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 Far from em', get close to you | Juna

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Carmelo Lucas

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OVNIGAZZ

ÂGE : 18 ans
QUARTIER HABITÉ : West Compton

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MessageSujet: Far from em', get close to you | Juna   Dim 19 Aoû - 23:43

Les choses commencent sérieusement à chauffer du côté de Franklyn Street. C’est vrai, depuis toujours ici, les détonations de flingue rythment l’ambiance du quartier, précèdent les marches silencieuses menées par les mères qui voient leurs enfants se faire avaler par la rue et ce putain de jeu dont on ne ressort qu’étendu dans une marre de sang le 9 à la main. Gamin déjà, les fusillades le réveillaient sur le vieux matelas à même de sol qui lui servait de lit et beaucoup de ces camarades du bac à sable de l’époque reposent aujourd’hui sous une stèle où on a gravé leurs noms, déposé un bandana aux couleurs du gang et versé un peu de whisky en bouteille avant de vider des chargeurs entier en direction du ciel. Lui a déjà au moins atteint la majorité, même s’il se rapproche chaque jour un peu plus de l’espérance de vie moyenne pour les gangsters dans son genre lorsque la rue et sa plus fidèle compagne, la mort, le défient et accentuent la pression autour de lui. S’il continue de la narguer les bras écartés, au grand dam de Juna qui voudrait voir une autre vie, d’autres perspectives à leur futur, il ne leur laisse cependant aucune chance de le surprendre en ces temps bouillants. Depuis qu’une bande de salvadoriens leur a ouvertement déclaré la guerre et cherche à prendre le contrôle de leur territoire pour récupérer le marché, le gang est en état d’alerte et tout le monde un peu sous tension. Sonny compte sur lui pour tenir le terrain à défaut de l’avoir enrôlé dans les représailles et la contre-attaque qui s’organise pour repousser ces connards et rester les proprios locaux. Il le considère sans doute encore trop jeune, trop prolifique en tant que dealer et trop prometteur pour en faire l’un de ses "muscles" et risquer de le perdre dans l’exécution de contrats. Mais s’il n’est pas attaché à flinguer du salvadorien et joué les tueurs froids, il s’est soigneusement préparé à les recevoir au cas où ces fils de pute aient dans l’idée de se pointer sur son secteur.

Sa journée, il l’a passé à briefer et armer son équipe, faire passer les consignes à chaque gars et à doubler les guetteurs en sentinelles autour de la rue pour voir arriver l’ennemi arrivé de loin. Quelques billets à ses gamins pour qu’ils puissent s’acheter les derniers sneackers à la mode, et ils enfourchent leur bmx sans problème pour aller repérer la première gueule de métèque à l’horizon. La dernière précaution qu’il se réserve de prendre en cette fin d’après-midi une fois toutes les autres en place est sans aucun doute la plus importante, la plus sérieuse à ses yeux. Le bipeur accroché à la ceinture de son baggy comme s’il faisait partie de lui, au plus près de son chrome et du moindre souci qui viendra l’alerter, il rentre à l’appartement pour sortir un max d’affaires de Juna dans l’armoire et les jette en pagaille sur le lit avec une grosse valise. Le temps de les bonder à l’arrache à l’intérieur, il ressort avec la mâle en main dix minutes plus tard et descend jusqu’à la Navigator. La portière du coffre claque sèchement après l’avoir chargée à l’intérieur et résonne encore dans le désert de cette rue qui semble attendre le déchaînement de violence d’une tempête de guerre de gangs au moment où il fait le tour du 4x4 noir et monte à l’intérieur. Un coup d’œil à la breitling de luxe accrochée à son poignet : Cinq heures passées. Il devrait être au campus à l’heure de la fin de ses cours si le freeway est assez fluide. Avant de démarrer et se mettre en route pour UCLA, il prend le temps de taper un texto et de lui envoyer. « Ne prends pas le bus. Je viens te chercher ce soir. » Bref et concis, comme à son habitude. Une mesure de prudence qui lui est naturelle, instinctive face aux capacités technologies d’écoute des flics. Juna aura de toute façon tout le loisir de le mitrailler de questions quant à cet exil improvisé lorsqu’il lui expliquera qu’elle ne doit plus s’approcher de près ou de loin de Franklyn Street pendant quelques jours, le temps que les choses se tassent un peu.

La mettre en sécurité, s’assurer qu’elle ne risque rien est la première de ses priorités. Il ne s’agit pas de rester coocooner là-bas pour montrer qu’ils sont chez eux et qu’ils n’ont à rien à craindre sur leur propre terrain. Sa fierté ne s’exprime plus à ce degré si fort lorsqu’il s’agit d’elle… Pas sûr que ça lui plaise, encore moins qu’il échappe à toute une scène sur les dangers de son train de vie qu’elle ne supporte pas, mais l’essentiel reste qu’elle soit loin de toute cette merde qui se prépare à éclabousser les rues de son fief de sang. En chemin, il réfléchit déjà à une façon de lui expliquer tout ça sans l’inquiéter ou la rendre hystérique. Les paysages défilent au rythme du son hihop qui sort de ses basses et fait vibrer tout son habitacle. Les vieux immeubles délabrés des quartiers malfamés laissent bientôt placent aux grands espaces et aux immenses buildings du centre de L.A, aux résidences chics des hauteurs qu’il longe sur la quatre voies. Un jour, l’une d’elle sera à eux… Il se leur promet. Un jour, il lui offrira la grande vie qu’elle mérite pour tout l’amour qu’elle injecte à son cœur de gangster. Elle ne respecte peut-être pas sa façon de vivre comme il le voudrait, mais dieu merci elle l’aime et le rend meilleur qu’il ne le serait jamais devenu s’il ne l’avait pas rencontré trois ans plus tôt. La seule à tirer et à faire ressortir ce qu’il a de bon sous l’épaisse couche musculeuse d’épiderme qui recouvre sa poitrine, à faire cogner les battements de la bombe qui se trouve en dessous. La réalité finit par rattraper ses pensées avec la grande pancarte annonçant la sortie sous laquelle il passe. Dix minutes plus tard, il arrive enfin sur le campus et le parking où fourmillent quelques étudiants autour de leurs voitures gracieusement payées par papa-maman. Les regards qu’ils lui jettent ne l’atteignent pas. Plus depuis longtemps en tout cas. Un black dans SUV de luxe avec du rap à fond les enceintes, ça ne fait pas vraiment partit de leur petit univers hollywoodiens et ça les dérange plus qu'autre chose. Rien à foutre, il les emmerde. Aucun complexe, aucun embarras face à ce tas de baltringues à bien plus de trente bornes d’avoir la moindre petite idée de son monde. Il n’est pas là pour eux, il est là pour elle...

Quelques minutes plus tard, il aperçoit enfin Juna sortir du grand bâtiment central et arriver au loin au milieu d’un petit groupe de ces amies ou camarades et l’observe leur dire aurevoir depuis l’intérieur à travers les vitres teintées opaques de la Navigator. Pas besoin de sortir pour aller la chercher, sa bagnole ne passe pas inaperçue, Juna le repère vite et se dirige vers les appels de phares qu’il lui lance. Il n’a de toute façon aucune envie d’aller saluer ces potes, devinant parfaitement le jugement qu’ils portent sur lui depuis leur petit univers paisible et tranquille d’étudiants. Il n’a jamais aimé se mêler à eux, à leurs sorties. Les lions ne traînent pas avec les chats, et il fait suffisamment confiance à Juna pour faire la part des choses. Elle est fidèle, et surtout, plus que ces gosses de riches, elle est vraiment intelligente. Ce petit sourire ravageur, ce teint radieux qui vient jusqu’à lui l’envahit de charme autant qu’il ne le torture déjà d’avance à l’idée de le voir s’effacer et se durcir lorsqu’il lui dira pour son plan protecteur. Pour l’instant, elle semble simplement comblée de le voir prendre l’attention de venir la chercher après ses cours et lui éviter la galère des transports en commun au moment où elle ouvre la portière passager et monte à ses côtés à l’intérieur. Un bras étendu sur le haut du volant, son autre main baisse le volume de la musique jusqu’à la rendre à peine audible en ambiance de fond puis se glisse derrière l’appui-tête de son siège passager pour orienter son buste vers elle. Son visage se penche à peine sur le côté et laisse ses lèvres venir chercher les siennes dans un tendre baiser de retrouvailles au dessus du levier de vitesse. Le calme de l’échange est aussi salvateur que précieux à savourer au vu de ce qu’il anticipe et précède celui de leurs regards par lesquels beaucoup de choses passent toujours et se transmettent avec une facilité parfois cruelle. Pas l’essentiel de son problème, il espère cette fois… Pas tout de suite. « Ca a été ? » lui demande-t-il, un sourire au coin des lèvres dans l’innocence du moment.




Dernière édition par Carmelo Lucas le Mar 21 Aoû - 19:04, édité 1 fois
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Juna Y. Ming

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MessageSujet: Re: Far from em', get close to you | Juna   Lun 20 Aoû - 14:11



Le temps de l'innocence s'était bien vite envolé. Elle avait grandie trop vite car elle voulait tant connaitre le monde des adultes qui lui semblait bien plus intéressant que celui dans lequel elle était coincée. Elle s'était trompée, j'aurais du apprécier cet instant qui ne durait pas assez longtemps. Désormais elle était confrontée à la dureté de la vie, si ce n'était pas plus tôt à la dureté de la rue. Il y'avait pas un jour sans qu'une personne perde la vie sans qu'on ne puisse faire quoi que ce soit pour arrêter cela.Elle avait perdue des amis en un claquement de doigts, et à chaque fois elle avait cette impression que c'était une petite de son cœur qui disparaissait. La belle brune versé tant de larmes, elle avait assister à tant d'enterrements... Ils étaient si jeunes, ils méritaient mieux que de finir comme des chiens au fond d'un caniveau. C'était encore des gosses qui ne comprenaient pas que ce qui se passait dehors ce n'était pas un jeu, c'était tout simplement la réalité et qu'il avait beaucoup de choses à perdre... comme leurs vies tout simplement. Et il ne songeait pas un seul instant à leurs proches, aux personnes qui devaient vivre sans eux . C'était tellement douloureux de se sentir impuissant et de perdre une personne qu'on aimé. Vivre sans eux c'était une épreuve chaque jour, et elle avait de plus en plus du mal à le supporter. Pourtant sa plus grande peur c'était de perdre Carmelo. Il était aussi imprudent qu'eux , il évoluait dans le même monde. Dieu sait ce qui pouvait lui arriver. Et de plus il restait sur ses positions, il pensait surement que ce que je voulais c'est pour avoir une vie confortable et de ne manqué de rien mais c'était totalement faux. Elle se fichait de l'argent ,la seule chose que elle voulait c'était vivre à ses côtés pour le restant de sa vie. Mais comment pourrait-elle vivre quelque chose avec lui si il n'était plus de ce monde? Si elle le perdait,je n'avais plus aucune raison de vivre. Elle aurait l'impression d'avoir eu le cœur arraché ... Non le perdre lui c'était juste quelque chose que qu'elle ne pouvait pas imaginer et qu'elle ne voulait pas imaginer.Il n'essayait pas de se mettre à sa place un seul instant. Si chaque jour je mettais sa vie en danger comme lui le faisait, comment le prendrait-il ? Elle avait besoin de lui, c'était comme ça. Elle ne voulait pas le perdre, elle le voulait l'avoir rien que moi. C'était peut-être égoïste mais voilà c'était comme ça. Et qu'il n'aille pas me dire qu'il aimait trainer dans les rues, il valait tellement mieux que ça. Elle voulait quelque chose de mieux pour nous deux, un avenir plus sur pour qu'on puisse se construire une vie stable. Mais parfois elle ne voyait pas l’intérêt de me projeter dans l'avenir, on ne savait jamais ce qui pouvait se passer. Elle n'était pas assez forte, elle n'était pas comme lui.Elle serait anéantie si lui arrivé quelque chose, je voulais qu'il arrête ses bêtises. Bon sang , il t'attendait quoi ? Qu'on finisse par le tuer ? C'était lorsqu'il n'aurait pas le choix qu'il prendrait la décision de s'éloigner de tout ceci ? Elle n'était pas une assez bonne raison pour qu'il s'éloigne de cette vie ? Parfois je finissais par le croire et je devais avouer que elle se demandait combien de temps elle allait pouvoir endurer ceci. Elle l'aimait à un point inimaginable, mais justement ce n'était pas forcément une bonne chose. Elle finissait par ne vivre qu'a travers lui, quitte à tout perdre si jamais il ne faisait plus partie de la sa vie.

