges, je suppose, je pense que tu pourrais faire une bonne chanteuse d'opéra. Mais bon… Faudrait peut-être que te prennes des cours de chant, non ? » Ricanements dans l'assistance, une des files se met à chanter une des dernières chansons de Rihanna, que reprennent les autres en cœur. Fay réclame le silence, à grand peine, et finit par entamer un air lyrique de Mozart, que tu reconnais parce que tu as été élevée dans une famille cultivée. « Moi, j'aurais voulu être un mec. Au moins, ils me foutraient la paix avec mon cul. » Rires de nouveau. « Nan, mais sérieusement, être un mec, c'est plus simple. Au moins, on te reluque pas et on te siffle pas tous les deux mètres. T'as du pot de vivre dans le quartier Nord, Babe, tu sais ? » Tu hoches la tête en reprenant un verre. Tu sais très bien où veut en venir Trisha. À Compton, la vie n'est pas la même selon la région. Tu as rencontré Trisha, Fay et les autres au lycée public, selon le souhait de ta mère qui a grandi dans le même genre de quartier qu'elles et ne voulait pas te couper de la réalité. Tu as vraiment de la chance d'être née chez les Fatone, plutôt que dans la famille de l'ex de Trisha, par exemple. Certes, tu as grandi dans un milieu légèrement patriarcal, avec les principes italiens mafieux importés par ton père (et ses ancêtres avant lui), mais ta mère a toujours tout fait pour que tu aies une part de liberté dans ce monde étrange. Vous avez vécu un an à peine à Fresno, et puis vous avez déménagé pour arriver à Compton, dans le quartier Nord où ton père a acheté une grande maison, voisine de celle d'un de ses amis et associés que tu as toujours appelé "Oncle Nino". « Donc t'aurais voulu être un mec. Okay. Fair enough. Et toi, Babe ? C'est quoi ton rêve le plus fou ? » Tu te redresses un peu dans le canapé, poses ton verre (vide) sur la table basse devant toi, passes une main dans tes cheveux… Et tu finis par annoncer : « Eh bien… Je compte devenir maîtresse du monde. Et je vais y arriver par un biais légal : gouverneur de la Californie, sénatrice, et présidente. Et après, j'envahirai le reste des continents, pour asseoir ma légitimité. » Gros blanc. Tes lectures dépassent parfois celles de tes camarades et amies, et tu n'as pas l'habitude de le laisser sentir. Tu as grandi dans un milieu favorisé, voire franchement aisé, et tu as eu accès à une culture vaste et variée. Ce n'est pas le cas de tout le monde, tu le sais bien. Ta mère t'a toujours répété, encore et encore, que tu avais une chance phénoménale, qu'à ton âge, elle n'avait pas du tout la même vie que toi, qu'elle avait dû abandonner les études pour aider ses parents à nourrir ses autres frères et sœurs. « Oh boy, tu nous bassines avec cette idée depuis dix piges ! Et t'y crois encore? C'est ton plus grand rêve? Laisse moi rire, t'es pas au courant que t'as aucune chance de jamais le réaliser ? » Quand Fay boit, elle a tendance à être moins cool. Un peu plus sèche, surtout. Tu te renfrognes en marmonnant dans ta barbe (que tu n'as pas) et alors qu'elle t'enjoint à t'exprimer plus fort, tu affirmes finalement : « Tu vas voir, Fay. Quand j'aurais une armée sous mes ordres, tu riras moins. »
Tu te mures finalement dans un silence qui en dit long. Ton souhait le plus cher n'est pas de devenir maîtresse du monde, comme tu l'as affirmé après avoir franchement bu. Ton souhait, c'est de pouvoir rendre ton père fier. Pouvoir faire ce qu'il a fait, ce qu'il fait. Être un homme d'honneur. Ou une femme d'honneur. Tu sais que ça n'existe pas, les femmes d'honneur. Que le dicton qui veut que les femmes fassent toujours tout foirer est en règle dans La Cosa Nostra. Que ton père ne te laissera sans doute jamais entrer par la grande porte dans cette organisation criminelle exclusivement masculine. Mais tu espères, quand même. Tu espères que ton frère fera une connerie et qu'il faudra que tu la rattrapes, toi. Ce n'est pas de l'insouciance. C'est simplement qu'en tant que petite dernière, tu as souvent été mise en contact avec des choses que n'avaient entrevu Silas et Lilandra (dite Lily) que plusieurs années plus tard. En gros, tu avais été mise face à une évidence qu'ils n'avaient envisagé que bien plus tard. Ton père n'était pas un homme d'affaires respectable comme tu devais l'affirmer auprès de tes amies. Non. Il était mafieux, comme ton grand-père. Ton grand-père avait placé tous ses espoirs en toi en te faisant l'unique héritière de sa fortune colossale. Était-ce pour blanchir l'argent ? Ou bien pour t'inciter à rejoindre le monde clandestin de l'illégalité ? Tu n'en avais jamais rien su et tu préférais pour le moment encore te laisser flotter dans une mer d'insouciance. Un jour, que tu espères assez proche, tu sauras de quoi il s'agissait lorsque le vieux Nono Fatone t'a fait décrocher le gros lot. Mais pour le moment, tu joues la comédie après de tes amies, de celles qui croient te connaître le mieux. En fait, personne ne sait vraiment qui tu es, pas même toi.

