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 éphémère.

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AuteurMessage
Ari Rhodes

avatar

ÂGE : (PRESQUE) VINGT ANS.
QUARTIER HABITÉ : VENICE BEACH.

CRÉDITS : N-DIA.
AVATAR : MON KEN DÉGONFLÉ.
BLAZE : N-DIA.
VAGUES RIDÉES : 198


MessageSujet: éphémère.   Mar 14 Aoû - 10:22

ari rhodes

J'ai même pas vu que t'étais diaphane, que t'étais comme une fleur qui fane, les yeux rivés dans les embruns, que tu serrais trop fort ma main. J'avais pas vu que t'avais des tresses, je sentais même plus tes caresses. Toi dans la baignoire, tu te touchais dés la nuit noire. J'ai même pas vu que j'étais nul, que j'étais plus que ridicule, que j'étais tout seul dans ma bulle. crétin, crâneur, cassant, crédule. j'ai même pas vu que t'étais brac, que t'étais comme une porte qui claque, que ce soir là, sur le tarmac, tu voulais tant vider ton sac.

‘‘ Lui… là-bas, avec sa capuche et son sweat… c’est Ari Rhodes. Je n’ai jamais bien trop su quel était son vrai prénom ou si c’est un pseudonyme. Apparemment, il s’appellerait Ariadne. Mais le petit gars aurait un brin honte de son prénom… Enfin ce gars, un conseil, ne t’en approche pas. Non pas ce que ce soit un gadjo à se trimbaler avec son gun, tu parles, il fait même pas peur en soi. Mais quel merdeux. Je n’ai jamais trop su ce qu’il foutait de sa vie. Il va encore en cours d’ailleurs ? Je suis sûr qu’il ne fait rien de ses journées, un glandeur. A se ternir la verge devant un bon vieux porno dégueulasse. Ah ce Rhodes ! Il serait originaire du coin apparemment. Y en a qui disent qu’ils seraient à Pico Rivera. Mais t’sais avec ce gars, tu ne peux pas savoir ce qui est vrai ou pas. Un vrai mythomane, ce gars. Je te jure. Ne lui fait pas confiance, conseil d’ami. On ne sait pas trop ce qu’il fait de sa vie. Je le vois surtout branler sur la plage avec une planche de surf. Enfin ça, ça doit être pour se donner un style. Il serait apparemment étudiant, c’est sûrement pour faire joli devant papa et maman ça. A moins que les études en cleptomanie soient à présent au programme. Laisse-moi rire. Non, mais sérieux, mec, t’as pas à avoir peur de lui. C’est juste un gugusse, il veut se la jouer gros caïd, mais ça doit être une grosse lopette ce gars…. ’’

كاليفورنيا البلطجية

mais putain pourquoi tu dis pas la vérité? qu'est-ce que tu foutais hier soir avec neyla? j'crois que t'as pas bien compris, neyla c'est comme une sœur tu vois? tu la regardes encore une fois et j'te fais bouffer ta langue, connard!
Rictus en coin. Tu le regardes s’exciter tout seul, ce pingouin. D’ailleurs, tu ne sais même plus pourquoi il est venu te parler. Subtile mensonge. Bien entendu, tu le sais. Neyla. C’est de Neyla qu’il s’agit. A croire que la vie de ce garçon tournait autour d’un seul astre : Neyla, cette nana. Froncement des sourcils de ta part. Suivi d’un petit rire étouffé histoire d’énerver un peu plus ce Marley. Il s’agite autour de toi, battant des ailes, c’est ce qu’ils font tous en général pour impressionner, pour t’impressionner. Oui parce qu’ils pensent qu’en faisant cela, tu partirais la queue entre les deux jambes. Ils sont bien sots à croire ça. Au bout d’un moment, il en aura bien marre de faire son caïd, penses-tu. ‘‘ La vérité ? Tu veux que je te la dise ? Ok, je vais te la dire...’’. Silence. Après tout, c’était ça qu’il voulait que tu lui dises. Caresser le grand méchant loup dans le sens du poil. Tu pouvais lire l’impatience sur les bouts de ses lèvres gercées. Il languissait à l’idée que lui répondre, que tu lui dises que tu foutais hier soir avec cette gonzesse du nom de Neyla. Au fond, tu t’en foutais de cette histoire de nana. Et les minutes défilaient, la trotteuse de ta montre galopait de plus bel. Raclement de la gorge, tu baisses gentiment les yeux. ‘‘Bah… C’est assez délicat à dire… puis tu vas dire que je dis pas la vérité, en encore. En fait, je la kiffe. Je la kiffe grave. Genre grave grave, tu vois le genre ? Genre quand je la vois, j’ai le cœur qui part en couille, je pense à elle non-stop. Sérieux, n’me tape pas pour ça. Je suis dans la merde… ça se contrôle pas les sentiments. Tu crois que j’ai choisir d’être guedin de Neyla ? Mais sérieux… lui dis rien.’’. Petit à petit, tu relèves les yeux. T’espérais qu’il te croit. La plupart des gens aimaient bien qu’on les attendrisse de ces conneries saveur niaiserie. Enfin, ça semblait produire l’effet inverse. Sûrement furax. ‘‘Tu me prends pour un con en plus ?’’ s’efforce-t-il à te cracher à la face. ‘‘Tu vois je te l’avais dit, t’allais pas me croire...’’. Tu prends ton petit air désolé, secouant doucement la tête ; tu passes la main dans tes cheveux, l’air gêné. Tu le regardes discrètement du coin de l’œil, guettant une réaction de sa part. Jolie comédie.