Elle se trouvait à ce moment là en cours. Elle n'était pas vraiment concentrée, tout simplement parce que le professeur avec lequel elle se retrouvait enfermé avait tendance à se répéter. Il leur avait prononcé exactement le même discours il y'a deux semaines si bien que elle luttait contre le sommeil.Elle avait soif de connaissance ,certes mais elle ne voyait pas l’intérêt de répéter toujours les mêmes choses.Il était tout de même assez grand pour savoir ce qu'on devait faire désormais. Et si il continuait sur cette voie, elle ferait en sorte de ne plus tomber sur lui dans mes prochains cours. En attendant d'endurer ce supplice elle discutait avec une de ses amies. Elles parlaient d'une connaissance à elles, Anna. Elle venait de perdre son petit frère lors d'une fusillades entre deux gangs. Il passait là en rentrant de cours et il s'était pris une balle perdue qui lui avait été fatal. Il était jeune, tellement jeune.C'était un enfant qui avait encore la vie devant lui, mais voilà encore une vie gâché à cause de ses putains de gangs. Ça l'énervait mais pas autant que cela m'attristait. Elle ne comprenait pas d'ailleurs pas pourquoi Melo trainait encore dans de telles histoires. C'était toujours une question de territoire, toujours le même blablabla qui franchement l’exaspérait. On était à quelle époque franchement ? A celle des cow-boys et des indiens ? Je ne comprendrais jamais les hommes, je ne comprendrais jamais leurs intérêts d'agir de la sorte. Ils finissaient pas tout y perdre que d'agir ainsi et elle ne voyait pas que cela arrive à Carmelo.Mordillant mon stylo, elle regardait alors que le tableau qui se trouvait face à moi. Elle voyait bien qu'elle avait attiré l’œil du professeur qui avait remarqué que qu'elle ne l'écoutait plus,après m'avoir envoyé un petit regard noir il n'eut pas le temps d'ajouter quoi que ce soit que ce fut l'heure d'y aller.Enfin se dit-elle. Sortant à tout vitesse elle continuait sa discussion avec sa camarade. Elle semblait très inquiète pour Anna si bien que Juna lui proposa qu'elles aillent la voir demain après les cours. Elle accepta et décida d'en parler avec leurs amis en commun,afin de tout faire pour lui remonter le moral. Alors que les idées fusées à droite et à gauche, elle remarqua un message de Melo, il lui avait annoncé qu'il viendrait la chercher. Un sourire s'afficha malgré moi sur mon visage malgré la conversation peu joyeuse qu'on avait à cet instant. Je le dissimula rapidement le cherchant du regard à la sortie, et je ne mis qu'un instant à le trouver. Je ne mis que quelque secondes à les saluer,enfin de le retrouver.Son envie de le voir était plus forte que tout, peu importe ce qu'on pouvait penser de leur couple. Elle savait que beaucoup de personnes n'approuvaient pas le couple qu'elle formait avec Carmelo mais elle s'en fichait royalement. Elle l'aimait et elle n'avait pas besoin que les autres l'apprécient aussi. Elle savaii aussi que de son côté elle ne faisait pas l'unanimité dans le cercle de Carmelo. Elle ne s'entendait pas tellement avec ses amis, ceux qui l'a toléré elle les comptait sur les bouts des doigts. Elle n'arrivait pas à cacher mon envie de le voir quitter ce milieu et elle était prête à tout pour qu'il se décide enfin à prendre une autre voie. Elle ne voulait pas seulement le meilleur pour nous, je le voulais avant tout pour lui. Je n'avais pas envie de passer seulement quelque instant volé en sa compagnie, j'avais envie de passer toute sa vie avec lui. S'installant à ses côtés,elle ne résista pas à l’appelle de ses lèvres. Le moindre contact avec lui avait le dont de lui provoquer des frissons qui lui parcouraient le corps entier.Elle aurait bien voulue que cet instant dure plus longtemps,mais elle préférait être à l’abri des regards pour se montrer plus tactile. Mettant ma ceinture de sécurité, elle croisa son regard. Elle compris en un instant que quelque chose se tramait.Elle aurait bien du me douter que si il venait la chercher, quelque chose clochait. « Ca a été ? » Je ne pouvais cacher mon inquiétude sur mon visage et ce n'était pas ses quelques paroles qui allaient me rassurer. Je préférais tout suite savoir ce qui se passait, ce n'étais pas le jour pour qu'on tourne autour du pot.« Oui mais je suppose que ça ne va pas durer. Dit moi ce qui passe Carmelo. » Elle détourna son regard du sien,elle préférait se concentrer sur la route ou encore sur la musique qui résonnait dans la voiture.Tout en regardant le paysage défiler devant ses yeux,parfois elle n'avait qu'une envie, tout quitter et s'enfuir avec lui. Fuir cette vie qui semblait inévitable et qui annonçait qu'une fin tragique.



Dernière édition par Juna Y. Ming le Mar 21 Aoû - 21:54, édité 3 fois
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Carmelo Lucas

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MessageSujet: Re: Far from em', get close to you | Juna   Mar 21 Aoû - 0:35

Les ennemis ne lui font pas peur. En avoir lorsque l’on mène sa vie est imparable, et même parfois nécessaire à faire reconnaître sa valeur selon leur nombre. C’est en tout cas la façon dont il voit les choses de sa position de dealer. De sa position d’homme en revanche, rien ne le perturbe plus à l’idée que Juna puisse être inquiétée ou menacée à cause de lui. Il n’a jamais su prendre le moindre risque de lui en faire courir. S’en prendre à elle, lui causer le moindre problème, c’est s’assurer un gros paquet d’emmerdes sans pouvoir trouver nulle part où se planquer pour y échapper de Compton à Hollywood. Cette fille est une princesse. Elle est sa reine. Et lorsque la plupart de ses potes voient en elle sa faiblesse, lui n’y trouve que des forces à puiser. Alors bien sûr ce n’est pas toujours facile, et particulièrement ces derniers temps. C’est même plutôt difficile depuis un moment. Toutes ces disputes, toutes ces divergences, cette jalousie que rien ne guérit… Se quereller, s’accrocher et baiser… Et puis se retrouver, se promettre et rêver. Ce même cycle les rapproche et les déchire un peu plus chaque jour, il ne sait plus trop. Mais merde, il reste toujours ce truc, cette chose plus spéciale, plus unique et plus précieuse que tout l’argent du crack au monde entre eux et qui n’a jamais disparue depuis le début. Est-ce qu’il pourrait abandonner tout ça pour elle ? Est-ce qu’il pourrait abandonner cette vie ? Il n’y est pas prêt. La rue fait partie de lui, elle est ancrée dans ses gênes. Il a grandit dans ce putain de jeu au point de ne plus imaginer pouvoir quitter la partie. Et puis, abandonner tout ça pour faire quoi ? Pour être qui au juste ? Il ne sait rien faire d’autre. Il n’a pas toutes ces capacités, toute cette richesse intérieure qu’elle possède. Aucun diplôme ne lui assurera jamais la prospérité d’un futur fait d’innocence et de calme.

Lorsqu’il la verra sortir pour la dernière fois de ce campus avec ses qualifications et les promesses qui vont avec, l’idée de ne pas savoir la retenir d’épouser cette vie « normale » à laquelle elle aspire l’effraie par moment, le terrorise parfois et le réveille en sueurs de ces cauchemar d’adieux. Il se retourne, la voit bien là, nue dans leurs draps endormie près de lui et se rappelle qu’il y encore du temps jusque là – quatre ans au minimum. Beaucoup de choses peuvent se passer d’ici là. Des bonnes… Et des mauvaises aussi. Les récents évènements qui l’ont conduit à venir la chercher ce soir ne risquent à priori pas de plaider en sa faveur à moins qu’elle ne finisse enfin par se rendre compte qu’il fait tout ça pour elle. Mais il n’y compte pas. Il n’en a pas besoin à vrai dire. La seule chose dont il a besoin à l’heure actuelle, c’est de la savoir en sécurité, loin des problèmes qu’elle n’a pas choisi d’embrasser avec le mec, il le sait. Juna le connait – trop – bien, ou est au contraire trop suspicieuse. Quoi qu’il en soit, elle devine ou suppose tout de suite une embrouille à sa petite entreprise à laquelle il est vrai qu’il ne l’habitue plus depuis un moment, d’ordinaire trop occupé à gérer son business pour traverser toute la ville et venir la chercher. Il lui suffit d’entendre la ponctuation de sa phrase pour le savoir. Pas de surnoms affectifs, pas même de simple "Melo"... Ca sent mauvais. « J’aime pas quand tu m’appelles Carmelo… Ma mère m’appelait comme ça, et en général… Ca n’annonçait vraiment rien de bon lorsqu'elle se mettait à articuler tous mes noms... » Paix à son âme. Il aurait aimé que Juna la rencontre... Il l’entend encore monter dans les tons graves et l’appeler pour l’engueuler ou lui botter les fesses après chacune de ces conneries. Le souvenir réussit à lui tirer un sourire qui ne doit rien à l’atmosphère perplexe que sa remarque a injectée dans la bagnole.