Δ babe? t'es là? BABE? ah! écoute, j'ai pas beaucoup de temps, le bus m'attend. au dernier moment, j'ai pensé qu'il faudrait peut-être que je te dise où je vais... j'y pense depuis longtemps, tu sais, c'est pas une décision sur un coup de tête, mais, enfin tu vois, si j'fais pas ça, mon père sera jamais fier de moi, tu comprends? il dit que les femmes sont juste bonnes à mal faire le ménage et à tromper les hommes... alors... je pars à l'armée. en tant que soldat, d'abord, et puis avec le temps, on sait pas, je deviendrai peut-être officier! tu te rends compte babe, moi, officier de l'armée de terre d'amérique?
Tu étais dans ta chambre, allongée sur ton lit, sur le ventre, avec un roman franchement bouleversant dans les mains. Falling Man, de Don DeLillo, avait l'intérêt de parler de façon impressionniste d'un événement qui avait bouleversé le pays entier, alors que ça s'était produit sur la côté Est. Tu avais dû lire ce roman deux fois déjà. Chaque fois tu trouvais de nouvelles informations. Tu avais eu l'impression qu'on t'avait appelé, mais tu n'avais pas vraiment relevé… Jusqu'à ce que la porte de ta chambre s'ouvre d'un coup et que ton père, un grand homme aux cheveux noirs attachés en catogan et à la mâchoire carré, entre dans ta chambre, l'air pas franchement ravi. « Il y a quelqu'un qui te demande en bas. Si tu sortais un peu la tête de tes bouquins, tu t'en rendrais compte. - Hein ? - Une de tes amies je crois. » Il quitte ta chambre sans fermer la porte alors que tu fonces à la fenêtre que tu ouvres en soulevant la partie inférieure. Dehors, Trisha s'époumone en regardant ta fenêtre, attendant sans doute depuis un bout de temps. « BABE? ah! - Bouge pas, j'arrive. » Tu refermes la fenêtre alors que Trisha a l'air pressée, tu dévales les escaliers et en passant devant la porte ouverte de la cave, tu remercies ton père en hurlant, sans forcément chercher à savoir si tu vas le déranger. Tu sors par la grande porte et tu rejoins Trisha qui jette un coup d'œil à sa montre. Elle te rejoint sur le perron de la maison et reste debout alors que tu lui montres une place à tes côtés. « écoute, j'ai pas beaucoup de temps, le bus m'attend. au dernier moment, j'ai pensé qu'il faudrait peut-être que je te dise où je vais... - Trish', c'est quoi ces conneries ? » Ce n'est qu'à ce moment que tu repères le sac de voyage à ses pieds. Un gros sac de randonnée. Ton regard remonte vers le visage de ta plus vieille amie alors qu'elle reprend : « j'y pense depuis longtemps, tu sais, c'est pas une décision sur un coup de tête, mais, enfin tu vois, si j'fais pas ça, mon père sera jamais fier de moi, tu comprends? il dit que les femmes sont juste bonnes à mal faire le ménage et à tromper les hommes… » Tu hoches la tête à ses mots. Tu la comprends, elle aussi. Trisha a une vie de famille assez compliquée, surtout depuis que sa mère a trompé son père avec le Dr. Jefferson, que son père s'en est rendu compte, qu'il a manqué de tuer ledit Dr. Jefferson, que celui-ci a porté plainte avec sa mère, que ses parents ont divorcé et que le père a obtenu la garde de Trisha et de ses deux frères. Pendant cinq ans, Trisha