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 let's battle, bitches ♦ naira

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Juanito "Tinta" Alvarez

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. : IT'S REALLY WACK.
ÂGE : vingt-neuf ans
QUARTIER HABITÉ : escobar pound - east venice

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AVATAR : yo momma.
BLAZE : da*svitania
VAGUES RIDÉES : 269


MessageSujet: let's battle, bitches ♦ naira   Dim 8 Avr - 13:04


❝let's battle, bitches.❞



Ce n'est pas parce qu'on a vingt-neuf ans qu'on cesse d'être un putain de gamin, true story. Juanito n'échappe pas à cette règle, même s'il essaye de le montrer de moins en moins souvent, et aujourd'hui fait partie de ces jours de freestyle où il se permet à peu près tout, et surtout de ne rien branler. Il est assis dans son canapé, dans son appart merdique d'Escobar Pound au papier peint fleurit à gerber, et s'allume une cigarette d'un geste lourd d'ennui. Une dizaine de bouteilles de bière sont éparpillées sur la table basse en bois brut, et le cendrier déborde de mégots et de tabac mouillé. L'après-midi est déjà bien avancé et Juanito sort à peine de la douche; il est encore torse nu, ruisselant et endormi, ne trouvant ni le courage de s'habiller, ni de se bouger le cul. Se lever avant 14h, c'est définitivement pas son truc, putain de merde. Il exhale la fumée de sa clope en direction du plafond, et ferme les yeux un instant, essayant de se souvenir de son programme du jour. Le tattoo shop ? Nan, la flemme. Deal à East Venice ? C'est plié depuis depuis un moment, et rien en vu avant lundi. Quoi alors, putain ? Ses biatchs habituelles sont toutes prises pour la journée, son beau-frère est en affaire au Mexique et il s'est bourré la gueule la veille, comme en témoigne l'état de son appart. Tinta sort alors de sa poche son téléphone portable pour y jeter un coup d'oeil, au cas où, et là « Puta madre ! »: il voit un message de Freddy lui rappelant le battle organisé à Venice Beach. Pour 16h. Il est 15h54, et il déteste être en retard. Se faisant violence pour lever son cul du canapé, il écrase sa clope sur la table, met sur son nez ses lunettes de soleil et se dirige vers la porte en attrapant au passage un t-shirt propre dans le placard de l'entrée. Il jette un dernier regard exaspéré au bouge qui lui sert de point de chute et claque la porte derrière lui.

Il arrive trente minutes plus tard sur la promenade de Venice Beach, là où les spectacles de rue et les touristes se mélangent dans un vacarme psychédélique pour former une bouillie de sons et de couleurs hors du commun. Et le groupe de Juanito est là également, déjà en place pour le battle de la semaine, preuve implacable que les gangs ne vont pas toujours à cent à l'heure et que ses membres trouvent toujours le temps de glander entre poilus. Ils sont installés devant une rangée de palmiers, au milieu des groupes de touristes et de flâneurs, debout en cercle, de grosses radios posées à leurs pieds. Le battle a déjà commencé depuis une demi-heure et leurs esprits commencent à déjà à s'échauffer - et il faut dire qu'il ne leur en faut pas beaucoup. Ils sont tous là, tatoués, hardcore, en mode street style, et Juanito se jette au milieu du cercle sans prévenir personne et arrache le micro des mains du gosse qui étaient en train de rapper d'une voix hésitante. Faisant le signe des cornes du diable caractéristique de la Mara Salvatrucha à ses potes, il commence à balancer des rimes en espagnol au son d'un beat bien lourd craché par l'une de ces fameuses radios et repousse dans le cercle le gosse dont il venait d'usurper la place. Les autres rugissent d'enthousiasme en le reconnaissant, lui faisant des signes de mains approbateurs, tandis que de petits groupes de curieux se joignent progressivement au cercle. Les encouragements et exclamations du gang interpellent les passants, et même les flics, même s'ils n'osent pas intervenir, les observent d'un oeil mauvais.