Le temps d'une ample inspiration, il met le contact, démarre et quitte le parking, pas encore vraiment décidé à tout lui balancer comme ça, de but en blanc, même s’il faudra bien le faire d’ici quelques instants au maximum. C’est inévitable. « Quoi, j’ai plus le droit d’aller chercher ma meuf après ses cours ? » lui demande-t-il en haussant les sourcils, le regard figé sure la route devant lui et le bras allongé sur le haut du volant. C’est vrai quoi. Il s’efforce souvent de la surprendre et est commun à ce genre de petites surprises, même si celle-ci, cette fois, n’en est pas vraiment une. Pas plus sympathique que voulue à la base, même s’il n’en sait encore vraiment rien. Son regard se tourne à nouveau sur sa droite et se repose sur elle, toujours aussi interrogatif. Il se veut encore innocent. « Ca te fait pas plaisir ? » Si son attention n’est pas suffisante, alors il a autre carte dans son jeu qui l’aidera – il l’espère – à mieux faire passer la pilule qu’il est sur le point de lui faire prendre. « Jette un œil dans la boite à gant, j’ai quelque chose pour toi… » reprend-t-il enfin en la lui désignant brièvement du doigt, un petit sourire complice aux lèvres après ces quelques secondes de flottement silencieux. A l’intérieur, deux places au Staples Center pour un match des Lakers samedi au quatrième rang, plein centre. Le genre de tickets qui valent une fortune mais qu’il peut dégoter à moindre prix grâce à un pote qui en trafique au marché noir. L’occasion d’une belle petite sortie à deux en fin de semaine, dans le coin où il compte les loger pendant cette petite mise au vert loin de Compton. Si ses yeux s’illuminent comme il l’espère, il espère qu’elle ne les détourne pas trop vite pour s’apercevoir qu’il n’emprunte pas le même chemin qu’à l'aller ni aucun autre qui ne mène à Compton d’ailleurs… La Navigator trace vers le cœur de L.A et se rapproche des paysages du centre ville, ce qui ne devrait pas tarder à réveiller – ou plutôt confirmer – ses soupçons.





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Juna Y. Ming

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MessageSujet: Re: Far from em', get close to you | Juna   Mar 21 Aoû - 14:19

Melo était arrivé dans ma vie tout d'un coup, sans qu'elle ait eu le temps de réaliser la chance qu'elle avait. Il était bien vrai qu'elle avait déjà remarqué dans les couloirs de mon lycée, ils vivaient déjà l'époque dans deux mondes bien opposées. Ils ne faisaient que se croiser, sans jamais se décrocher de mots. Il faut dire que la belle asiatique était bien entourée par ses amis et son petit ami . Il était d'ailleurs très possessif et il avait tendance à s'emporter facilement. Elle ne comptait plus les blessures qui s'étaient dessinés sur son corps à cause de lui, mais elle n'osait rien dire .. Elle était encore bien trop jeune pour savoir parfaitement quoi faire dans une telle situation. Mais sans que qu'elle ne sache réellement pourquoi, un jour Melo était arrivé dans sa vie et il l'avait protégé de lui. Elle n'avait pascompris pourquoi il avait fait ça, après tout elle était semblable à une inconnue pour lui... Il n'avait donc aucunes raisons d'intervenir. Une semaine plus tard cela se reproduisa de nouveau et c'est tout naturellement qu'elle se rapprocha de lui. Il y'avait une attirance indéniable entre eux deux, et cette passion qui naissait ne tarda pas à les consumer. Tout était très animal, très physique entre eux deux. Ils se plaisaient, il lui plaisait ça saute tout simplement aux yeux.Elle ne mit pas longtemps à vouloir plus venant de lui, il était hors de question de le partager avec une pétasse sortie tout le droit de nulle part. Elle le voulait rien que pour elle et elle lui avait fait comprendre. Au final elle pensait qu'elle aurait du mal à le convaincre de vouloir quelque chose de plus sérieux entre eux, mais apparemment ils étaient tout les deux sur la même longueur d'onde. Ils s'étaient rapprochés, il avait appris à se connaitre et leurs différences avaient finis par faire leur force. Et tomber amoureuse de lui, c'était bien plus simple qu'elle ne pensait. C'était tellement évident désormais, il était le seul homme qu'elle voulait et pour lequel elle était prête à tout. Il la rendait dingue, dans tout les sens du terme. Il pouvait l'énerver à un point inimaginable mais c'était au final mon homme donc elle finissait par céder malgré tout.

« J’aime pas quand tu m’appelles Carmelo… Ma mère m’appelait comme ça, et en général… Ca n’annonçait vraiment rien de bon lorsqu'elle se mettait à articuler tous mes noms... » Elle arquait un sourcil tout en posant mon regard sur lui. Elle le connaissait très bien et elle avait que sa venue cachait forcément quelque chose. Fixant son regard sur mon iphone, elle en profita pour répondre aux autres messages qu'elle avait reçue. Bon c'est vrai qu'elle etait un peu accro à cette technologie, mais il fallait avouer que c'était drôlement utile. Carmelo ne devait surement pas voir cela d'un très bon œil par contre lorsque qu'elle l'harcelait littéralement de sms jours et nuits. Il fallait me comprendre tout de même. Premièrement son boulot était très dangereux donc elle était inquiête.Et puis deuxièmement il y'avait toujours des trainés qui étaient prête à n'importe quoi soit pour le séduire soit pour avoir leurs doses.Et enfin pour finir, c'était son petit ami et elle pensait avoir le droit de pouvoir agir de la sorte. Vu que elle ne pouvait pas passer ses journées avec lui elle voulait savoir ce que lui faisait tout simplement. « Je ne suis pas sure que tu es quelque chose de très plaisant à m'annoncer de toute manière. » Repliqua t-elle sans lui envoyer un regard. Elle savait très bien que ça l'énervait quand elle ne lui prettait pas attention à lui et qu'elle préférait son téléphone.Mais elle trouvait que son attitude était tout aussi agaçante. Juna n'aimait pas les mystères surtout que je savais que je ne risquais pas de sauter au plafond. C'était une bombe à retardement qui n'attendait tout simplement que d'exploser. « Quoi, j’ai plus le droit d’aller chercher ma meuf après ses cours ? » Il faisait l'innocent, bien évidemment,coup classique. Cependant il oubliait que qu'elle à le connaitre et que je n'allais pas me laisser amadouer si facilement.Bien sur que qu'elle était heureuse qu'il vienne me chercher, le seul soucis c'est qu'il le faisait uniquement quand quelque chose allait mal et ça elle avait fini par le remarquer. Son travail lui prenait bien trop de temps pour le faire d'en d'autres circonstances. « Bien évidemment que tu as le droit, sauf que tu ne le fais jamais ou du moins très rarement. » Répondit-elle tout en haussant les sourcils. Posant ses mains sur ma chevelure brune, elle prit le soin d'attacher ses cheveux. Il faisait une chaleur étouffante et malgré qu'elle soiy vêtue de façon estivale, elle crevait de chaud. Elle se disait qu'elle aurait du opter pour une petite robe au lieu d'avoir préféré un short un jean et une chemise beige très légère. Prenant une gorgée d'eau, elle continuait à ne lui adresser aucuns regards, il aurait suffit que qu'elle ne croise son joli sourire pour que qu'elle se fasse moins distante .. et ça ,c'était hors de question ! « Ca te fait pas plaisir ? » Son ton avait changé, il était beaucoup plus mielleux mais elle ne comptait pas mordre à l’hameçon. Elle savait qu'il devrait cracher le morceau d'un instant à l'autre, la question était de savoir quand et elle commençaiy à perdre patience. « Je n'ai pas dit ça non plus. » Posant son regard sur le paysage, elle regardait les rues qui n'avaient désormais plus de secrets pour moi. Les habitants affichaient tous ce même regards, qu'ils essayaient de dissimuler par un visage dur pour d'un et par d'autre par un simple sourire. La vie ici , c'était si compliqué et si fragile alors tout le monde essayait de s'en sortir comme il le pouvait. Melo et elle nous ne faisons pas exception dans ce tableau là. « Jette un œil dans la boite à gant, j’ai quelque chose pour toi… » Elle hésitait à le faire, mais la curiosité était plus forte que tout. Elle pris mon temps en ouvrant la boite à gant avant de poser mon regard sur les billets que j'avais trouvé. C'était des places pour le match des Lakers samedi. Elle était une grande supportrice de leurs matchs de basket, et elle les suivais toujours avec mon père et ses frères. C'était une petite tradition qu'on avait depuis qu'elle était petite et qui perdurait encore.En temps normal elle aurait donc sauté de joie, le remerciant ensuite comme il se le devait mais là je me fis moins expressive. « C'est... cool.» dit-elle en faisant en sorte de dissimuler sa joie. Elle remit les billets là ou elle les avais trouvé. Regardant la route qui défilait devant de elle, elle ne reconnaissais pas le paysage qui apparaissait. Elle regarda alors intrigué les panneaux que elle croisait du regard rapidement.« Mais tu n’emmènes ou? » Elle se redressa tout d'un coup, sa voix laissait apparaitre un léger soupçonnons d'énervement.Elle croisa les bras ne le quittant pas du regard. « Putain Melo tu crois vraiment que tu peux me déposer là ou tu le veux comme ça ? Si tu veux rien dire autant me déposer ici, je me débrouillerais seule pour rentrer!» Elle aurait bien voulue que cet instant en sa compagnie soit différent. Gouter au plaisir de ses lèvres, se laisser envahir par le désir qui m'habitait lorsque elle se trouvaii avec lui pourtant ce n'était pas ce soir qu'elle aurait pu se laisser aller par de telles envies. Si quelque chose de grave se passait, elle voulait être au courant. Elle n'était pas en cristal et elle n'allait pas se briser à chaque obstacles. Elle sait que j'avais tendance à m'emporter quand elle le savait en danger, mais c'était plus fort qu'elle. Elle ne voulais pas le perdre, c'était aussi simple que ça. Mais apparemment il avait du mal à le comprendre si bien que ça finissait toujours par tourner au vinaigre.



Dernière édition par Juna Y. Ming le Mar 21 Aoû - 22:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Far from em', get close to you | Juna   Mar 21 Aoû - 19:01

Ce conflit perpétuel dans lequel ils semblent avoir tant avoir besoin de vivre est né avec les sentiments qui ont commencés à se manifester dans leur relation qui n’était au départ qu’une liaison improbable entre une blanche de Venice et un mauvais garçon de Compton. Une rencontre improbable, une séduction inévitable qui a donné naissance à cet alliage sulfureux qui n’a à la base provoqué ces premières étincelles qu’au lit avant de charger tous leurs êtres de TNT à l’heure où les choses sont devenues sérieuses et se sont concrétisés. Depuis, ça a toujours été de la dynamite entre eux. Dans le sexe, comme dans le reste. Les tempêtes se succèdent et se renforcent au fil du temps, continuent d’emporter sauvagement leurs corps pour apaiser les flammes qui incendient leurs cœurs sans jamais en éteindre les braises. La raison pour mal, les pulsions comme traitement et l’amour comme rééducation continuelle. C’est à cela qu’ils carburent, à cela que leur couple tient quant n’importe quel autre se serait déjà brisé depuis longtemps. Est-ce que c’est mal ? Il ne croit pas, même si c’est parfois pesant et prise de tête au quotidien. Au moins, ils ne s’ennuient jamais et ne souffrent d’aucune routine qui pourrait menacer de phagocyter les sentiments qui les lient. Chaque jour est un défi pour lui de la rassurer, de lui prouver, et pour elle de le séduire, l’apprivoiser. Dieu sait où tout ça finira par les mener. Eux savent que dans tous les cas, ce sera ensemble.