passait chez toi en rentrant du lycée et attendait dans un environnement calme et paisible avant de retourner chez son père. Tu as longtemps supposé que son père la battait, mais elle a toujours démenti. Et puis le père de Trisha n'est pas tant que ça un homme à battre les femmes. Il n'a simplement jamais digéré l'adultère de son épouse (avec un blanc-bec !) et considère que Trisha finira comme elle. Tu redoutes ce qu'elle va te dire, et apparemment son aveu lui est aussi difficile… « alors... » Un temps, encore. Putain, elle va la cracher sa valda ? Qu'elle te dise ce à quoi elle a longuement réfléchi, ce qu'elle a mûrement préparé. « je pars à l'armée. » L'aveu tombe, comme le glas. « Pardon ? » Tu t'es relevée, pas sûre d'avoir bien entendu ce que tu avais entendu. Trisha ? À l'armée ? Alors qu'elle tire comme un manche au stand des fêtes foraines ? « en tant que soldat, d'abord, et puis avec le temps, on sait pas, je deviendrai peut-être officier! tu te rends compte babe, moi, officier de l'armée de terre d'amérique? » Non, tu ne te rends pas compte. Tu ne veux pas t'en rendre compte. Avec des réflexes qui ont été aiguisés et préparés par ton frère, tu la plaques contre la colonne derrière elle, ton bras contre sa trachée. Une chance qu'elle soit légèrement plus petite que toi, sinon, tu aurais eu du mal. « Putain, mais tu te fous de moi ! Dis-moi que tu te paies ma gueule, que c'est un poisson d'avril en octobre, dis-moi n'importe quoi, bordel, mais dis-moi que c'est pas vrai ! » Elle a du mal à respirer, ça se voit sur son visage, alors qu'elle essaie de se défaire de ton emprise. Une voiture se gare sur le bas côté de la route et une porte claque alors que ton regard est planté dans celui de Trisha qui cherche quoi dire. « Un problème, ladies ? - Silas, tu tombes bien, dis à Trisha qu'elle est complètement folle. - Babe, tu serais pas en train de l'étrangler, là ? Faut la laisser respirer, merde. » Tu n'as pas regardé autour de toi, mais tu te rends compte que Silas n'est pas tout seul : Sherwen est arrivé en même temps que ton frère, et sa voix trahit une légère inquiétude. Un temps, de nouveau. Et puis tu lâches Trisha et tu te recules. « Putain, mais tu m'as fait mal… - TU SAIS QUE C'EST RIEN, CE QUE JE T'AI FAIT, BORDEL, À CÔTÉ DE CE QUI VA T'ARRIVER SI TU RENTRES DANS L'ARMÉE ?! » Tu as rugi. Tu as peur pour Trisha. Tu te tiens au courant de ce qu'il se passe en Irak. Oui, l'armée est en train de revenir au pays, mais il y a encore des mecs en Afghanistan, et puis il finira bien par en avoir en Syrie. Si Trisha entre dans l'Armée, même pour être troufion, surtout pour être troufion, elle va mourir. Elle va mourir parce qu'elle n'est pas faite pour ça. « Easy, Babe. Hurle pas comme ça, les gens vont croire que t'es folle. - Fuck 'em. Beatrix a raison, là. Trisha, t'as fumé quoi putain pour vouloir t'enrôler dans l'armée ? - Oh vous, vos gueules. Vous êtes des mecs, vous comprenez rien. Et toi, Babe, tu m'déçois. J'pensais que tu comprendrais. » Tu vois rouge. Tu te retournes vers Trisha, qui te fixe avec les bras ballants, le souffle court encore saccadé. Wen et Sil sont