Le flow de Juanito est rapide et emprunt d'une haine dévastatrice qui semble plaire à son public. Un mec qu'il ne connait pas se saisit alors de l'un des micros qui était posé à ses pieds, et commence à rapper en face du tatoueur en faisant des gestes obscènes, fidèle à la tradition des battles old school. Ils se défient alors en vers pendant quelques minutes, et au bout d'un moment Juanito remarque dans la foule qui les observe un visage familier: un canon, une belle brune aux yeux flamboyants dont le prénom lui brûle soudain la langue. Il conclut sa strophe par une insulte bien sentie et passe le micro à l'un de ses homies qui le remplace au pied levé pour poursuivre le battle; Juanito en profite ensuite pour se diriger vers la jeune femme à travers la barrière de curieux agglutinés autour des rappeurs. Une fois en face d'elle, il lui fait un sourire hésitant, et la désigne du doigt d'un air interrogateur. « Naira, c'est ça ? Cómo estás ? » Il sort son paquet de clopes de sa poche et en propose une à la jeune femme avant de poursuivre, « Je ne pensais pas te revoir si vite. Qu'est-ce que tu fais là bonita ? »
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Naira Almeida

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Just confusion, born out of frustration.

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MessageSujet: Re: let's battle, bitches ♦ naira   Dim 8 Avr - 20:02


J'ouvre les yeux ; non, je peine à les ouvrir. J'ai un putain de mal de crâne depuis hier et ça semble pas aller mieux aujourd'hui, même pas dû à l'alcool. Je sors de mon lit, me dirigeant directement vers le salon, mais surtout ma table basse où se trouve un joint. Le joint qui va m'aider à passer une meilleure journée que celle qui s'annonce avec ma boite crânienne au bord de l'implosion. Je cale mon joint entre mes lèvres et l'allume en quelques secondes avant de tirer une grande taffe dessus, histoire laisser la fumée pénétrer mes poumons avant de l'éjecter. Je n'ai pas la moindre idée de ce que je vais foutre de ma journée, mais je sais que ça ne sera probablement pas très constructif. Quoi que. Je me lève, mate si j'ai des tatouages à faire aujourd'hui, eh ouais. Je soupire, me repose sur mon canapé histoire de pouvoir fumer mon joint tranquille. Tous les jours, je vois un tas de meufs qui rentrent, me demandent avec un regard trop joyeux s'il y a tatoueur trop canon avec des tatouages partout dans le coin et je vois la déception dans leurs yeux ; ça me fait rire. La quantité de pétasses dans le coin quand même, c'est splendide. Heureusement que je suis pas réellement agressive comme meuf, parce que sinon, certaines se mangeraient des bons kicks dans la gueule juste à cause de l'air blasée qu'elles affichent quand, oops, non, pas de mecs super virils dans le coin, mais retourne chez ta mère, elle t'apprendra surement à mieux te comporter. Non sérieux, avec cette attitude, ma mère m'aurait surement assassiné, avec un grand sourire par-dessus le marché. Le nombre de fois où elle m'a dégagé de la maison juste parce que ça la faisait chier que j'ai du sang sur mon t-shirt en me reprochant la forte probabilité que je finisse en taule comme mon père, putain, aucune chance pour que j'oublie qu'elle aurait clairement pas apprécie le fait que je me comporte comme la dernière des salopes. Alors ouais, où est le respect à vouloir à tout prix se faire baiser par un mec, simplement parce que c'est cool ? Aucun, nada. Bref. Mon joint est maintenant terminé et je dois sérieusement penser à me préparer pour aller bosser. Alors je me lève, prends ma douche, fais mes trucs dans la salle de bain, attrape un jean et un t-shirt blanc, apparemment, il faut beau aujourd'hui alors je prends pas ma veste. J'attrape mon téléphone, fourre mes clés dans ma poche et me casse de chez moi.