La clim’ de la bagnole n’a rien à voir avec la température glaciale qui s’est installée à l’intérieur depuis qu’elle y est montée, malgré tous ses efforts pour lui arracher un sourire, ne serait-ce qu’un indice de bonne humeur. Rien… Même cette place V.I.P pour le match des Lakers samedi n’y fait rien. Aussi indifférente à ses tentatives, à ses attentions qu’à ses mots, ce genre d’attitude a le don de profondément le gonfler. Un des mauvais côté lorsque l’on est avec une meuf de Venice trop pourrie gâtée depuis son enfance, bien que beaucoup – et peut-être même – plus de meufs du ghetto ont aussi tendance à se prendre pour des Cendrillons dès que leur joli cul rend un lascar qui se démerde bien dans le jeu accro à elle. C’est aussi sa faute… Il la couvre de tellement de cadeaux depuis le début qu’il lui est aujourd’hui facile d’être peut-être d’une certaine façon repue et d’avoir ces tendances capricieuses. Il ne réagit même pas, prend sur lui et reste muet à son enthousiasme littéralement débordant... Un soupire s’échappe de ses lèvres, le regard perdu sur la route devant lui. Ce n’est pas la peine, ça va de toute façon partir en vrille. Le trajet qu’il suit ne manque d’attirer inévitablement sa curiosité et avec elle, des questions manifestement nourries par l’agacement. Voilà un truc de plus qui le dépasse… Il pourrait très bien avoir simplement envie de lui faire une surprise, l’emmener à l’aventure pour une petite soirée, un petit weekend à deux loin de tout pour profiter l’un de l’autre. Elle pourrait prendre ça comme un truc excitant et pas simplement louche, et il pourrait d’ailleurs très bien la bluffer de A à Z et ne rien lui dire du fond de l’histoire en prétextant cette simple entreprise. Même si ce n’est pas le cas, même s’il compte être honnête et la mettre au courant du vrai pourquoi de tout ça depuis le début, elle réagit comme si tout chez lui, le moindre de ces actes respirait quelque chose de mauvais ou de douteux. Même l’un de ces chiens de flic des stups lui accorde plus de bénéfice du doute qu’elle en ce moment.

« T’es pas croyable bordel... Tu me pardonnes vraiment rien. Putain même quand j’essaie d’être cool et de te mettre bien, tu me sautes à la gorge ! » peste-t-il les sourcils froncés d’un sentiment d’injustice qui commence à le rendre de plus en plus amer. Il se démène pour la mettre à sécurité, lui rendre la chose la moins pénible possible en louant cette belle baraque chicos pour la semaine, et résultat, avant même de pouvoir être jugé, il est déjà condamné. Il n’a de toute façon plus le choix. Ils se rapprochent et il faut qu’il lui balance tout maintenant. « Ok… » Une profonde expiration l’aide à céder le faux-mystère qui l’accompagne depuis le début et précède la vérité. « Y a des chances pour que ça commence à devenir chaud du côté de Franklyn Street… » lâche-t-il enfin dans le timbre résigné de sa voix sans la regarder, le regard fixé devant lui comme s’il s’apprêtait déjà à recevoir toutes les foudres du ciel sur sa tête. « Il faut que tu restes loin de tout ça… Le temps que les choses se calment... » ajoute-t-il en lui adressant un bref regard cherchant à lire le sien. Voilà, c’est dit. Rester à l’appartement serait trop risqué si les salvadoriens venaient à défourailler à proximité, à savoir qu’il y crèche et le prennent pour cible ou à la repérer comme sa meuf et cherchent à s’en prendre à elle pour l’atteindre. Il ne laisse rien au hasard. Pas avec elle. Pas question. Même si ces bâtards se seront à priori fait dégager avant même d’avoir pu fait cent pas dans leurs rues, il préfère s’épargner quelques migraines d’ici là. « C’est l’affaire de quelques jours c’est tout... J’ai loué une baraque pour la semaine dans un quartier friqué et tranquille, on sera bien, tu vas aimé, tu vas voir… » reprend-t-il, plus confiant en imaginant le moment où elle découvrira les lieux en question.

L’agence lui a confié les clefs jusqu’à lundi matin et le retour des proprios. De riches industriels en voyage d’affaire qui n’ont visiblement pas assez de fric à se faire pour louer leur belle villa durant leurs déplacements selon l’agent qui ne lui a pas épargné des regards au moins aussi suspects que ceux de Juna avant de lui lâcher le contrat et le stylo pour le signer. Il a allongé les billets pour ça, tout comme il les a allongé pour ces places de match dans le but de donner à tout ça des faux airs de petit paradis reculé à deux. « C’est comme… des sortes de « vacances ». » Son regard se détourne à nouveau sur elle pour prendre la température. Il n’y vraiment rien qu’il ne ferait pas pour elle. Là-bas, il est certain qu’elle ne coure aucun danger et même s’il ne peut pas rester en retrait avec elle comme elle le voudrait probablement et doit se charger de ces rivaux, il la retrouvera dès que possible. Il sait déjà qu’elle risque de devenir folle, de se faire un sang d’encre pour lui chaque fois qu’il sortira de cette maison comme si c’était la dernière fois et qu’elle sera difficile à convaincre et rassurer. Heureusement, ils arrivent presque et pénètrent dans le quartier et ces rangées de palaces à piscine, repères de la haute à L.A. Il n’y a plus qu’à espérer cet univers réussisse à apaiser les choses et mieux faire passer la chose. Elle mérite au moins tout ça, et même bien plus au vu des tracas qui accompagnent chacun de ses jours avec le train de vie que mène son homme. Il pourrait très bien ne rien en avoir à foutre, la faire retourner chez ses parents sur une bonne prise de tête qui suffirait à la tenir éloignée de lui le temps de se faire la gueule et que l’un d'eux ne revienne vers l’autre. Ca serait facile, bien plus facile. Mais il tient à ce qu’elle ait confiance en lui, à surtout à ce qu’elle soit comblée en retour de ce qu’elle accepte de vivre lorsqu’il risque sa liberté ou sa vie dans ces rues.






Dernière édition par Carmelo Lucas le Mar 21 Aoû - 21:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Far from em', get close to you | Juna   Mar 21 Aoû - 21:33



Le danger était partout. Il rôdait comme un traite autour d'eux, les observants et attendant la moindre faille pour se faufiler dans leurs vies. Elle redoutait plus que tout au monde que quelque chose lui arrive. Une balle perdue ou une bagarre qui dégénéré arrivait si vite dans un monde comme le leur. Elle se voulait prudente, poussant parfois dans l’étouffement. Elle devinait très facilement qu'elle pouvait l’agacer lorsque elle était dans un tel état inquiétude. Elle était plus irritable et ses paroles pouvaient paraitre très agressives. La peur la possédait si bien que elle était prête à dire n'importe quoi pour le faire rester ou le faire réagir. Elle ne comptait plus le nombre de fois ou elle avait été trop loin dans de tels moments, mais elle ne contrôlait plus ses dires ... c'était la peur qui parlait. Il avait du mal à comprendre pourquoi elle agissait de la sorte, il est vrai que Melo avait cette force de garder son calme dans n'importe quelles situations. Il savait toujours parfaitement comme agir et trouver les mots qu'il fallait. Et bizarrement cela la rendait folle de rage. Elle avait l'impression qu'il ne réalisait pas ce qui pouvait se passer et qu'ils risquaient d'être séparés à cause de ce qui considérait parfois comme des "petits problèmes". Mais voilà le soucis ... et la dette à payer était bien trop précieuse. Et parfois la belle brune avait l'impression qu'il ne se rendait pas compte de ce qu'il faisait. Alors elle s'entêtait,elle se montrait distante jusqu’à le faire craquer. Elle se doutait bien que ce n'était surement pas la bonne manière d'agir, mais c'était la seule qu'elle connaissait. Elle n'arrivait tout simplement pas à faire semblant que tout allait bien quand ça le concernait. Il était tout, il était sa vie. La seule chose que qu'elle souhaitait c'était de penser à un avenir commun , qu'ils s'installent pour parler de leur futur et non pas pour discuter d'une éventuelle fin.Il lui en demandais parfois trop, et elle était surement plus un fardeau que autre chose.Juna était un peu son point faible et bien évidemment les autres gangs le savaient. Ils s'en servaient parfois pour le déstabiliser si bien qu'il pensait avant à sa sécurité plutôt qu'a la sienne. Parfois il lui arrivait de se dire qu'elle devait quitter sa vie pour son bien, mais elle était bien trop égoiste pour le faire. Elle l'aimait et elle ne pouvait pas m'imaginer passer ma vie loin de lui. Alors elle restait dans ce cirque qu'était désormais leur vie.


Durant un instant, un silence profond s'installa dans la voiture. La musique s'était un instant arrêté, avant de démarrer sur une nouvelle chanson. Elle n'avait pas détacher son regard de lui qui restait cloitré dans son silence habituel mais cela ne dura qu'un petit moment.« T’es pas croyable bordel... Tu me pardonnes vraiment rien. Putain même quand j’essaie d’être cool et de te mettre bien, tu me sautes à la gorge ! » Il s'énerva pourtant elle n'était pas prête pour s'adoucir. Elle voyait très bien que quelque chose n'allait pas, ça sautait aux yeux. En trois ans elle avait repéré les petits indices qui démontraient qu'il était inquiet. De plus il avait toujours le regard fixé sur son bippeur comme si ce dernier allait finir par lui annoncer quelque chose. Il fuyait sans cesse son regard ce qui n'était pas non plus bon signe. Croisant de nouveau les bras sans rien ajouté la jeune femme n'attendait qu'une chose,qu'il cède enfin. « Ok… » Et voilà, une fois de plus elle avait raison... Il se passait bien quelque chose et elle aurait fait n'importe quoi pour s'être tromper. Elle redoutait la suite de ses explications, sentant une boule au ventre se former. Elle percevait la peur l'envahir une nouvelle fois, mais quand est-ce que tout ci allait enfin prendre fin ? Ils ne pouvaient pas avoir un seul petit instant de répits ? Elle voulait tant profiter des instants qu'elle passait avec lui mais elle ne pouvait jamais le faire correctement. Ils avaient toujours l'esprit ailleurs, pensant sans cesse à cette épée Damoclès qui se trouvait au dessus de leurs têtes. Fronçant les sourcils,elle ferma les yeux un instant avant de poser son regard sur la route. « Y a des chances pour que ça commence à devenir chaud du côté de Franklyn Street… Il faut que tu restes loin de tout ça… Le temps que les choses se calment... » Encore une fois il avait des soucis et tot ou tard il allait le payer très cher. Il jouait sans cesse avec le feu, frôlant et narguant la mort dans une danse sans fin.Mais combien de temps ce jeu allait encore durer ? Il n'était pas invincible, il n'était qu'un simple mortel enfermé dans le tourbillon de la vie et tôt ou tard celui ci prendrait fin. Passant sa main sur son front, la jeune femme ne pouvait s’empêcher d'afficher une mine inquiète. Plonger dans un silence, elle ne savait pas quoi dire. De toute manière ça ne changerait rien, il était hors de question pour lui de quitter cette vie et il s'entêtait à croire que c'était ce qu'il y'avait de mieux pour qu'ils puissent se construire un avenir décent.« C’est l’affaire de quelques jours c’est tout... J’ai loué une baraque pour la semaine dans un quartier friqué et tranquille, on sera bien, tu vas aimé, tu vas voir… » C'était tout simplement la goutte d'eau qui finit déborda le vase plongeant la jeune femme dans une rage folle. Elle aurait bien voulue se montrer plus concillante et compréhensive mais elle ne pouvait pas le faire. Un flot de parole emporta avec elle toutes ses bonnes intentions. «Tu ne penses pas un instant que j'ai une vie? Et que je ne peux pas me couper du monde aussi facilement ? » Elle n'arrivait pas à cacher ses sentiments avec un simple sourire, et prétendre que tout ceci ne l'a touché pas. Elle était une jeune femme sensible,et ce n'était pas évident pour elle de prétendre le contraire si bien qu'elle ne le faisait plus. «Mes cours ? Ma famille ? Je dois disparaitre du monde dés que monsieur à un soucis c'est ça ? Non mais je ne suis pas un objet que tu trimballes ou tu veux dés que ça t'arrange. » Elle savait bien évidemment qu'elle ne représentait pas ceci pour Melo, mais c'était la colère qui parlait et personne d'autres. Elle se sentait si impuissante, elle ne pouvait rien faire pour changer les événements. Elle n'avait l'impression de ne pouvoir rien faire pour le protéger alors qu'il ne cessait de le faire avec elle. Il avait fait tant de sacrifices pour qu'elle soit en sécurité ou qu'elle ne manque de rien, qu'il n'était pas évident pour elle de garder la tête haute.« Tu n'as même pas pris la peine de me demander mon avis.» Protesta t-elle avec une pointe hostilité. Détourna son regard de lui, il se posa sur les alentours de la ville. Il avait apparemment tout fait pour se faire pardonner, sachant qu'elle serait folle de rage. Il l'a connaissé si bien que parfois c'était effrayant. Sentant le soleil caresser son visage, elle finit par fermer les yeux durant quelque secondes.