chacun d'un côté de Trish', prêts à t'arrêter si tu recommences à déconner. « Je comprends l'envie de montrer à ton père qu'il n'est qu'un connard doublé d'un imbécile. Mais putain, Trish… Pas l'armée. Deviens prof, deviens politicienne, j'en sais rien, mais va pas gâcher ta vie là-bas. Tu crois pas que c'est assez le bordel comme ça ? » Les deux hommes attendent, les muscles tendus. Trisha attend aussi. Elle ne s'attendait sans doute pas à ta réaction. « Tu pars pas, Trish. J'en ai rien à foutre. S'il faut qu'on se prenne un appart toutes les deux dans le quartier le plus pourri de Compton pour que tu restes et que tu sois plus avec ton père, okay. J'le ferai. Et on embarque Fay avec nous, parce qu'à trois c'est plus drôle. J'm'en fous que t'aies réfléchi longtemps. Rien à foutre. Tu pars pas, un point c'est tout, j'suis pas d'accord. Et puis ton père trouvera toujours quelque chose à redire à ta vie. Tu le sais très bien, il est devenu con quand ta mère est partie (ou il l'était avant, peut-être). Arrête de vouloir le rendre fier. Arrête, c'est tout. C'est pas que tu y arriveras pas, c'est pas c'que je dis. Damn it, j'te dis juste que faut que t'arrêtes de vouloir vivre pour lui. Arrête tes conneries, laisse tomber le bus, de toute façon, s'il le faut, j't'écrase au sol jusqu'à ce qu'il parte. » Tu contournes les garçons et tu ramasses le sac aux pieds de Trisha. « Allez, ramène-toi. » Vous rentrez dans la maison, elle plus ou moins forcée, toi décidée à la retenir dans ses idées loufoques et ses plans foireux. Normalement, tu la laisses dans sa merde, mais là, va falloir la recadrer, on dirait. « Sil, tu veux bien dire à M'ma qu'elle a gagné une nouvelle fille ? » Ton frère hoche la tête alors que Wen marmonne que ça sera pas comme si elle avait pas un fils supplémentaire déjà.
Tu sais que tu as de la chance. Tes parents sont assez ouverts d'esprit (la preuve, n'est-ce pas ton père, élevé dans les principes italiens catholiques mafieux, qui a épousé ta mère, une femme noire protestante maîtresse d'école issue d'un milieu défavorisé ?) et savent que la vie n'est pas forcément simple hors des murs de la maison. Le soir même, ton père a accueilli Trisha avec une plaisanterie, ta mère a fait des zittis en son honneur et vous avez été six à manger autour de la table à rallonge de la salle à manger. La nuit, dans ta chambre, tu rassures Trisha que sa présence ne te gêne pas du tout. Elle est sur le lit pliable que tu as toujours eu glissé sous ton propre lit, et tu es dans tes draps. « Tu sais que quand je vais raconter ça à Fay, elle va vouloir te relooker, te présenter à son manager, et te faire prendre des cours du soir ? - Oh putain, non, Bea, j't'en prie, dis rien à Fay, she'll go crazy as shit on me. Déjà que toi, t'as pété un câble… - Prochaine fois qu'on boit, j'lui raconterai. Si j'y pense. Bonne nuit Trish'. Au fait ! Demain, on cherche et on se trouve un appart. J'm'en fous du prix, j'm'en fous d'où, mais on s'en trouve un. On pourrait presque se foutre en colloc avec Wen et Sil, si tu veux. - J'dirais pas non, au moins ils sauront te calmer. Bonne nuit Babe. Merci, hein. »