Je fais des tatouages ; trois au total. Un mec m'a demandé d'écrire le nom de sa meuf sur son épaule, je me suis retenue de me foutre de sa gueule, en lui demandant si elle est au courant. Il m'a dit non, c'est une surprise. Le genre de surprise pas forcément géniale, mais c'est mignon. Ouais, c'est super mignon, de loin, de dos, le soir, dans la nuit. Bref, le mec de quelqu'un d'autre quoi. Quoi qu'il en soit, je ferme et je mate l'heure sur mon téléphone, ouais, il est encore tôt, enfin suivant le point de vue. Je marche au bord de la plage, entendant de la musique, mais surtout de l'espagnol. Je vois des gens agglutiner et je marche vers eux, en poussant quelques-uns histoire de pouvoir voir. Je penche la tête, remarquant que je connais celui qui envoie le plus. Juanito, me semble que c'est ça, son prénom. Quoi qu'il en soit, un sourire se forme sur mes lèvres et j'observe. Je me souviens que pratiquement dans tous les coins de rue, des mecs se la foutaient sur la gueule verbalement et parfois, c'était quand même vachement drôle d'en voir se faire laminer. Bon après, ils n'appréciaient probablement pas le nombre de fois où ils se mangeaient des vannes juste parce que quand même, on n'entre pas dans une battle quand on ne sait pas quoi dire ; ça semble évident. Juanito passe le micro à un de ses amis après une dernière insulte assassine, il a la rime facile et agressive, c'est clair. Il se met face à moi, un léger sourire sur les lèvres. « Naira, c'est ça ? Cómo estás ? » Me demande-t-il en levant un doigt, intrigué. « C'est ça, muy bien y tu ? Juanito, si ? » Que je demande à mon tour en répondant à son sourire. Je hoche positivement la tête alors qu'il me propose une cigarette et la cale entre mes lèvres en attendant qu'il me l'allume. « Je ne pensais pas te revoir si vite. Qu'est-ce que tu fais là bonita ? » Je souris un peu plus en le regardant. Expirant la fumée de la clope dans les airs. « Bah écoute, je marchais, puis j'ai entendu du son, des voix en espagnol, tout de suite, ça m'a donné envie de venir jeter un coup d'œil, comme j'étais dans le coin. » Que je finis par dire avant de reprendre une taffe sur la cigarette, écoutant en même temps la nouvelle battle, tout en parlant aussi avec Juanito.
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Juanito "Tinta" Alvarez

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MessageSujet: Re: let's battle, bitches ♦ naira   Lun 9 Avr - 13:17


Elle ne le sait probablement pas, mais Naira est resplendissante; malgré une fatigue perceptible dans ses grands yeux bruns, son sourire est frais et avenant. Et croyez-le quand on vous dit que ce qui n'est pas le cas de tout le monde dans cette ville. D'ailleurs, Juanito apprécie cette marque de reconnaissance, et son propre sourire l'élargit légèrement lorsqu'il sort son briquet pour lui allumer sa cigarette d'un geste nonchalant, expert. « C'est ça, muy bien y tu ? Juanito, si ? »
Il acquiese, allumant sa propre cigarette tout en écoutant d'une oreille distraite le battle qui se poursuit derrière eux. « Sí vale, Juanito. Ou Tinta, comme tu préfères. » Il tire sur sa clope, profitant de ce moment de silence pour détailler le physique avantageux de son interlocutrice, puis il reprend d'un ton amusé « Et oui, tout va bien les jours de battle. »
Ils fument en coeur au milieu de la foule compacte rassemblée autour des rappeurs, et malgré la bousculade qui se fait de plus en plus pressante, Juanito est vraiment à l'aise. Le soleil brille fort en ce milieu d'après-midi, l'océan apporte une petite brise salée et rafraîchissante sur la promenade et la présence des flics de l'autre côté de la rue ne semble presque pas perturber le tatoueur - même s'il évite de les regarder en face, obviously. Lorsque la jeune femme lui explique le pourquoi de sa présence de ce côté-ci de Venice, il tourne à nouveau son attention vers elle et relève ses lunettes de soleil sur le dessus de son crâne pour mieux capter son regard. « Bah écoute, je marchais, puis j'ai entendu du son, des voix en espagnol, tout de suite, ça m'a donné envie de venir jeter un coup d'œil, comme j'étais dans le coin. »
A cette réponse, un sourire complice se peint sur le visage de Tinta. « Des voix en espagnol... Toujours fidèles à nos racines, verdad ? Y'a rien de mieux. T'es d'où, d'ailleurs ? »