Leur voiture s'arrêta, puis il descendit un instant pour régler quelque soucis administratif. Juna ne prit pas la peine de descendre à son tour et de l'accompagner, elle n'aurait pas été très agréable de toute manière. Posant sa tête dans la paume de sa main,son regard était concentré sur les habitants de ce petit paradis. Ils avaient des soucis surement bien différent des leurs, et elle enviait souvent leurs petits tracas quotidien. Revenant dans la voiture,elle ne lui décrocha pas une parole ni même un sourire. «C’est comme… des sortes de « vacances » Elle aurait rêver d'avoir la tranquillité qui était toujours accompagné de ce mot "vacances" mais elle savait que ça ne serait pas le cas. Fixant son regard son regard sur le paysage qui s'offrait à elle, elle n'arrivait pas à oublier cette inquiétude qui occupait son esprit à présent. Ils finirent pas s'arrêter devant une jolie petite villa un peu éloigné des autres. Descendant dans la voiture, elle ne pouvait pas daigner qu'il avait mis les petits plats dans les grands. Il avait même pensé à lui prendre des affaires ce qu'elle remarqua quand il sorti la valise qu'il avait soigneusement rangé dans son coffre. Il l'a prit sous son bras, puis de l'autre main il ouvrit la porte de la demeure qui serait la leur pendant une semaine. Lorsqu'elle rentra, elle fut submergé par la beauté des lieux. Tout était si soigné, raffiné et élégant. Ça lui changeait des endroits modernes dans lesquels elle avait l'habitude d'évoluer. C'était tout simplement ravissant, et cela avait su apaiser les rancœurs de la jeune femme. Elle s'installa sur le canapé tout en fixant ce qu'elle pouvait apercevoir du jardin. « Et toi tu seras ou durant cette semaine ? Est-ce qu'il est possible que tu ailles là bas? » Elle était toujours énervée pourtant sa voix se montré tout même plus de douceur que durant leur conversation précédente. Pourtant elle était encore folle de rage, et elle ne voulait pas qu'il se serve de ses faiblesses envers lui pour la faire céder. Il suffisait d'un simple contact pour qu'elle ne résiste pas à l'envie de l'embrasser. Elle était attirée comme un aimant vers Melo, son corps lui était vital tout autant que son esprit.«Melo j'en peux plus de tout ça, je ne suis pas sure de pouvoir encore le supporter bien longtemps ...» finit-elle par lâcher avant de soupirer. Elle n'osait pas le regarder, elle se sentait honteuse de ne pas être assez forte. Ils n'étaient pas les seuls à vivre dans cet enfer, sauf qu'elle n'était pas aussi résistante que lui.

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MessageSujet: Re: Far from em', get close to you | Juna   Mer 22 Aoû - 18:45

C’était inévitable. Imparable. Depuis le début, il savait qu’à l’instant même où il lui expliquerait toute cette histoire, ça partirait en nouvelle prise de tête sur le même putain problème qui génère encore et toujours ces mêmes clashs entre eux. Il s’est préparé à sa réaction. Il y est habitué à vrai dire. Depuis le temps, il la connait par cœur et sait aussi à quel point elle peut dérailler complètement et se mettre à dire n’importe quoi dans le feu de ce condensé de colère et d’inquiétude mêlées qui boue en elle. Le cocktail est chaque fois explosif et s’envenime irrémédiablement avec les échanges d’arguments auquel il se refuse pourtant cette fois, prenant sur lui et s’enfonçant dans un mutisme résigné jusqu’à ce que ses paroles ne finissent par le piqué à vif. Et avant qu’elle ne commence à se sentir comme une prisonnière de guantanamo, il doit tout de suite arrêter son délire. « Quoi ?! Non, non, attends une minute… J’ai jamais… JAMAIS dit que tu devais te couper du monde ! Tu peux aller en cours, voir ta famille ou même faire du shopping sur rodéo drive si ça te fait plaisir. Tout ce que je veux, c’est que tu t’approches pas de Compton. » la reprend-t-il sur un ton aussi radical que cette espèce d’accusation de la prendre en otage. Il n’a jamais pris sa vie en otage et ne le fera jamais, elle le sait très bien. Pas sans une vraie menace directe en tout cas. Là encore, il aurait très bien pu entrer dans la facilité et tout simplement refuser catégoriquement qu’ils se voient pendant une semaine, le temps que les choses s’arrangent. Mais il suffit de voir comment rien qu’une journée loin de lui la rend déjà dingue et fait fumer la messagerie de son portable pour imaginer ce que serait une semaine… Cette maison louée loin du quartier et de ses dangers imminents est une solution. Une solution qu’il a trouvée pour elle et pour eux.

S’il ne lui en a pas parlé avant et ne lui a pas demandé son avis, c’est tout simplement parce qu’il n’en a pas eu le temps. Tout est allé très vite, et sa sécurité n’attendait certainement pas un accord épilogue de leurs débats. Partis comme ça, il y aurait sans doute la paix au Proche-Orient avant que cela ne puisse arriver entre eux. Le froncement de sourcils qui durcit ses traits d’agacement ne désemplit plus. Les rotations de sa nuque qui détournent successivement son regard sur la route puis sur elle se multiplient. « Je te demande juste de me faire confiance bordel, pourquoi c’est si dur ? » Parce que c’est bien ça le vrai problème. Le sien en tout cas. Plus que sa vie de dealer, les risques d’incarcération ou de mort qu’il court dans ce jeu impitoyable. La tension électrique dont ils ont chargés l’intérieur de la bagnole finit par retomber doucement – ou en tout cas à se mettre en veille alors qu’il passe l’immense portail de la résidence et entre dans le grand jardin au bout duquel ils peuvent déjà apercevoir l’entrée de la villa et ses faux-airs de petite maison blanche avec les grands pilonnes qui se dressent devant la porte. Drôle de prison… « On y est… » glisse-t-il au moment d’arrêter la Navigator et de couper le contact. Sans illusion, sans espoir que ce grand décor puisse ne serait-ce que l’aider à l’apaiser à défaut de vraiment inverser la vapeur, il descend du 4x4, claque la portière et en fait le tour pour aller ouvrir le coffre et récupérer la valise d’affaires qu’il lui a préparé dans la précipitation. La seule chose qu’il ait vraiment eu le temps de préparer avant de l’emmener ici. Le temps de la rejoindre et d’envelopper son bras par-dessus ses épaules, imbriquant sa main perchée à côté de son visage à la sienne et entremêlant leurs doigts les uns aux autres, il marche à ses côtés jusqu’à la porte d’entrée et l’ouvre en deux tours de serrure avec les clefs que lui a confié l’agent immobilier.

C’est à elle qu’il laisse le soin d’entrer la première et découvrir les lieux alors qu’il referme la porte derrière eux puis la rejoint enfin dans la grande pièce centrale qui fait office de salle de séjour. Cette pièce à elle-seule doit être deux fois plus grande que leur appartement. Juna semble déjà avoir adopté le canapé en cuir et le petit sourire amusé – sans être déjà triomphant – qui vient de renaître sur ses lèvres s’estompe face la question qu’elle lui pose. « Il faut que je sois là-bas, tu le sais… C’est mon quartier… Notre quartier. Je dois le protéger tout comme je te protège bébé. » souffle-t-il en posant la valise. Il s’avance et s’approche lentement d’elle, s’accroupit une fois à son niveau et prend alors ses mains dans les siennes. Un geste pour sceller la paix entre eux... Il va avoir assez de la guerre dans les rues, il n’en veut pas ici. Un geste qui se veut rassurant, réconfortant et lui fait lâcher ses craintes, ses doutes. « Ecoute… Hey... Il va rien m’arriver, OK ? Je te le promets. Y en a pas pour longtemps… Mais il faut que tu comprennes que je pourrais pas régler ce problème correctement si j’ai pas l’esprit tranquille et si je ne te sais pas en sécurité ici… Tu comprends ça ? » murmure-t-il en haussant les sourcils, la tête à peine penchée sur le côté pour mieux caresser ses yeux des siens. S’il s’inquiète pour elle, il risque de faire une erreur, d’être distrait… Et être distrait dans ce jeu, c’est se faire descendre. Il a besoin d’être totalement concentré sur cette menace sans avoir à se demander si elle risque quelque chose. Le pouce de sa main caresse tendrement la sienne avant de la porter jusqu’à ses lèvres pour y déposer un long et doux baiser sur le dessus. Lorsque ses paupières closes l’instant de ce geste se rouvrent et que son visage ne se redresse vers le sien, un sourire complice s’est réinstallé dessus.