Mec, t'étais où hier soir?
Ton regard se perdait dans cette foule vive qui s’agitait, autour de vous, sur cette place. Toi, assis sur le sable doré, ta planche de surf (ta meilleure amie) à tes côtés, en compagnie de ce type qui se disait être ton brother, ton meilleur ami ou que sais-je encore. ‘‘ Pas chez-moi, vieux !’’. Court et concis. Tu te tais de nouveau. ‘‘Gros lol. Arrête de te foutre de ma gueule. T’étais où ? – Je t’ai dit ducon, pas chez-moi. – Ouais, ouais, j’avais compris. J’suis pas si con que ça. – On sait jamais avec ton cerveau de blondasse peroxydée. – Ca c’est pas très gentil… enfin, t’as toujours pas répondu à ma question. T’étais où ? – A une réssoi. Normal quoi. – Ah ouais, et t’y vas sans ton meilleur pote ? Normal quoi ? Pfeuh.’’. Silence radio de ta part. Ton regard fuit de nouveau. Tu sais bien que ce silence ne sera qu’éphémère. Et tu auras bien raison. Quelques minutes après, son compagnon de route prit une nouvelle fois la parole : ‘‘Et d’ailleurs, t’es au courant qu’à sa dernière soirée, Lucas, il s’est fait volé son portable ! Il a trop la haine. – Normal, quand tu vois ce qu’il y a dessus aussi. Genre, les photos de lui et de sa nana, ses petites vidéos bien compromettantes… – Comment tu sais ça ? Oh mon dieu… attend, ne me dit pas que c’est toi qui lui a piqué ?’’. Tu te la fermes, encore et toujours. A croire que tu ne sais faire que ça. Là, tu le savais. Tu venais de mettre les deux pieds dans le plat comme un pauvre gamin. Tu passes la main dans tes cheveux, faisant genre de te recoiffer. ‘‘Qu’est-ce que tu veux que j’en fasse de son portable, sérieux ? Puis, on sait tous qu’il le fait avec sa nana. Le mec, il s’en vante. C’est bon, ce n’est plus un scoop.’’. Une moue du visage se dessina sur le visage de ton ami. Il ne semblait pas très convaincu. Il n’avait pas tort. Il te connaissait, ils te connaissaient, on te connaissait tous. On le savait que c’était toi. C’était toi qui lui avais pris. Afin de changer la conversation, tu décidas de te lever. ‘‘Allez, on va surfer, vieux !’’ lui lâches-tu, en prenant ta planche sous ton bras. Et sans attendre une réponse de sa part, tu fis quelques pas.

et si tu gagnais ta vie honnêtement pour une fois ?
Cette voix, c’était celle de Myriam. Cette petite brune bien roulée, pour qui ton cœur semblait en balancer grave depuis un temps. Avec elle, tu te sentais con. T’avais l’impression d’être comme un con. D’être con, tout simplement. Elle te parlait musique, littérature, de la dernière exposition qu’elle venait de visiter, en fait elle te parlait que de ces trucs d’intello. Tu t’en balançais de ce qu’elle te racontait, et pourtant, malgré cela, tu n’avais qu’une envie : entendre encore et toujours le son de sa voix. Tu la regardais dans le blanc des yeux, sûrement dans un état comateux. Elle venait de te parler. Encore. A ses paroles, tu haussas les épaules comme un abruti fini. ‘‘Pardon ? De quoi tu me parles là ?’’. Tu fronças grossièrement les sourcils. Sincèrement, elle aurait pu trouver mieux comme sujet de conversation. ‘‘Arrête, fais pas l’innocent. Pas avec moi, Ari. T’en as pas peur d’entuber les gens ? Je suis sûre que même la petite vieille qui se trouve en face de nous là, tu serais capable de lui piquer un truc… Et ne me dis pas le contraire. Puis sans oublier, tes fameux petits boulots pas très nets. Ta réputation est faite depuis un bon moment.’’. Tu secoues la tête. Essayant de te faire à l’idée qu’elle n’était pas sérieuse dans ses propos. Provocation, pensais-tu. ‘‘Tu racontes n’importe quoi. Et puis depuis quand tu crois ce que les autres disent, toi ? Ils n’savent rien, ils racontent que de la merde. – Arrête ! Arrête !’’. Elle semblait agacée par tes paroles. Tellement agacée qu’elle jeta son portable dans son petit sac à main de marque. ‘‘Tu sais quoi. Le jour où tu auras décidé d’être honnête et sincère, tu m’appelleras. J’en ai marre de ton petit jeu là.’’. Sur ce, elle se leva et te laissa en plan. Quelle conne, cette Myriam. Et toi pendant ce temps-là, tu es resté assis sur ce banc, la regardant s’échapper. Puis à ton tour, tu te lèves. ‘‘MYRIAM !’’ rugis-tu. ‘‘Mais reviens, merde !’’. Tu te mets à lui courir après comme cet enfant qui a peur que sa mère l’abandonne. En l’occurrence, Myriam n’était pas ta mère, ni même ta sœur ou ta nana. Non, elle n’était rien que du rêve. La fille qu’on rêve tous d’avoir. ‘‘Vas-y, mais on s’en fout de savoir comment que j’gagne ma vie, sérieux !’’ lui dis-tu arrivé à sa hauteur. ‘‘Depuis quand tu te soucies de moi, d’ailleurs ?’’. Et comme un con, tu t’arrêtes. Planté au beau milieu de l’allé, comme si ta question venait de te fusiller sur place. T’es foutu, t’es crevé, t’es mort, Ari.

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éphémère.

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