Coutume typique des latinos, poser des questions sur les origines, partout, tout le temps: d'où tu viens ? qu'est-ce tu branle aux States ? es tu mamá buena en la cama ? et ainsi de suite. Enfin, heureusement, Juanito ne compte pas faire passer un interrogatoire à Naira, et il se contente de tirer sur sa clope, ses yeux allant de la jeune femme au groupe de rappeurs en passant par les flics et les badauds, en bon observateur qui se respecte. Au bout de quelques minutes, il pose sa main sur le bras de la jeune femme pour lui faire signe de le suivre un peu à l'écart de la foule: cette bousculade commence à le fatiguer, et il préfère papoter au calme, prendre le temps de fumer sans rien pour le déranger. Il repère un banc situé près d'une baraque de frites et de sodas, et s'y laisse tomber en poussant un soupire las. La fatigue qui l'avait quitté le temps du battle revient à présent en grande pompe; il lève les yeux vers Naira, et lui demande d'une voix un peu éraillée, en désignant le vendeur à la sauvette, « Tu veux un truc à boire ? A bouffer ? Profites-en, j'suis pas souvent en mode gentleman. »

Comme pour ponctuer ses paroles, il se met à siffler une gamine en mini-jupe et talons hauts qui passe devant leur banc en se prenant pour une perle des îles, cent pour cent plastique de la tête aux pieds. Juanito lui fait un clin d'oeil appuyé alors qu'elle s'éloigne au pas de course en direction de ses copines, l'air scandalisé. Fier de lui, il se tourne à nouveau vers Naira, arborant son sourire narquois le plus pimpant.


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Naira Almeida

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MessageSujet: Re: let's battle, bitches ♦ naira   Lun 9 Avr - 20:18


Clairement, Ecuador me manque au moins tous les jours, ne serait-ce que pour les gens et surtout la vie que je menais là-bas. J'avais des surprises tous les jours entre les conneries de certains et tous les rebondissements que pouvaient contenir ne serait-ce qu'un après-midi. Parce que ouais, j'avais pas le temps de me faire chier là-bas, contrairement à ici. Certes, malgré le temps passé dans le gang, je trouvais toujours des blaireaux pour me faire des remarques quant au fait que je sois une meuf et je me faisais toujours un plaisir de leur montrer en leur pétant le bras – ou autre chose – que cela ne changeait strictement rien au fait que je sois tout de même autant capable ou plus qu'eux. Je me mangeais toujours le regard désapprobateur de quelques mecs du gang, mais ce n'était tout de même pas de ma faute si je réagissais au quart de tour ou si on me provoquait. Je veux dire, chaque action engendre une réaction, bonne ou mauvaise. Personnellement, j'en avais absolument rien à foutre de me retrouver en désaccord avec l'un ou l'autre, au pire, s'il y avait un problème, suffisait de s'expliquer par la force ou par la parole – ça non plus, aucune importance. Et je crois bien que c'est comme ça partout et putain, c'est franchement plus simple. « Sí vale, Juanito. Ou Tinta, comme tu préfères. » Je hoche positivement la tête, prenant une autre taffe sur ma cigarette. « Et oui, tout va bien les jours de battle. » Oh, j'en doute pas. Ça fout toujours de bonne humeur et voir comment certains s'en mangeant plein la gueule, c'est encore plus drôle. Non, ce n'est pas être heureux de voir quelqu'un se faire ridiculiser, quoi que, c'est un peu ça. Évidemment quand c'est un pote qui passe pour un con, là, c'est moins drôle, mais tant pis. Des gens se bousculent entre eux pour voir ce qui se passent, qui dit quoi, à qui. Surement que les trois quarts ne comprennent que dalle à ce qui se passent parce que oh, ouais, c'est pas leur langue, mais quand même. C'est le geste qui compte.