« Ce soir, cette nuit, je suis là avec toi… Et je serais là tous les soirs, toutes les nuits avec toi cette semaine, ça changera rien… » reprend-t-il dans un même murmure rauque. Ses yeux se lèvent et parcourent l’immensité de l’espace luxueux qui les entoure. « Ou presque… » Le sourire qui persiste sur ses lèvres devient plus franc, amusé par ce contraste qui tranche bel et bien avec leur modeste appartement de Compton. Il a pourtant les moyens pour leur offrir mieux. Plus grand, plus confortable. Mais c’est pour lui une question de racines. Il ne s’imagine pas « bosser » tous les jours dans ces rues qui l’ont vus grandir sans y habiter, sans en respirer, en transpirer l’odeur et rentrer le soir loin de cet univers. Il ne serait pas crédible aux yeux de ses gars, il ne serait surtout pas honnête avec ce qu’il est. Il n’habite pas à Compton. Compton l’habite. « Allez viens... Je te fais visiter. » lui glisse-t-il avec un enthousiasme à peine dissimulée par ses lèvres mordues entre elles après ses mots. Il se relève de toute sa hauteur en l’attirant par la main à le suivre pour une petite visite guidée des lieux. La cuisine est à son niveau au moins aussi impressionnante que le salon, de mêmes que les pièces annexes du rez-de-chaussée dont un bureau où elle pourra travailler ses cours dans de parfaites conditions. Main dans la main, ils marchent vers l’escalier qui mène à l’étage lorsque la vue d’une large baie vitrée donnant sur l’arrière de la résidence les arrête au passage. Passé derrière elle, le volume de son torse vient effleurer la courbe de son dos puis l'épouse enfin complètement alors que ses deux mains se posent sur chacune de ses épaules et noue une douce étreinte le long de son échine. Son visage se hisse à côté du sien de la bonne tête de plus qu’il lui rend en taille et se perche par-dessus son épaule pour mieux regarder ensemble cet immense jardin au milieu duquel se trouve une piscine qui les appelle déjà à en profiter.

« Je t’avais dis que je t’offrirais un royaume… » murmure-t-il doucement près de son oreille alors que ses mains quittent le sommet de ses bras et finissent par se glisser définitivement devant elle, venant s’apposer l’une par-dessus l’autre sur son ventre pour mieux envelopper ses omoplates autour des larges épaules de sa stature et l’appuyer contre le volume des muscles de son torse. Son visage se penche pour venir éparpiller de petits baisers le long de son cou, sa nuque, et attire finalement le sien à se tourner à peine sur le côté pour enfin trouver ses lèvres et sceller le tout dans un languide échange renversé. Rompu par les perspectives de lui faire découvrir le reste des lieux au niveau supérieur, il désenlace ses bras autour d’elle et reprend sa main pour monter jusqu’à une première chambre voisine d’une première salle de bain avec spa. « Ca fait beaucoup de pièces à apprivoiser en une semaine… » remarque-t-il dans le couloir après cette salle en se mordant les lèvres pour appuyer sa fine allusion visant à baiser dans chacune de celles-ci d’ici la fin de leur « séjour ». Pas sûr qu’ils aient toutefois besoin de la semaine pour toutes les faire… Le petit tour du propriétaire se conclut par une dernière chambre qu’il a volontairement gardée pour la fin, plus grande, plus lumineuse et plus confortable que les autres. « Celle là, c’est la notre princesse… » ponctue-t-il en lâchant sa main pour écarter les bras en avançant à l’intérieur comme pour mieux lui présenter.


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MessageSujet: Re: Far from em', get close to you | Juna   Jeu 23 Aoû - 13:06

« Je te demande juste de me faire confiance bordel, pourquoi c’est si dur ? » Elle était telle une enfant à qui l'on interdisait de ne pas s'aventurer tard le soir dans les ruelles sombres et qui ne valait mieux pas faire confiance à un inconnu. Tiraillée entre son envie d'exprimer son dépit et celui de se faire plus compréhensive envers l'élu de son cœur, elle décida de dissimuler toute son amertume et de se faire plus lucide à son égard. Le doux vent chaud venait s'engouffrer dans la voiture, alors que le regard de la belle semblait s'être porté bien ailleurs. Elle aspirait à une vie bien différente que celle à laquelle il était confrontée chaque jours et plus le temps passé, plus ce rêve se faisait insistant la hantant à chaque instant de doute. Il ne fallait pas croire qu'elle était perdue avec Melo, cela faisait bien longtemps qu'elle était certaine qu'il était l'homme de sa vie et elle n'avait jamais eu un instant d'hésitation à ce sujet depuis bien longtemps. Cependant elle doutait d'elle, de sa capacité à endurer son mode de vie si éloigné de celui auquel elle était habituée. Voir cette misère être le gagne pain quotidien de Carmelo avait tendance à la désoler. L'adversité à laquelle ils étaient confrontés chaque jours devenait bien trop pesante au gout de la jeune femme. Elle avait l'impression de ne pas être à sa place, de n'être qu'une spectatrice dans cette pièce de théâtre sans fin. Enfermée dans un rôle qui avait fini par la posséder, oubliant alors toutes les promesses qu'elle s'était faite à elle même. Elle avait l'impression d'avoir perdue une partie d'elle plus les jours s'écoulés... Cette vie là n'avait de la valeur qu'avec la présence de Melo. Il était la seule personne pour qui elle avait accepté de faire tant de sacrifices, laissant l'avenir que ses parents avaient construit pour elle pour rejoindre le royaume lequel il luttait chaque jours. Elle avait pesé le pour et le contre de nombreuses fois dans son esprit, mais un seul regard de ce dernier suffisait à ce qu'elle soit rassurée par le choix qu'elle avait fait. Malgré la sédition dont son père avait preuve, elle avait tenue sur ses positions ne faiblissant à aucuns moments. Ce qu'elle avait avec Melo était si puissant et intense, qu'elle se devait de se battre pour eux. Et elle avait fait, en dépit de la rancœur de sa famille ou encore bien même de l'emportement dont ses amis avaient fait preuves. Ils la regardaient tous avec une pointe d’incompréhension, mais seule savait ce qui se cachait dans son cœur et elle était la seule à savoir que tout les sacrifices qu'elle allait devoir encore faire en valait la peine. La belle brune avait l'espoir qu'un jour cette vie appartiendrait au passé, leur laissant le plaisir de découvrir un avenir bien plus paisible. « On y est… »

« Il faut que je sois là-bas, tu le sais… C’est mon quartier… Notre quartier. Je dois le protéger tout comme je te protège bébé. » Elle entendait ses paroles résonnaient dans la vaste pièce dans laquelle ils se trouvaient mais elle ne pouvait lui décrocher un regard.Il se voulait rassurant, mais la jeune femme ne pourrait jamais s'y faire. Il était comme un soldat qu'on envoyait sur le terrain, le risque qu'il revienne vivant se réduisait au fur à mesure que les guerres de gangs s’intensifier . Ce n'était pas la première fois qu'il avait du l'éloigner de ses conflits, et il était évident que ça ne serait pas la dernière fois non plus. Carmelo avait évolué dans ce monde depuis toujours qu'elle avait la crainte qu'il ne puisse jamais le quitter. Il prétextait souvent que c'était pour leur construire un avenir meilleure, mais elle redoutait au fond il n'ose lui avouer qu'il était incapable abandonner ce monde qu'il avait toujours connu. Il était attaché à ses racines, à la famille qu'il s'était construit jour après jours et aux habitudes qui faisaient partis de son quotidien. Quitter tout ceci n'était pas envisageable pour lui à cet instant de sa vie, mais arrivait-il un jour ou il pourrait dire adieu à ce monde qui faisait parti de lui ? Juna redoutait qu'il n'est jamais le courage de le faire, et qu'un jour elle lui demande de choisir entre son quartier et elle. Néanmoins il était trop tôt pour y penser selon elle, c'était aussi une manière pour la belle brune de fuir cette réalité qui semblait de plus en plus présente dans son esprit. « Écoute… Hey... Il va rien m’arriver, OK ? Je te le promets. Y en a pas pour longtemps… Mais il faut que tu comprennes que je pourrais pas régler ce problème correctement si j’ai pas l’esprit tranquille et si je ne te sais pas en sécurité ici… Tu comprends ça ? » Durant une fraction de seconde elle croisa son regard, mais l'appréhension de cette semaine avenir était plus forte que tout. Ses yeux se concentrant sur le sol qui semblait être devenu tout à coup assez passionnant pour qu'elle s'y intéresse. Il aurait bien évidemment souhaité qu'elle soit moins angoissé à cette annonce mais ce ne fut visiblement pas le cas. Sentant ses lèvres de poser sur sa main, elle concentra de nouveau son attention sur lui le temps de croiser le sourire qu'il avait aux lèvres. « Tu ne peux pas me le promettre et tu le sais bien. »