Citation :
PSEUDO; arté ▲GE; vingt ans, je vais sur mes 21. DÉJÀ INSCRIT SUR L▲ PREMIÈRE VERSION?; euh, non. UNE CH▲NSON?; Can't Hold Us (macklemore ft. Ray Dalton) QUE PENSEZ-VOUS DU FORUM?; il est tout pourri, à ton avis pourquoi j'm'inscris ? HONNÊTEMENT, VOUS ▲VEZ LU TOUT CE QU'ON VOUS À CONSEILLÉ DE LIRE?; ouais, c'est lu, c'est vu.


Dernière édition par Beatrix "Babe" Fatone le Dim 1 Avr - 17:24, édité 10 fois
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Marsh Wallach

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MessageSujet: Re: BABE, not "Baby" • do it like a dude   Mer 28 Mar - 20:48

non mais toi.
❝i'm NOT a bloody pig ! get that in your so-called brain❞ noted.
et ces origines qu'elle se tape

tellement contente de voir ta face Monounou, pour la peine je t'envoie des bisous par chronopost. je sens déjà qu'elle va me plier de rire, l'italienne.



(entre tes riens)
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MessageSujet: Re: BABE, not "Baby" • do it like a dude   Mer 28 Mar - 20:51

Bah quoi ? Qu'est-ce que j'ai fait encore (à part te faire mourir de rire avec mes conneries )
oh ouiii, des bisous par chronopoooost <3
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MessageSujet: Re: BABE, not "Baby" • do it like a dude   Mer 28 Mar - 22:25

Bienvenue
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MessageSujet: Re: BABE, not "Baby" • do it like a dude   Jeu 29 Mar - 6:04

Merci bien
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W.-D. "Dweezy" Sullivan

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MessageSujet: Re: BABE, not "Baby" • do it like a dude   Jeu 29 Mar - 10:01

Welcome :)
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MessageSujet: Re: BABE, not "Baby" • do it like a dude   Jeu 29 Mar - 17:52

Thanks Dweezy What a Face
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Marsh Wallach

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MessageSujet: Re: BABE, not "Baby" • do it like a dude   Jeu 29 Mar - 18:44

première question, on va voir c'que t'as dans le ventre

Citation :
Hé, baby girl, tu viens boire un verre, et plus si affinités?



(entre tes riens)
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MessageSujet: Re: BABE, not "Baby" • do it like a dude   Jeu 29 Mar - 20:28

J'me suis tellement amusée avec cette question

Q#1 • done.
en espérant que Babe te fera autant marrer qu'elle me fait rire <3
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Tamera LaVaughn

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MessageSujet: Re: BABE, not "Baby" • do it like a dude   Jeu 29 Mar - 21:48

Welcome, Babe.
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MessageSujet: Re: BABE, not "Baby" • do it like a dude   Ven 30 Mar - 6:23

Thanks, Precious
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Oli Saari

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MessageSujet: Re: BABE, not "Baby" • do it like a dude   Sam 31 Mar - 10:34

oh mon dieu, c'est le genre de personnages que j'aime.
elle promet genre du phat.
je vais donc te poser ta deuxième question I love you

Citation :
et t'y crois encore? c'est ton plus grand rêve? laisse moi rire, t'es pas au courant que t'as aucune chance de jamais le réaliser?


التقويم الفلكي
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MessageSujet: Re: BABE, not "Baby" • do it like a dude   Sam 31 Mar - 20:45

j'aime tellement le début de ta fiche
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Marsh Wallach

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MessageSujet: Re: BABE, not "Baby" • do it like a dude   Dim 1 Avr - 11:29

babe, je l'aime, mais je l'aime... elle est totalement géniale, j'adore ses répliques et sa personnalité (on va se trouver un lien qui tue tout)

Citation :
babe? t'es là? BABE? ah! écoute, j'ai pas beaucoup de temps, le bus m'attend. au dernier moment, j'ai pensé qu'il faudrait peut-être que je te dise où je vais... j'y pense depuis longtemps, tu sais, c'est pas une décision sur un coup de tête, mais, enfin tu vois, si j'fais pas ça, mon père sera jamais fier de moi, tu comprends? il dit que les femmes sont juste bonnes à mal faire le ménage et à tromper les hommes... alors... je pars à l'armée. en tant que soldat, d'abord, et puis avec le temps, on sait pas, je deviendrai peut-être officier! tu te rends compte babe, moi, officier de l'armée de terre d'amérique?



(entre tes riens)
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MessageSujet: Re: BABE, not "Baby" • do it like a dude   Dim 1 Avr - 17:26

Q#2 & Q#3 sont faites. (quel bonheur, cette façon de faire des présas <3 )
Merci pour votre accueil, pour vos compliments… Et merci d'aimer Babe, j'étais pas sûre qu'elle serait appréciée (mais qui ne peut pas aimer quelqu'un à qui on file en surnom le nom d'un cochon ultra célèbre ? )

Je vous aime, et j'ai fini ma fiche.
OH YEAH.

LIKE A BOSS.

*sort*
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MessageSujet: Re: BABE, not "Baby" • do it like a dude   Dim 1 Avr - 17:39


elle est parfaite, j'ai adoré, j'avais un peu peur de me lancer dans le roman de la dernière question, et au final, dès les premières lignes, j'ai arrêté de cligner des yeux, pour te dire. j'aurais pas pensé que tu tournerais la chose de cette façon, c'était divin à découvrir. validée avec grand plaisir ma monou d'amour, je suis trop contente de t'avoir avec nous, tu peux pas savoir.
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MessageSujet: Re: BABE, not "Baby" • do it like a dude   

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BABE, not "Baby" • do it like a dude

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