« Des voix en espagnol... Toujours fidèles à nos racines, verdad ? Y'a rien de mieux. T'es d'où, d'ailleurs ? » Mon sourire s'élargit un peu plus face à ses deux questions. Curiosité familière franchement appréciable. « Obviamente. Ecuador et toi ? Salvador, nan ? » Que je demande, déjà quasiment sûre de la réponse. Parce que je reconnais ses tatouages et surtout, parce que je suis une nana trop perspicace. Non, en vrai, c'est juste parce que j'ai une assez bonne mémoire pour me souvenir des tatouages types des gangs qui fréquentaient le mien. Histoire de savoir qui se trouve en face de moi, copain ou pas. Présentement, c'est un copain, sinon je lui aurais même pas adressé la parole. Toujours pas suicidaire et surtout, on ne sympathise pas avec l'ennemi. Mais là ça va, parce que la MS était un gang assez proche du mien, j'aurais pu le rejoindre si j'avais voulu, mais nan. Parce que pour moi, quand on est dans un gang, peu importe ce qui arrive, on ne va pas dans un autre quand les affaires deviennent merdiques. Aucun putain de moyen, plutôt crever. Même si la proposition était quand même plutôt alléchante, j'ai préfère dire non à Este qui me l'avait proposé. Il pose sa main sur mon bras et me fait signe de le suivre en se faufilant à travers les gens, je le suis jusqu'à un banc en face d'une baraque à frites. J'ai brusquement faim, mais ça ne doit être qu'une impression. « Tu veux un truc à boire ? A bouffer ? Profites-en, j'suis pas souvent en mode gentleman. » Ça, c'est pas le genre de proposition que je suis capable de refuser, non sérieux, faut pas me redemander deux fois. Je l'entends siffler une meuf, je la regarde, voir ce qu'il siffle quand même. Elle prend un air faussement outré et je me retiens de me foutre de sa gueule. Il retourne la tête vers moi, un grand sourire sur le visage et je secoue la tête en riant. « Si tu veux mon avis, celle de là-bas est mieux. » Que je lui dis en montrant une fille du doigt, blonde avec les cheveux bouclés, pas très grande, les jambes fines et définitivement moins pétasse et fausse que l'autre, mais bon, ce n'est qu'un avis parmi tant d'autres, on va dire. « Oh et, je veux bien des frites avec de l'eau, por favor. Ta proposition est tellement aimable que je peux pas la refuser, tu vois. » Que je dis, un grand sourire sur les lèvres, comme celui qu'il affichait quelques secondes plus tôt.
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Juanito "Tinta" Alvarez

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MessageSujet: Re: let's battle, bitches ♦ naira   Mer 11 Avr - 11:53


Les racines sont une chose importante, particulièrement pour les latinos. Il ne se passe pas un jour sans que Juanito ne repense à son Salvador natal, même si ses souvenirs ne sont pas tous rose, loin de là. La misère, la chaleur étouffante, le clac-clac-clac des armes à feu au milieu de la nuit, la foule des immigrants qui se pressent sur les toits des trains de marchandises dans l'espoir d'atteindre la frontière, la peur, le gouvernement corrompu. Mais contrairement à une majorité de cons, Juanito a prit son destin en main de la seule manière encore valable en Amérique du Sud: entrer dans un gang. Peu importe le prix. Peu importe le nombre de civils à buter, pero la vida es dura. De là, obtenir des papiers pour toute la famille, se barrer d'là, aller aux States, tout devient possible pourvu que le taff reste rentable.