« Ce soir, cette nuit, je suis là avec toi… Et je serais là tous les soirs, toutes les nuits avec toi cette semaine, ça changera rien… Ou presque… » Il avait une petite pointe de malice dans sa voix. Il essayait tant bien que mal de lui faire oublier les événements qui chamboulé désormais leurs vies. La belle brune était une jeune femme assez capricieuse, elle pouvait parfois s’obstiner à rester sur ses positions. Cependant elle ne pouvait pas résister très longtemps à son homme. Il était son point faible et cela avait tendance à la rendre folle de rage de voir à quel point elle pouvait céder vite lorsqu'il s'agissait de lui. « Allez viens... Je te fais visiter. » Elle le suivit,gardant toujours sa main dans la sienne. Elle se voulait toujours en colère tentant de dissimuler l'émerveillement que cet endroit pouvait lui procurer. Elle ne voulait pas lui montrer si promptement un joli sourire, cela aurait été bien trop facile. Il était bien vrai que cette demeure était splendide, répondant à tout les critères de la haute société. Équipement dernier cris, décoration raffinée, grands espaces lumineux. C'était tout simplement magnifique, cela étant malgré tout ce que pouvait penser Melo elle appréciait l'endroit dans lequel il vivait. Il était certes bien plus petit que cet endroit, mais c'était leur appartement. Elle aimait tout les petits défauts de cet endroit et elle avait appris à l'apprécier car c'était l'endroit ou elle pouvait retrouver l'homme qu'elle aimait. Ils continuèrent d'explorer cette villa, qui semblait encore plus grande qu'a vu d’œil. Elle se rendait compte qu'il était près à faire n'importe quoi pour la rassurer, et elle réalisait la chance qu'elle avait d'avoir un homme qui tenait à ce point à elle. Peu de personnes auraient été capables de lui offrir le quart de ce que Melo avait fait pour elle, Juna s'en rendait bien compte.« Je t’avais dis que je t’offrirais un royaume… » Elle sentait son corps contre le sien,ses lèvres descendant dans son cou en même temps qu'il resserra son étreinte. Elle ferma un instant les yeux,appréciant ce moment qui leur était tout deux destinés. A cet instant ils étaient loin de tout,enfermé dans une bulle ou ils étaient à l’abri des regards. Elle aurait voulue que de tels moments durent plus longtemps qu'une simple fraction de seconde qui se perdait dans le temps. Savourant une nouvelle fois la douceur de ses lèvres durant un bref moment, elle plongea son regard dans le sien avant de lui susurrer quelque mots à l'oreille. « Tu sais très bien que la chose que je veux c'est passer le restant de mes jours à tes côtés. Je n'ai pas besoin de plus que ça. » Elle ne voulait pas un instant qu'elle pense qu'il pense qu'elle exigeait de lui une telle vie. Elle se voulait malgré tout beaucoup plus simple que la plupart des personnes ne le pensaient. Elle aurait apprécié une maison plus modeste ou ils auraient pu débuter une vie plus simple. Elle n'avait pas besoin de diamants, seul l'homme qu'elle aimait lui suffisait. Il ne se rendait parfois pas compte qu'elle était chanceuse de l'avoir, ne comprenant surement pas pourquoi Juna avait fini par succomber à l'idée de former un « nous » avec lui. « Ça fait beaucoup de pièces à apprivoiser en une semaine… » Un petit sourire s'afficha sur le visage la belle brune lorsqu'elle entendit la douce allusion pas très subtile néanmoins de ce dernier. Leur relation avait toujours été très physique et c'était tout naturellement qu'ils cédaient à leurs envies de gouter au corps de l’autre jours après jours. Elle éprouvait toujours le même plaisir de succomber à ses envies les plus animales, appréciaient chaque parties du corps de son bien aimé. Elle n'avait jamais connue de sensations aussi intenses avec qui que soit d'autres, les sentiments à son égard faisant bien évidemment toute la différence. « Celle là, c’est la notre princesse… » Ils arrivèrent face à la dernière chambre du couloir qu'ils avaient empruntés. Il finit par ouvrir la porte, laissant la jeune femme découvrir une immense chambre qui allait être la leur durant ce séjour. Marchant dans la pièce ou elle se trouvait,Juna finit par se tourner face à son petit ami.« Et si on commençait par celle ci ? » Proposa la jeune femme en faisant référence aux paroles prononcés plutôt par ce dernier. Tout en s'approchant de lui, elle en profita pour déboutonner son chemisier couleur beige laissant entrevoir son bustier de couleur rose pale. Posant ses mains sur torse, elle vint alors chercher le contact de ses lèvres une nouvelle fois afin de rapprocher de lui. Elle se voulait douce dans ses gestes, comme une manière de s'excuser de parfois lui mener la vie aussi dure. Se détachant de ses lèvres, celle ci vinrent effleurer son cou, déposant un à un de petits baisers par ci et par là. Puis elle vint lui murmurer quelque mots à l'oreille.« Mais je te fais toujours la tête tu le sais ?» Elle plongea son regard dans le sien, lui envoyant un sourire taquin. Ses mains descendirent quand à elle le long de son dos avant de se glisser en dessous de son tee shirt afin de le retirer, laissant place à son torse parfaitement musclé et dessiné. Alors que son chemisier tomba lui aussi pour rejoindre son haut, ses caresses se firent plus passionnées que les précédentes. Son désir fut plus ardent,dévorer par son envie de lui. Approchant une nouvelle fois ses lèvres vers les siennes,elle l'embrassa de façon fougueuse l'attirant vers le lit qui était non loin d'eux. Ils finirent tout deux par tomber dessus,laissant le jeune homme avoir le dessus sur elle. Enroulant ses jambes autour de lui, elle était avide de céder à ses envies. La jeune femme était très passionnée lorsqu'il s'agissait de Carmelo et elle avait souvent du mal à se retenir lorsqu'il se trouvait près d'elle tant elle était animé par désir dévorant.
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Carmelo Lucas

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MessageSujet: Re: Far from em', get close to you | Juna   Ven 24 Aoû - 21:52

Dans ses rêves de futur, il les voit là. Là, où dans quelque chose qui y ressemble. Mais la réalité de la rue l’empêche irrémédiablement de courir après eux. Depuis son enfance, il n’a vraiment réussit à sentir à sa place qu’à deux endroits : Sur un bitume souillé par des capsules de crack écrasées et ensuite auprès d’elle, de cette femme pour laquelle il a le sentiment de devoir toujours chercher le meilleur. Un meilleur il est vrai bien plus près d’ici que de Franklyn Street. Douloureuse ambivalence entre ses choix et ses possibilités, ses instincts et ses besoins. Il ne voit rien qui puisse résoudre le problème. Ni aujourd’hui, ni même dans une semaine lorsque toute cette histoire sera derrière eux. Se disputer ne sert à rien. Il fait de son mieux pour veiller sur elle, et elle pour supporter ce genre d’aventure et digérer les dangers qui l’accompagnent. Aujourd’hui, ce soir, ils se retrouvent là tous les deux, avec pas mal de choses à régler, pas mal de sentiments dont ils doivent se décharger. Et ni lui ni elle ne sont en mesure de changer ça. Ensemble par contre, ils ont le pouvoir de tout transformer. L’arrivée dans cette chambre qui les abritera pendant ces quelques jours et ponctue leur petite visite lance le début d’hostilités d’une toute autre nature, faisant naitre un fin sourire au creux de ses lèvres à sa proposition… Croiser son regard lorsqu’il exprime ce voile aguicheur et suggestif, la regarder déboutonner son chemisier pour ouvrir son décolleté suffit à mettre tous ces sens en état d’alerte et à pousser ses pulsions à un degré d’ébullition irrattrapable. Get it on. Ses mains se posent sur chacune de ses hanches et l’accueillent contre son torse pour saisir ses lèvres des siennes avec une appétence, une urgence plus prononcée au fil de leurs échanges, témoin que l’atmosphère chargée en électricité entre leurs corps en appel, en recherche l’un de l’autre, comme aimantés, a radicalement changée. S’abreuver de ce besoin, faire parler la poudre qui brûle en eux est devenu aussi impérial à défouler toutes ces ardeurs à bon escient qu’à calmer les tensions qu’elles ont provoquées.

Mais pas tout de suite. Pas avant d’avoir expier tout ce condensé d’animosité dans les vagues tempétueuses d’une mer de plaisir et de sueur. Elle lui assure toujours faire la tête dans un sourire qui la trahi et ne fait qu’ajouter à cette quête contre la montre, contre la mort qui le menace chaque jour, une intensité montante au fil des secondes. Ses mains quittent sa taille l’espace d’un instant et se lèvent pour l’aider à lui faire passer son t-shirt avant de tirer le bipeur de sa ceinture pour le laisser tomber avec au sol. Le métal du 45 qu’il coince dans son dos fait plus de bruit dans sa chute lorsqu’il le suit dans la foulée et ricoche sourdement par terre. « Parfait, ne change rien surtout… » lui soufflent ses lèvres contre les siennes avant de revenir s’écraser dessus pour leur mener un bal plus endiablé encore, envenimé par sa langue lorsqu’elle force leur barrage pour chercher la sienne et la caresse avec une ferveur consumée. Le baiser s’emporte, plus languide, plus salace que jamais alors qu’il tire son chemiser, l’arrache presque une fois ses épaules passées pour le faire voler avec le reste du bazar ambiant qui commence à joncher la moquette autour de leurs pieds. Leurs corps collés l’un à l’autre s’échappent vers le lit. Ses mains passées derrière elle appuient sur ses reins, forcent sa cambrure puis descendent sur ses fesses pour l’envahir de caresses plus pressantes sur le tissu de jean qu’elles commencent à froisser âprement avant de revenir se frayer un chemin entre eux et se mettre défaire une à une les pressions de son short dans l’étroit corridor qui séparent leurs bassins. L’anarchie a déjà pris possession de tous leurs gestes, tous leurs pas lorsqu’il avance et la fait reculer jusqu’au lit pour se laisser chuter dessus. Sa stature se dresse au dessus de la sienne, étendue, offerte à ses penchants très vite dirigés dans le creux de son cou parsemés de chauds baisers qui dérivent irrésistiblement le long de sa poitrine gonflée de désir. Le galbe bombé de ses seins enveloppés par cette dentelle rose devient la cible numéro une de ses lèvres qui glissent, embrassent et embrasent tour à tour chaque parcelle de peau de ses sommets de chaire.

Il a faim. Faim d’elle, faim de son corps… Ses mains en appui sur le matelas autour de son visage poussent sur les bras tendus qui incarcèrent sa silhouette allongée sous la sienne et l’aident à se redresser à la verticale avant de s’harnacher sur sa taille pour tirer son short à lui. Son bassin décolle du matelas pour lui faire passer ses fesses dans la puissance sèche de son geste, traduisant l’empressement de ses pulsions à se satisfaire du fruit de ses convoitises dépravées. Le bout de jean finit de passer ses longues jambes avant de finir sa course avec le reste de leurs affaires au sol. Un regard, plus lancinant, plus incisif encore que les précédents se fond dans le sien avant que ses genoux ne glissent sur les draps et s’éloignent du centre de ce lit où leur désir grimpe graduellement. Il rampe tel un reptile, coule le long de son corps tel un fauve rôdant sur la proie de sa faim et finit par s’allonger une fois son visage glissé entre ses cuisses, à portée de cette serrure intime que sa bouche n’attend plus une seconde avant de commencer à travailler. Ses avant-bras s’enroulent autour de ses cuisses repliées, s’y resserrent comme des lianes pour mieux anticiper les remous de son bassin réactifs aux ravages qu’il commence faire sévir sur cet épicentre à sensations. Il embrasse, aspire ses lèvres intimes avec peu à peu plus d’avidité alors que sa langue se mêle au balais pour déferler en tsunamis de luxure sur leur sommet. Elle s’active, frétille inlassablement sur son bouton érogène, point névralgique d’une exaltation qui tend toujours plus vers la démence à mesure qu’elle s’affaire et s’agite sur cette cible extasiante. L’étreinte de ses mains enveloppées autour de ses cuisses se raffermit sensiblement et laisse le visage qu’elles enferment vibrer avec plus de frénésie avant de les libérer pour fuir vers sa poitrine et remonter ensemble lascivement sur son corps. Les caresses qui en découlent s’écrasent sur ses seins et se joignent à celles de sa langue agitée, insatiable des produits de la délicieuse tâche invasive à laquelle il s’applique. Il la sait, il la sent monter en température. Tout son corps, tout son être bouillir sous l’agilité de ces vagues orales qui bousculent tous ces sens depuis son siège.

Sa sensationnelle torture ne prend fin que lorsque ses souffles, ses gémissements, ses mots et ses griffures lui disent directement ou non l’avoir suffisamment mise à mal et réclament la trique développée de puissance que ces expressions sont parvenus à nourrir. Il se redresse, se débarrasse des derniers vêtements inférieurs qui enferment toute sa virilité épaisse d’un désir endurcit à ses affres et remonte surplomber son torse au dessus des mouvements respiratoires accélérés que sa poitrine fait sans cesse haleter. Ses bras tendus autour de son corps se plient pour pencher ses lèvres sur les siennes, sauvages et indomptables dans le baiser qu’elles lui échangent, capturant malgré elles l’une des siennes entre ses dents avant de s’en défaire péniblement. L’un de ses appuis rompt finalement et vient se faufiler sous l’une des cuisses remontées contre ses hanches pour la surélever un peu plus et mieux l’écarter, offrant un espace infini au guide de son membre que conduit sa main jusqu’à ces portes chaudes dont il perce progressivement les fluides de toute son ampleur. Une expiration brute s’échappe de ses lèvres au moment où il sent enfin la posséder complètement. Son bassin amorce un premier recul encadré par ses cuisses et revient lentement fondre entre elles, creusant ses muscles fessiers lorsqu’il heurte sa progression au barrage du sien et s’y écrase. Puis un autre… Et encore un autre… Ses premier mouvements se veulent inquisiteurs, s’appliquent à chercher la profondeur, l’efficacité dans les réguliers forages qui fleurissent en son antre comme pour mieux apprivoiser son hôte. La torpeur de sa mécanique gagne peu à peu en fréquence, l’animation de son bassin répète ses terribles cycles qui la perfuse en continu d’un effort mieux dosé, plus cadencé… Toutes ses perceptions en effervescence commencent peu à peu à exalter la machine de ses vissées en elle. Ses mouvements se débrident, son régime s’emballe avec les souffles de sa respiration expulsés plus cruellement dans le creux de son cou, ne lui laissant que seule vue sur les bosses de ses muscles dorsaux contractés par sa position penchée et la sensation de ses ongles qui s'y plantent et s'y accrochent comme elle peut autour de sa nuque. Les coups de reins fusent et s’enchaînent dans son entrecuisse, dynamités par le plaisir qui pousse chaque salve en elle, entraînés par ses passages en reprises venant plafonner les abysses de sa galerie et créer plus de sensations, plus d’expirations et de transpiration conjugués par ce corps-à-corps enlevé.

La poussée de son bras sur l’une de ses mains enfoncée dans le matelas l’aide à redresser son buste un peu plus au dessus du sien sans couper l’élan de ses mouvements qui lui filtrent sans relâche sa trique, encore et encore… Il la prend en équerre, l’emboite et la déboite encore mieux de coups de reins plus secs et plus puissants. Plus ravageur pour son antre, soumise aux turbulentes secousses qui irradient dans tout son corps, bousculée sans cesse par ses assauts virils, sa poitrine bringuebalée de haut en bas par les impulsions qu’il fait sans relâche remonter en elle. Ses yeux perchés au dessus des siens souffrent d'une fièvre traduite par les premières traces de sueurs qui commencent à luire sur son torse. Il glisse un avant-bras sous sa cuisse, la relève jusqu’à son épaule pour la déposer en appui sur son mollet près de son visage et donner plus d’espace à la frénésie de ses décharges. Des spasmes de plaisir envahissent sa ceinture abdominale et creusent ses muscles en dunes sous la véhémence de leurs collisions répétées avec son bas-ventre. Il ne lui laisse aucun répit, aucune pause, aucun temps-mort. Le train d’enfer qu’il lui mène s’acharne et se déchaîne avec toute la mesure commune à leurs rapports pour la rendre complètement perdue, totalement ivre du moindre de ses coups de reins la transperçant de plein fouet en son fort féminin, la transportant de liesse et de jouissance. Sa main vient caresser sa poitrine et s’écrase sur l’un de ses seins pour ajouter plus de bouleversement à la déflagration de sens qu’il condense dans son entrecuisse. Il tire sur le tissu rose de son sous-vêtement pour en faire ressortir tout le galbe par dessus et mieux en appréhender le mamelon durci de plaisir entre ses doigts avant de les laisser filer jusqu’à son cou, sa mâchoire puis ses lèvres enfin et les lui fait suçoter avec gourmandise pour noyer ses gémissements, ses cris et faire foisonner cette débauche primaire.



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Juna Y. Ming

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MessageSujet: Re: Far from em', get close to you | Juna   Mer 5 Sep - 0:00

Les sentiments ne s'expliquent pas,mais il maintenait en vie le désir duquel il en est née. Un simple regard, le moindre geste pouvait faire basculer la tranquillité dans laquelle ils se trouvaient. La moindre étincelle? La jeune femme s'y accrochée sans jamais la laisser s'échapper. Un désir incessamment était très difficile à retenir, ses lèvre sur son corps elle ne demandait que ça. Cette faiblesse lorsqu'elle se retrouvait face à cet homme si parfait à ses yeux et à la fois si imparfait, elle l'assumait avec un grand sourire. Combien pouvait se vanter de vivre une telle passion ? Si puissante, si dévastatrice et si nécessaire. La belle brune en avait besoin dans son quotidien désormais, et elle ne pouvait pas passer une simple journée sans avoir vu l'homme qui occupées toutes ses pensées. Il lui était devenu si nécessaire, que cela lui en donnait quelque frissons. Elle prenait parfois peur quand elle réalisait l'importance que Melo avait dans sa vie. Mais c'était un risque qu'elle prenait les yeux fermés. Elle ne voulait pas un seul instant le quitter. Dire au revoir à l'homme de sa vie ? Elle ne ferait pas même pour tout l'or du monde. Bon nombre était les personnes qui avaient tentés de les séparer, leur relation semblait si fragile. Il aurait suffit d'une simple étincelle pour la réduire à néant. Leur entourage l'avait bien compris et ils se servaient donc de cela afin d'arriver à leurs fins. Finalement ce ne fut qu'une perte de temps pour eux tous, Juna éloigna un à un les personnes qui voulaient détruire ce qu'elle voulait construire avec Melo. Elle avait perdue tellement de personnes ses dernières années, mais elle ne doutait jamais qu'il en valait la peine. L'amour ne se comprenait pas, il se vivait tout simplement.

Une passion si dévorante ça ne s'expliquait pas. Une simple caresse de sa part réveillait en elle les plus sombres envies. Elle pouvait se montrer tantôt douce puis tout à coup devenir très sauvage, se laissant aller à quelque griffures sur son dos,torse, tout ce qui était à sa porté. Petite,frêle et si fragile ... Elle ne faisait pas le poids devant un tel homme. Il pouvait la soulever d'un seul bras, la porter là ou il le souhaitait. La jeune femme se laissait souvent guider, même si parfois elle appréciait de diriger le jeu. Le laissant presque arraché ce qui lui reste de tissu sur son corps, elle n'a aucun regrets à leur dire adieu suite à cet acte sauvage. Ses lèvres ne quittant pas les siennes, jouant encore une fois avec sa langue. Éveillant ses sens, et amplifiant ce feu ardent qui brûle en elle. La belle brune caressa son visage d'un geste doux, elle voulait captiver son regard ainsi que graver cet instant dans sa mémoire. Elle voulait profiter de chaque instant passer avec lui, et elle avait cette douloureuse sensation qu'il serait moins nombreux par la suite. Melo pouvait essayer de la rassurer maintes fois, la jeune femme ne pouvait pas oublier tout ses craintes. Fermant les yeux durant l'espace d'une seconde, elle préféra profiter de ce moment passer avec lui. Cherchant le rapprochement sans cesse vers son amant, elle était comme attirer contre lui. Ses mains ne pouvaient pas quitter son corps, caressant son dos puis s'attardant sur son ses jolies formes musclés. Le corps de Melo était parfaitement dessiné, et il ne suffisait que d'un regard pour s'en rendre compte. Juna était très gourmande, et ne se laissait jamais d'y gouter une nouvelle fois.

Elle était presque en tenue d’Ève désormais, plus vulnérable que jamais.Alors qu'un rayon de soleil venait caresser son corps,elle sentit alors Melo venir titiller son point sensible.S'agrippant à ses draps, elle essayait de contenir l’excitation qui se dégageait malgré elle. L'effleurant durant un instant , il mettait fin à sa torture à cèdent à son envie d'y risquer. Il l'a connaissé par cœur et il ne lui fallait pas longtemps pour totalement déstabiliser la jeune femme. Cependant elle se voulait forte, elle voulait tenir bon malgré son acharnement. Il savait y faire , bien évidemment. La tension montait en elle tout autant que ses ongles s’enfonçait dans le matelas. S'efforçant de garder le contrôler de son corps, qui vibrait sous ses moindres attentions. Juna finit par céder, lâchant un cris de plaisir. Déposant les armes, elle était plus désireuse que jamais de passer aux choses sérieuses . Il n'avait fait attiser l'envie de la belle asiatique, qui ne voulait qu'une chose désormais ...LUI. Se remettant rapidement ses émotions, son regard s'attarda sur ce bel homme qui se trouvait en face d'elle. Il était plus beau que jamais, si sur de lui ,si sérieux. Étant désormais à armes égales, il vint lui déposer un baisé plus fougueux que jamais lançant le départ pour la partie que la jeune femme attendait. Sentant leurs corps ne faisant plus qu'un, Juna ne mit pas longtemps à passer ses mains autour d'un Mélo. Griffant le dos de celui ci par moment lorsqu'elle ne pouvait plus retenir ses désirs les plus ardents. Le rythme changeant en fonction de ses coups de hanches, parfois très rapide et brut puis par moment se faisant plus douce. Il était aussi brutal que tendre. Les pulsions et les envies se mêlaient pour n'en faire plus qu'une, laissant la jeune femme avec ses démons. Il était si désirable que parfait, qu'il était bien difficile pour Juna d'ignorer son envie de faire durer le plaisir et cet instant. Ils étaient ensemble, et ce moment était le leur. Personne ne pourrait leur arracher de tels instants partager ensemble. Luttant durant ce corps à corps passionnée, la jeune femme semblait être à bout de force mais rien n'était aussi agréable que de lâcher prise. Se laissant aller à quelque hurlant de plaisir, les voisins étaient bien trop loin pour les entendre. Elle se laissait totalement guider à cet instant, bien trop occupée à contenir son désir. Il prit appuie sur sa cuisse, afin d'augmenter le plaisir tout en même temps que la difficulté. Laissant leurs énergies les quitter, aucuns d'eux ne voulaient pourtant interrompre à ce moment. S’acharnant sur le dernier morceau de tissu qui recouvrait son corps, elle se demandait comme cela se faisait-il qu'il n'avait pas rejoint les autres avant. Il finit par s'y attarder, faisant frissonner la jeune femme. Quelque coups de reins vinrent clôturer cette lutte acharnée. Croisant le regard de son bien aimé la jeune femme s'approcha du corps de Melo afin de l'embrasser une fois encore. Capturant ses lèvres durant une fraction de secondes, elle ne pouvait pas se sentir mieux que dans les bras de l'homme qu'elle aimait.

La belle asiatique n'en avait cependant pas fini avec le bel homme qui se trouvait dans ses draps. Elle se redressa,se positionnant sur lui telle une cavalière. Elle croisa son regard coquin ce qui l'a fit automatiquement sourire. Elle ne résista pas à l'envie de venir gouter une nouvelle fois à ses lèvres. Elles lui étaient vitales, c'était inexplicable. Elle ne résistait pas au plaisir de titiller sa langue avant de les quitter. Ses mains caressaient l'objet qu'elle comptait désormais gouter. Faisant monter la température plus ses gestes s’accéléraient et devenaient plus insistants. Descendant plus dangereusement que jamais vers le bas, elle finit par arriver à destination. Effleurant avec ses lèvres son membre, elle finit par l'amener à ses lèvres. Léchant le bout avant de le titiller, elle le fit petit à petit rentrer avant de maintenir sa virilité entre ses douces lèvres roses tout en s'aidant ses mains.Accentuant ses gestes, ils furent très vite brusque. Faisant valser son corps au rythme de sa bouche. Elle appréciait lui faire plaisir, et ne reculait jamais à le faire. Caressant puis malaxant ses bijoux si précieux, la belle brune ne voulait rien y laisser passer. Elle savait avec le temps ou il fallait insister afin de le conduire là ou elle le voulait.
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Far from em', get close to you | Juna

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