Alors quand Naira lui répond « Obviamente. Ecuador et toi ? Salvador, nan ? », un sourire, fier mais légèrement triste, se peint à nouveau sur son visage en lame de couteau. Il acquiesce et tapote de l'index le lettrage encré dans son cou; une écriture stylisée, La Mara Salvatrucha. « Ouai, true homie, true salvadoran. » Pas une pièce rapportée qui intègre le gang sans en connaître les racines. Juanito est très fier d'être un membre légitime de son gang, et il n'hésite pas à le montrer à ceux qui remettent en doute son autorité. Il lui revient alors à l'esprit que Naira, d'après ce qu'on lui a dit, a refusé d'intégrer la MS après la dissolution de son propre gang Ecuadorien; et Juanito la comprend parfaitement: la fidélité, même après la mort; il aurait fait pareil. Point final. Une fois posés sur le banc, toujours une clope en bouche, ils se laissent un peu aller à regarder les gens passer devant eux, sans vraiment le vouloir; la foule est hypnotisante. La gamine plastifiée que Juanito vient de siffler s'éloigne d'un air faussement outré, et Naira lui montre du doigt une autre fille, blonde et bouclée, en train de faire du lèche-vitrine, un sac à main dolce&gabbanos accroché à son bras maigrichon. « Si tu veux mon avis, celle de là-bas est mieux. ». Juanito hausse les épaules et laisse échapper un ricanement, dubitatif. « Oh et, je veux bien des frites avec de l'eau, por favor. Ta proposition est tellement aimable que je peux pas la refuser, tu vois. » Il tourne la tête vers Naira, toujours mi-charmeur, mi-moqueur, et lui répond d'une voix faussement détachée: « Je vois, je vois. Attends-moi ici, je reviens. » Son petit sourire ne le quitte pas lorsqu'il se lève, les mains dans les poches, et se dirige vers la baraque à frites d'un pas chaloupé. A mi-chemin, il se retourne une dernière fois, et lui montre à son tour du doigt la jeune femme blonde « Mais tu vois, elle... je la trouve pas géniale, en fait. Je crois que je préfère les latines. » Il lui fait un haussement de sourcils entendu avant de tourner les talons sans demander son reste, remontant légèrement son pantalon tout en marchant pour s'assurer que son flingue, coincé à sa ceinture, ne glisse pas par dessus son t-shirt sous le nez des flics.
Arrivé à la cabane de bouffe ambulante, il sort un billet de dix qu'il fourre dans la main du vendeur en échange d'une énorme barquette de frites noyées dans la sauce ketchup et de deux cannettes de Dr. Pepper. Sur le court chemin du retour, Juanito en profite pour checker deux-trois mecs de son gang et slalome entre les badauds comme un expert de la fuite en pleine rue - peut-être bien que c'est le cas, d'ailleurs - avant de se laisser tomber sur le banc à côté de Naira comme s'il venait de courir le marathon. Il lui présente sa barquette de frite et l'une de deux canettes comme s'il s'agit d'un trésors de guerre, et ouvre sa propre boisson en poussant un soupire de soulagement.

Au bout d'un petit moment, il réengage la conversation comme si elle n'avait jamais été interrompue. « Alors, ça fait combien de temps que tu es à L.A ? Tu es tatoueuse aussi, non ? » Il lui fait un sourire goguenard, « Pas trop de dauphins et de petites fleurs à tatouer, ces temps-ci ? »
Y'a pas de quoi se moquer, en vrai, car c'est effectivement le genre de trucs que la majorité des gonzesses de la ville se font tatouer, avec les papillons et autres conneries débilitantes. Son tattoo shop, à Juanito, est plutôt mal famé: il a donc le mérite de ne pas trop attirer ce genre de clientelle... mais impossible d'y échapper totalement: un jour ou l'autre, une blonde décolorée viendra forcément demander un petit dauphin sur la cheville; tel est le lot des tatoueur du monde entier.
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MessageSujet: Re: let's battle, bitches ♦ naira   Mar 14 Aoû - 23:50


Je dois avouer qu’avoir une conversation avec quelqu’un de relativement normal – à mes yeux, ce qui veut dire que la personne pourrait sembler taré aux yeux de quelqu’un d’autre – commençait sérieusement à me manquer. C’est pas que les Californiens sont cons, mais c’est juste pas la même mentalité. Les trois quarts se croient dans le monde des Bisounours et au bout d’un certain moment, ça devient lassant. C’est pas que je suis pessimiste, je suis juste réaliste. Et je sais que tous les gens dans la rue sont pas aussi sympas qu’ils en ont l’air. Alors pouvoir discuter avec un mec comme Juanito, c’est franchement agréable. Non serait-ce parce que mes racines latines me manquent, mais aussi parce que peu importe les trucs que je peux dire, je sais que je serai pas juger. Peut-être que certaines choses de mon pays me manquent pas, mais ces choses sont complémentaires avec les choses positives. Parce que de là où je viens, on a jamais rien sans rien. Faut se démerder pour se faire une place, se faire du fric, aider sa famille comme on le peut et tout simplement faire quelque chose de tout con : survivre en soit. Parce que si tu te prends une balle dans la tête par un fils de pute d’un gang adversaire, tu seras d’aucune aide à ta mère ou à personne. Même chose si tu finis en taule comme l’a fait mon père. Personnellement, j’ai préfère me casser d’Ecuador plutôt que de me retrouver enfermée dans une putain de cage.

« Ouai, true homie, true salvadoran. » Je peux pas m’empêcher de sourire à cette remarque, parce que je comprends très bien ce qu’il veut dire. C’est aussi pour ces raisons là que j’ai envoyé chier Fernandez. Tu rentres pas dans un gang, juste pour avoir un gang, sinon tu finis bien trop vite mort. Faut avoir une vraie motivation et changer de gang en cours de route, c’est pas franchement la meilleure chose à faire, parce qu’il y a toujours une différence. Dans mon gang, je faisais beaucoup plus confiance à mes frères de racines, plutôt qu’à ceux qui arrivaient de nulle part. C’est un réflexe de se méfier des autres et quand tu rejoins un autre gang, c’est que ta loyauté est plutôt à chier, chose importante quand tu te trouves dans un gang. « Je vois, je vois. Attends-moi ici, je reviens. » J’hôche positivement la tête en répondant à son sourire, avant de le regarder se lever, prenant une dernière taffe de ma cigarette avant de la jeter au sol, expirant lentement la fumée. Je relève la tête, voyant Tinta se retourner vers moi en pointant la blonde du doigt. « Mais tu vois, elle... je la trouve pas géniale, en fait. Je crois que je préfère les latines. » J’éclate de rire, alors qu’il reprend sa marche. Evidemment. Je garde mon regard sur lui alors qu’il remet son jean en place. Mon regard glisse vers les flics qui se trouvent dans le coin. Mon regard changeant du positif à un regard agressif. Non, je les aime pas, je les aimerai jamais et ils ne sont que des fouteurs de merde prêts à tout pour faire chier le monde. Description exacte de ce que je pense de la police, ouais. Mis à part me faire chier, ils ont jamais rien fait d’autre pour moi. Ah ouais, si, une fois, je me suis pris une balle dans le bras par un adorable monsieur avec une jolie plaque. Autant dire que depuis, l’autorité et toutes ces conneries, ça me passe carrément au-dessus.

Je remarque Tinta qui refait son chemin vers moi et un grand sourire s’affiche sur mes lèvres, alors que je vois les frites arriver vers moi. « Gracias. » que je lui dis en attrapant ma barquette pour la mettre sur mes cuisses tout en ouvrant la cannette pour en boire une gorgée. Finalement, la faim que je ressentais n’était pas vraiment une impression, puisque rien que de voir et sentir l’odeur de la nourriture sous mon nez comme ça… ça me donne faim direct. Alors je me retiens pas de manger mes frites comme une morfale, mais de toute façon, c’est le seul moyen de manger de la junk food. « Alors, ça fait combien de temps que tu es à L.A ? Tu es tatoueuse aussi, non ? » Je prends une autre poignée de frites dans ma bouche avant de lui répondre, un sourire sur les lèvres. « Ça doit faire un an maintenant que je suis ici et ouais, je suis bien tatoueuse. J’ai entendu dire que toi aussi ? » C’est pas vraiment une question, puisque je connais déjà la réponse, ou je suis pratiquement certaine de déjà la connaitre. « Pas trop de dauphins et de petites fleurs à tatouer, ces temps-ci ? » Je rigole à cette remarque avant de reprendre mon sérieux, prenant une nouvelle gorgée du soda avant de tourner ma tête vers lui, un sourire amusé sur les lèvres, mais avec un air blasé sur mon visage quand même. « Si seulement tu connaissais le nombre de gilipollas qui me demandent de leur tatouer le nom de leur barbie qu’ils connaissent depuis seulement une semaine sur l’épaule, tu rigolerais même pas. Je te jure, le nombre de trucs à la con que je dois tatouer par jour, ça dépasse tout ce que tu peux imaginer. Mais je suis gentille, je pose toujours la question : t’es sûr et certain que tu vas pas le regretter, non, parce que vu ce que tu me demandes, dans un mois tu vas sérieusement te demander pourquoi t’as voulu ça. Et généralement, ils sont tellement sûrs d’eux qu’après tu te demandes même pourquoi de l’air est gaspillé pour eux. » C’était mon coup de gueule de la journée. Je mange d’autres frites pour finalement porter une nouvelle fois mon attention sur Juanito. « Et toi alors, ça fait combien de temps que t’es ici ? » Que je lui demande, curieuse, en buvant encore une gorgée du Dr Pepper.
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